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 All in the name of Rock 'n Roll ★ For sex & sex I'd sell my soul

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Autumn Wolf
Cherry ★ wild rose & red wine

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MessageSujet: All in the name of Rock 'n Roll ★ For sex & sex I'd sell my soul   Mer 22 Juin - 15:05

IN HER EYES YOU’RE THE NIGHT’S DESIRE
YOU’RE THE ONE ON HER LIPS


Mötley Crüe. Ce groupe avait une place particulière dans mon cœur. C’était en écoutant un de leurs albums que j’avais découvert le rock à l’adolescence. Mötley m’avait ouvert les portes de son univers de débauche, de rébellion et de musique, m’offrant une échappatoire à la vie que je détestais. Grâce à eux, puis aux autres groupes de la scène sleaze/glam que je découvrais, j’avais compris qu’il m’était possible de faire autre chose de ma vie que ce que les autres attendaient de moi. Leur musique avait insufflé un vent de révolte dans mes veines et éveillé en moi un fort besoin de liberté. Je réalisais que je n’étais pas obligée d’être une marionnette dans leur dictature de la consommation. Je pouvais m’élever au-dessus de ça, être forte et me forger mes propres opinions. Je pouvais être libre d’être moi-même. Je n’avais pas à me plier à leurs règles. En quelques sortes, ils m’avaient montré la voie à prendre pour rejoindre le seul univers où je pourrais être moi-même. J’avais trouvé ma place. Mötley Crüe avait tout ce qu’un groupe de glam devait avoir : l’attitude, les paroles, la musique… Et puis j’avais aussi un faible pour Nikki Sixx, le sulfureux bassiste et compositeur du groupe. J’adorais son style et son charisme, et à une époque, des posters de lui ornaient les murs de ma chambre. Cette obsession m’était passée aujourd’hui, mais je restais une die hard fan du groupe et j'avais lu tous ses livres. C’est pourquoi je n’avais pas hésité une seule seconde avant de prendre une place pour leur concert au Roxy Theater de Los Angeles. Pour moi, c’était l’occasion de les voir dans ma ville, leur ville, sur une scène de taille moyenne pour plus d’intimité. J’étais surexcitée depuis des mois à l’idée de les revoir sur scène, et enfin, le moment était venu.

Pour l’occasion, j’étais partie plus tôt du tattoo shop où je travaillais. Mon patron avait éclaté de rire lorsque je lui avais expliqué que se préparer pour un concert de glam rock prenait plus de temps que la normale. Clairement, lui et moi n’étions pas du même monde. Il ne jurait que par Slayer, Metallica et les autres groupes de thrash américain alors forcément, il ne voyait pas l’intérêt de se pomponner avant un concert. Moi, si. Après une bonne douche, j’avais passé une bonne heure à sécher et ébouriffer mes cheveux de façon à ce que mes mèches plus courtes encadrent joliment mon visage tandis que les plus longues tombaient gracieusement par-dessus mes épaules. J’en avais lissé certaines et bouclé d’autres, pour un effet ondulé naturel – quelle ironie. Ensuite, je m’étais occupée de mon maquillage. Le noir était de rigueur. D’un geste expert, j’avais entouré mes yeux sombre et redessiné mes sourcils dans un style smokey et pinup. Puis j’avais peint mes lèvres en rouge vif. C’est fou ce que ça changeait mon visage. Tout en me dirigeant vers mon armoire, je bénissais intérieurement ceux qui avaient inventé le maquillage. Pour ma tenue, je choisis un spandex brillant zébré de rouge pour un effet métallique. J’avais toujours adoré ce pantalon, c’était un de mes préférés. Pour le haut, je choisis un petit top Jack Daniels que j’avais customisé moi-même de façon à ce que le décolleté mette en valeur ma poitrine. Dégagé sur les épaules, il s’arrêtait au niveau de ma taille, un peu au-dessus de la ceinture rouge de mon pantalon. J’enfilai ensuite mes chaussures carmin à plateforme et me regardai dans le miroir. J’explosai de rire. J’avais l’impression de me revoir à 16 ans, pour mon premier concert de Mötley. A l’époque, j’avais tendance à mettre des tonnes de bracelets à mes poignets, mais maintenant, avec mes tatouages, je trouvais que ça faisait un peu too much. Je me contentais donc de faire pendre une chaîne en argent à mon cou et pris la route, direction Hollywood.

Sur place, j’avais presque l’impression d’être dans les années 80, la grande période du glam rock. Comme moi, les autres fans n’avaient pas lésiné sur le maquillage et les fringues délirantes. J’adorais ça. Un sourire sur mes lèvres, je me frayai un chemin à travers la foule pour voir la première partie. Il s’agissait d’un groupe que je connaissais mais dont je n’étais pas particulièrement fan alors je restai un peu en retrait, me contentant de danser légèrement sur les morceaux qui me revenaient. Ce n’était pas la première fois que j’allais seule à un concert et en réalité ça ne me dérangeait pas : sur place, c’était un peu comme si on était tous potes. Entre outcasts de notre société. Et je finissais toujours par tomber sur quelqu'un que je connaissais. A la fin de la première partie, je suivis le mouvement des gens qui sortaient de la salle pour aller prendre l’air ou fumer une clope. Je me dirigeai vers le bar et commandai un gobelet de bière blonde. Alors que je tendais un billet au serveur pour payer, mes yeux furent attirés par un visage qui m’était familier. Je reconnu immédiatement les traits parfaits de Snake. Il n’était qu’à quelques pas de moi. Avec un léger pincement au cœur, je me détournais rapidement en m’enfonçant à nouveau dans la foule. Je n’avais pas eu le temps de voir s’il était accompagné ou non mais je ne voulais pas qu’il me remarque. Ce type était rayé de ma liste. J’avais du mal à croire que je lui avais trouvé des excuses pour m’avoir laissée dans un hangar de merde après m’avoir baisée une semaine plus tôt. A vrai dire j’étais alors encore si excitée par notre aventure que je croyais sincèrement être plus qu’une de ses groupies jetables. Imaginez ma déception lorsqu’il sembla à peine me reconnaître, alors que je le croisai quelques jours plus tard à une soirée rock. Ce petit branleur s’était contenté de me saluer d’un signe de tête avant de reporter toute son attention sur la pétasse qu’il avait probablement l’intention de se farcir. J’essayais de ne pas sur-analyser la situation et de me dire qu’il s’agissait juste d’un super coup d’un soir mais je trouvais ça étrangement difficile. Ça m’énervait d’ailleurs. Ça et le fait que j’avais gardé son tee-shirt, qui reposait toujours sur le dossier d’une chaise de mon salon. Il fallait dire que Snake n'était pas n’importe quel mec. C'était le chanteur de DeathValley Superstar, et j'admirais son talent.

Mais ce n’était pas une raison valable pour le laisser me pourrir mon concert de Mötley Crüe. Je finis ma bière d’une traite et retournai dans la salle. Les lumières ne tardèrent pas à s’éteindre et les projecteurs se braquèrent sur la scène tandis que la musique d’intro de mon groupe préféré jaillissait des amplis. Sapés comme des pétasses, les membres du groupe apparurent sur la scène, et furent accueillis par les acclamations du publique et les hurlements des groupies - dont je faisais bien évidemment partie. Alors qu’ils envoyaient leurs meilleurs tubes avec énergie et précision, je ne pouvais m’empêcher de sauter sur place en effectuant de temps à autres quelques mouvements de danse en rythme avec la musique. J’étais à fond dedans. J’avais fait exprès de ne pas trop me rapprocher de la scène pour pouvoir bouger. Chantant les paroles en chœur avec la foule, je ne voyais pas le temps passer. J’adorais sentir l’adrénaline monter en flèche dans mon corps et parcourir mes veines pour l’électriser. C’était un peu comme de prendre de la drogue mais en étant sobre.
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Jörgen N. Sköld
Snake ♠ Into sweet debauchery

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MessageSujet: Re: All in the name of Rock 'n Roll ★ For sex & sex I'd sell my soul   Mer 22 Juin - 15:07

J’ai ouvert les yeux. La lumière m’a agressé la rétine. Je les ai refermés. Et merde. J’étais encore défoncé de la veille. Je me suis passé une main sur le visage en essayant de recoller les morceaux, avec cette question existentielle, cette question qui me trotte dans la tête chaque fois que je me réveille: Je suis où bordel ?

J’ai commencé à me relever et j’ai entendu un bruit sourd derrière moi. J’étais tellement à l’ouest que j’ai pas senti la masse qui pesait sur moi jusqu’à ce que je la fasse tomber lourdement du lit. C’était une nana, à poil, à présent écrasée sur le sol. Je l’ai regardé pendant un moment. J’étais pas sur de comprendre ce qu’elle faisait dans mon lit. Mais j’ai pas vraiment eu le temps de prolonger mon interrogation parce que je me suis tourné brusquement et j’ai gerbé mes trippes à côté du lit. Putain, ça faisait du bien. Ensuite j’ai ouvert les yeux et j’ai réalisai que je venais de vomir sur la table de nuit. Une table de nuit rose. Avec une photo d’un jeune couple encadré, des produits de beauté et des bijoux dessus. Clairement c’était pas ma chambre. J’ai attrapé la photo et j’ai comparé la gueule de la nana qui y souriait innocemment avec celle qui était entrain de larver contre le mur. J’en ai donc conclu que je devais être chez elle.

Je me suis levé, et je me suis dirigé vers la salle de bain pour me mettre la tête sous l’eau. C’est aussi à cet endroit que j’ai retrouvé mes fringues qui étaient éparpillés un peu partout. Ensuite je me suis sapé, et je suis sorti.

L’instant d’après j’étais assis sous une douche et un mec riait fort, avec un rire de connard que je ne connaissais que trop bien.

« Riley ! »


Mon batteur est entré dans la salle de bain, un joint entre les lèvres, et m’a jeté une serviette alors que je me redressai. Ensuite il m’a raconté qu’il m’avait retrouvé dans la rue alors que j’avançai dans la direction opposée à celle de mon appart, que je l’avais agressé et fais sortir de sa caisse par la fenêtre parce qu’il avait osé me klaxonner pour me signaler sa présence. Je suis sur qu’il racontait n’importe quoi.

Je me suis séché les cheveux et j’ai regardé les fringues qu’il avait posé sur le lavabo pour moi. C’était un futal en cuir noir et un t-shirt Mötley Crüe… Putain ! Mötley Crüe! Mes yeux se sont écarquillés et je suis sorti en trombe de la salle de bain, en serviette:

« Riley! What, fuck, what time is it? »

- Relax pumpkin, it’s 6 pm. You still have time to do your make up before your concert!

Cet air suffisant. J’avais aucune idée de ce qu’il était entrain de me racontait mais ça m’avait tout l’air d’être une pale insulte. En temps normal je lui aurais bien cassé les dents pour moins que ça, mais mes pas ont fait demi-tour et j’ai été m’habiller et me maquiller, sous le rire d’abrutis de Riley (et de ses potes vraisemblablement, même si je me souviens pas les avoir vu dans la pièce). Mais ces connards ont vite quitté mon esprit alors que je reprenais contact avec la réalité et qu’un sourire idiot fendait mon visage : Merde mec, j’allais revoir Mötley Crüe.

J’étais surexcité quand on est arrivé devant la salle du concert. J’avais même payé ma place (question de principe). Ensuite on est rentré avec nos lunettes de soleil, Riley et moi, on se trouvait très cool, on était heureux. Et puis…

- I mean Motler Crew ? They’re, like, so last year! Bring on Slipknot! Yeah!

Honey, la nouvelle nana de Riley, soit une petite blonde hystérique si vive qu'on aurait dit que ses deux neurones sniffaient constamment le silicone de ses nichons. On a échangé un regard, et sans avoir besoin de prononcer le moindre mot pour se comprendre, on la planté là pour aller se chercher un verre au bar.

« Man, tell me why, again? »

Il a explosé de rire, comme un connard. Il sortait avec elle depuis un mois et ça faisait trois semaines qu’il concluait chaque soir qu’il allait la larguer le lendemain. J’attendais toujours. Il a commençait à baragouiner une histoire sordide qui avait un rapport avec les pieds de sa copine et j’ai haussé les épaules. Ensuite les lumières se sont éteintes et je me suis dirigé vers le milieu de la salle alors qu’il continuait de parler tout seul.

Ils ont commencer directement avec kickstart my heart qui a botté le cul de tout le monde la salle, puis ils ont enchainé: shout at the devil, looks that kill, girls girls girls… Je me faisais presque dessus. Ils finissaient all in the name of… quand un cri sur aigue de souris défoncée attira mon attention. J’ai tourné la tête et j’ai reconnu la meurtrière de mon tympan gauche. C’était Cherry, la petite tatoueuse tatouée sexy, qui se tenait quelques pas devant moi. Elle dansait toute seule, chantait (ou plutôt braillait) les paroles et semblait vraiment s’éclater, ce que je trouvai cool. Le groupe sortie de scène pendant le rappel et moi, suffisant et confiant, je me suis approché d’elle par derrière et je l’ai attrapé par la taille en me penchant à son oreille :

« Oh my God, Vince is sooo yummy »

En fait j’essayai d’imiter la voix niaises des nanas américaines qui fantasmaient sur des rockstars. Je sais pas trop si l’effet était concluant. Elle s’est tournée vers moi et j’ai souris :

« Hey, sexy »

Et comme je voyais que sa bière était vide, je lui ai tendu la mienne comme un gentleman avant de passer un bras autour de ses épaules pour la rapprocher de moi :

« Enjoying the show, sweetheart? »
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Autumn Wolf
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MessageSujet: Re: All in the name of Rock 'n Roll ★ For sex & sex I'd sell my soul   Mer 22 Juin - 15:20

J’étais hystérique. Les concerts de Mötley Crüe étaient particulièrement trippants parce que leurs morceaux étaient de véritables tubes que tout le monde connaissait. A chaque nouveau riff, la foule reconnaissait immédiatement le titre, se mettait à hurler et chanter en cœur les paroles. Je m’éclatais, et j’avais pas envie que ça se termine. J’étais véritablement accro à ce groupe et à leur état d’esprit, même s’ils n’étaient plus aussi rock ‘n roll qu’à leurs débuts parce qu’ils avaient tous des gosses et combattaient leurs problèmes d’addiction maintenant. Ils me faisaient toujours rêver. Ils étaient toujours sexy et charismatiques sur scène. Surtout Nikki. À la fin de ‘All In The Name Of’, il leva son bras pour encourager les fans à taper dans leurs mains en rythme avec la musique et balança son médiator dans la fosse. Alors bien sur j’ai crié. Il l’avait même pas lancé dans ma direction et j’étais trop loin de la scène pour l’attraper, mais, ado, j’essayais toujours de chopper un souvenir de mes concerts. J’avais chez moi dans un carton tout un tas de médiators, places de concert, setlists, afterparty passes et baguettes de batteries, trophées des nombreux groupes que j’avais vu jouer en live. Je suppose qu’inconsciemment ça m’excitait toujours autant. Après tout, n’avais-je pas gardé le tee-shirt que Snake portait sur scène l’autre jour ? Ça m’énervai de penser à lui maintenant. J’avais réussi à l’oublier pendant plus d’une heure et voilà qu’il s’imposait à nouveau à mon esprit. Je fronçai les sourcils et me forçai à reporter mon attention sur Mötley Crüe, qui saluait la foule en quittant la scène pour le rappel. Tout le monde savait qu’ils allaient revenir pour au moins trois morceaux mais on jouait tous le jeu, applaudissant comme des connards et les suppliants de remonter sur scène. La salle retomba dans l’obscurité et des voix commençaient à s’élever dans la fosse. Les mecs échangeaient leurs premières impressions sur la sonorisation ou la setlist et se battaient pour savoir quel morceau le groupe devrait jouer en rappel. Les filles, elles, se disputaient pour savoir qui, de Vince, Nikki ou Tommy, était le plus sexy. C’était toujours plus ou moins les mêmes remarques, et ça me faisait sourire.

Au moment où je me faisais cette réflexion, des mains chaudes, clairement masculines, vinrent accrocher ma taille. A ce point du concert, il n’était pas rare qu’un mec ayant un peu trop abusé sur la drogue ou l’alcool décide qu’il était temps de brancher une nana et me prenait pour cible. Allez savoir, autant mes tatouages rebutaient les gens que je croisais dans la rue, autant ils avaient du succès auprès des types qui tenaient à peine debout pendant les concerts. Normalement, je leur disais d’aller se faire foutre, mais là, quelque chose m’en empêcha, une sorte de vieux doute. Cette ambiguïté ne dura qu’un quart de secondes puisque bientôt, le type se pencha vers mon oreille pour minauder que Vince Neil était trop craquant. Je reconnu aussitôt la voix de Snake, malgré tous les efforts qu’il faisait pour la modifier et imiter l’accent américain. Je devais admettre qu’il ne s’en sortait pas trop mal, à part quand il prononçait ses ‘i’ comme des ‘ee.’ Pourquoi fallait-il qu’il ait un accent aussi adorable et sexy? You’re supposed to be mad at him, you hopeless case! Me rappelai-je à l’ordre. Je me repris donc. Fière et presque hautaine, je me tournai pour lui faire face. J’avais la ferme intention de rester distante mais cordiale, puisqu’il m’avait clairement fait comprendre que notre petite aventure nocturne ne représentait rien pour lui. Après tout, j’étais sa tatoueuse et il était mon client. Évidemment, il a fallu qu’il m’appelle ‘sexy.’ Il accompagna ces charmantes paroles d’un sourire désarmant et une vague d’émotions contraires me frappa en pleine gueule. J’ai même pas eu le temps d’analyser ce que je ressentais qu’un sourire débile vint étirer mes lèvres alors que j’attrapais la bière qu’il me tendait.

« Hey… »

Répondis-je bêtement. Je me détestais d’être aussi influençable. J’avais pas envie de lui pardonner aussi rapidement mais je réalisais que je ne savais déjà plus très bien pourquoi j’étais si en colère contre lui. Je décidai de prendre plusieurs longues gorgées de sa bière pour m’éviter de dire ou faire quelque chose de stupide. Puis Snake passa un bras autour de mes épaules et m’attira contre lui, balayant les quelques réticences auxquelles je m’accrochais encore. J’aimais le contact de son corps contre le mien et sentir son bras autour de mes épaules. Je ne pus m’empêcher de remarquer à quel point son futal en cuir noir et son tee-shirt Mötley Crüe lui allaient bien. Je trouvais ça marrant, qu’il fasse partie de ces fans qui se pointaient au concert d’un groupe avec le tee-shirt à leur effigie. Il parla à nouveau, pour me demander si j’appréciais le concert. Ah, j’étais de nouveau sweetheart ? Ce petit nom affectif me rendit plus heureuse que je ne le voulais, et je luttais pour que ce détail ne s’affiche pas trop sur mon visage.

« Are you kidding? I’m having the time of my life! » Répondis-je avec une sincère excitation. « Mötley Crüe is like my favourite band of all times and I hadn’t seen them in a year or so. I’m so stoked they could play at Roxy tonight, it’s definitely one of the best venues in town. »

Un véritable livre ouvert. J’étais pas ce genre de filles mystérieuses et intrigantes qui impressionnaient les mecs et ça m’énervait. Puis je me suis souvenue que je n’étais pas sensée entrer dans un jeu de séduction avec Snake et que je pouvais donc me comporter comme bon me semblait sans me poser de questions. C’est sans doute pour ça que j’ai passé un bras autour de sa taille et accroché sa ceinture avant d’ajouter :

« I didn’t know you’d be here! Did you come by yourself or are you with friends? »

En fait, j'en avais rien à foutre de savoir s’il était avec des potes. Ce que je voulais savoir, c’était s’il était venu avec une de ses pétasses. J’espérais ne pas être trop transparente dans ma demande. C’était con comme question : serait-il vraiment venu agripper ma taille s’il était avec une fille qu’il avait envie de tringler ? Je ne sais pas trop s’il m’a répondu d’ailleurs car les hurlements se firent plus importants dans la fosse. J’ai fini sa bière et je l’ai jetée sur les rangs devant nous tandis que les projecteurs se braquaient à nouveau vers la scène. Je poussai un cri et levai mon poing libre vers le plafond, mes doigts formant le signe du diable pour saluer le retour des musiciens. A mes côtés, Snake avait l’air aussi excité que moi. Il était vraiment fan, et je trouvais ça touchant. Mick Mars plaqua les accords de Live Wire, un de mes titres préférés, et je me mis à sauter sur place en scandant les paroles. Je savais pas si je chantais juste, c’était d’ailleurs probablement pas le cas puisque j’avais déjà cassé ma voix pendant la première partie du concert. J’ai lâché la taille de Snake parce que j’avais envie de bouger. Et là, je me suis trouvée face à un sérieux dilemme : devais-je regarder Nikki Sixx qui faisait crier sa basse ou bien Snake, qui affichait une expression de gamin ravi? Je n’eus pas à réfléchir très longtemps. Un grand sourire sur mon visage, je sautillais vers lui et pris sa main dans la mienne – autant pour l’attitude distante et professionnelle. Je me hissais sur la pointe des pieds et passai un bras autour de son cou pour me rapprocher de son oreille.

« Follow me! »

Lui criai-je avant de m’écarter à nouveau. Sa main toujours dans la mienne, je m’enfonçai à travers la fosse pour me rapprocher de la scène. Une fois bien installée, je passais un bras autour des épaules de Snake et continuai de danser/sautiller en rythme. Pour les derniers morceaux, j’aimais bien me retrouver au milieu des fans hystériques, j’avais l’impression de profiter à fond des derniers moments du concert. J’étais ravie, c’était quelque chose que de voir jouer son groupe de rock préféré en compagnie du sexy leader de leurs dignes héritiers. Ca me donnait presque l'impression de participer à un évènement historique. Stupid hopeless groupie-Cherry.

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Jörgen N. Sköld
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MessageSujet: Re: All in the name of Rock 'n Roll ★ For sex & sex I'd sell my soul   Mer 22 Juin - 15:21

Cherry a commencé à m’expliquer que ce concert était le meilleur moment de sa vie et j’ai hoché la tête. En fait j’étais pas sur comprendre tout ce qu’elle me racontait. Ses lèvres se sont agitées pendant un bon moment et j’ai placé ça sur son américanité. Quelque part j’aimais bien sa capacité à parler pendant trois heures d’un sujet qui aurait pu être régler en trois mots en Suède. C’était assez cool. Venant d’elle. Parce que cette spontanéité sonnait vraiment faux chez certaines nanas et je devais me faire violence pour pas leur taper la tête contre le mur pour les faire taire.

Elle a fait une pause pendant une demi-seconde. Ensuite elle s’est hissée sur la pointe des pieds pour parler à nouveau et j’ai penché la tête pour l’écouter me demander si j’étais venu seul. J’ai jeté un coup d’œil à Riley derrière moi qui avait -encore- l’air de se prendre la tête avec Honey. Elle lui tapait dessus avec un gobelet de bière pendant qu’il levait les mains au niveau des épaules en signe d’innocence. J’ai haussé les sourcils.

« Yeah, I came alone »

Ensuite j’ai reporté mon attention sur la scène où les mecs de Mötley Crüe refaisaient leur apparition. Mick Mars a plaqué les premiers accords de Live Wire et m’a aussitôt transporté à Göteborg, dans le corps sur gamin de 13 ans que j’étais quand je les avais vus pour la première fois sur scène. Ils jouaient avec de vrais instruments, ils avaient des amplis énormes, ils bottaient le cul de tous les gosses présents, ils étaient tellement cool. J’étais bouleversé. Ils avaient tout. Pour moi, ils ressemblaient à des Dieux.

Cause I'm alive, live wireeeee. Cause I'm alive, oh live wireeee Putain, ce que je pouvais aimer cette chanson. Cherry m’a pris par la main et j’ai pas réfléchi une seule seconde avant de la suivre pour me rapprocher de la scène. Je l’ai attrapé par la taille et on s’est mis à sauter plus ou moins en rythme (je crois qu’on allait trop vite, surement par ma faute : j’étais surexcité). Ensuite j’ai posé mon regard sur Cherry. Ses yeux brillaient comme une gamine devant le père Noël et un sourire est venu étirer mes lèvres alors qu’une idée de génie me traversait -à nouveau- l’esprit. Je me suis penché vers son oreille :

« Come on my shoulders sweetheart »

Joignant le geste à la parole je me suis baissé et je l’ai aidé à monter sur mes épaules pour qu’elle profite au maximum des dernières chansons et qu’elle puisse continuer d’avoir « le meilleur moment de sa vie ». Ensuite j’ai attrapé ses cuisses et j’ai levé la tête pour voir comment elle s’en sortait là haut. Comme tout avait l’air d’aller je me suis mis à la balancer doucement de droite à gauche sur leur dernier hit « home sweet home ». J’ai quand même profité du moment pour caresser ses jambes. Qui n’aurait pas sauté sur l’occasion ?

Dernier riff, dernier coup de batterie. Vince a piaillé des remercîments à la foule en délire et les quatre musiciens se sont approchés du bord de la scène pour lancer médiateurs et baguettes. Moi je souriais toujours comme un con heureux. Et puis j’ai vu la baguette de Tommy arrivait droit sur nous et j’ai pas réfléchi avant de me précipiter dessus, manquant de faire basculer Cherry. En fait j’avais l’intention de la lui offrir après le concert, comme un gentleman. Un connard a essayé de la prendre au vol alors je lui ai donné un coup de coude dans la gueule pour l’attraper à sa place. Mais Connard n’avait pas dit son dernier mot : il s’est mit à me pousser. J’étais sidéré. Quel pétasse. J’ai fais glisser Cherry sur le sol, ensuite je me suis retourné vers le nerveux bourré et je lui ai enfoncé mon poing dans la gueule avant d’éclater la baguette sur sa tempe. Il a été s’étaler sur ses potes un peu plus loin. Moi je regardai la baguette cassée en deux dont un bout pendait bêtement.

« Hum. »

Je me suis retourné vers Cherry, je l’ai attrapé par la main pour l’emmener à distance de la foule. Ensuite je me suis ébouriffé les cheveux et je lui ai tendu la baguette avec un immense sourire.

« This is for you sweetheart, it’s a gift! »

J’ai jeté un coup d’œil du côté du bar où Riley était entrain de rouler une gosse pelle à sa blondasse.

« Hey do you want to go somewhere? I mean, with me? »
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Autumn Wolf
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MessageSujet: Re: All in the name of Rock 'n Roll ★ For sex & sex I'd sell my soul   Mer 22 Juin - 15:32

Je sautillais gaiment tout en chantant Live Wire quand Snake se pencha vers moi pour me proposer de monter sur ses épaules, me clouant le bec. J’avais toujours rêvé de grimper sur les épaules d’un mec pendant un concert mais je n’étais pas le genre de nana petite et mince qu’on pouvait soulever d’une main. J’hésitai un instant à refuser poliment sa proposition mais il s’était déjà mis à genoux et je décidai que j’aurais l’air encore plus ridicule si je lui avouais avoir peur d’être trop lourde. Fuck it Cherry, just do it already! Après tout Snake était extrêmement bien bâti et je n’avais aucun doute quant au fait qu’il pourrait supporter mon poids. Il lui arrivait même de porter Vic, son petit guitariste, sur scène pendant ses soli. Je passai une jambe par-dessus ses épaules en me faisant l’impression d’enjamber une moto et agrippai les mains que Snake me tendait pour que je trouve mon équilibre pendant qu’il se relevait. Une fois perchée la haut, il posa ses mains sur mes cuisses pour me retenir. Moi, j’affichais un immense sourire. Je devais probablement gâcher la vue de tous ceux qui étaient derrière nous mais je n’en avais rien à cirer. J’avais une vue imprenable sur la scène et j’étais presque à la même hauteur que Nikki, qui continuait de jouer en face de nous. Comme si ça ne suffisait pas, les mains de mon Suédois sexy caressaient mes jambes. Aux anges, je sortis mon briquet et levai mon bras vers le ciel au rythme de Home Sweet Home, la dernière chanson qu’ils joueraient ce soir. J’adorais ce titre, et Snake en avait fait un moment magique pour moi.

Les lumières se rallumèrent et je levai mes deux mains vers le plafond pour applaudir Mötley Crüe, acclamant les membres du groupe alors qu’ils saluaient les fans pour les remercier. J’aurais juré que Nikki m’avait regardée dans les yeux. Si j’avais été un peu moins sobre j’aurais probablement montré mes seins, pour rester dans la tradition, mais je me contentai de crier comme la groupie hystérique que j’étais. Comme à chaque fin de concert, j’étais extatique et droguée d’adrénaline, mais aussi un peu triste que le moment ne touche à sa fin. Je me faisais la réflexion que je pourrais passer ma vie à regarder des musiciens jouer quand Tommy Lee s’approcha du coin de scène où on se trouvait pour balancer sa baguette. Je n’eus pas le temps de penser que celui l’attraperait était un lucky bastard que Snake se jeta en avant, manquant de me faire basculer. Comme c’était à prévoir, il n’était pas le seul sur le coup et un mec sapé comme une pétasse se débâtit pour lui piquer la baguette. Clairement, ce type ne savait pas à qui il avait à faire. L’instant suivant, je me retrouvais sur le sol pour voir Snake enfoncer son poing dans la gueule de la pétasse qui finit par s’éclater sur son groupe de potes. Ça aussi, c’était à prévoir.

Comme si de rien n’était, Snake attrapa ma main pour m’entraîner vers la sortie. J’aimais bien ce contact. Un sourire aux lèvres, je le suivais alors qu’on s’écartait de la foule. Je trouvais impressionnant le fait qu’il puisse casser la gueule d’un mec et retrouver un état normal quasiment instantanément. Là où d’autres seraient restés sur l’évènement pendant des heures, me prenant à témoin pour expliquer leur attitude ou flatter leur égo, Snake haussait les épaules et passait à la suite. Éclater un mec devenait un évènement aussi banal que de faire une lessive. Une fois éloignés de la masse de fan, je le regardais s’ébouriffer les cheveux, rêveuse. Il était vraiment beau avec ses pommettes hautes et ses traits à la fois fins et masculins. Avec un sourire à faire fondre la calotte polaire, il me tendit la baguette de Tommy en me disant que c’était un cadeau. Il s’était battu avec une pétasse pour récupérer cette baguette et il me l’offrait, à moi. Je réalisai vaguement que j’avais la bouche ouverte mais j’étais tout bonnement incapable de prononcer le moindre mot – et croyez-moi, ce genre de situation n’était pas fréquente, j’étais un véritable moulin à paroles.

« For… for me… ? »

Fut tout ce que j'étais capable d’articuler après un moment de flottement. L’émotion, sans doute. Je pris la baguette entre mes mains avec une infinie précaution, comme s’il s’agissait d’un oisillon que je risquais d’écraser entre mes doigts. Elle s’était cassée dans la bataille mais je m’en fichais, c’était de loin le geste le plus intentionné qu’un mec - autre que mon frère - ait eu à mon égard. C’était la baguette de Tommy Lee, merde ! Je n’arrivais pas à y croire. Je relevai les yeux vers Snake, qui me proposa alors de sortir. Je trouvai absolument adorable sa façon de préciser ‘avec lui.’ Comme si je pouvais sérieusement envisager de le laisser sur place. Un grand sourire étira mes lèvres et je sortis de mon hébétement.

« Oh man, yeah. I mean I’d love to! »

M’exclamai-je sans aucune hésitation. Comme je ne l’avais toujours pas remercié pour la baguette de Tommy, je me hissai sur la pointe des pieds et attrapai sa nuque de ma main pour embrasser sa joue. Ça se voulait être un baiser amical, mais je réalisai que mes lèvres s’attardèrent un peu plus longtemps que nécessaire. J’adorais l’odeur qui se dégageait de sa peau et de ses cheveux.

« Thank you, thank you so much for the drumstick; it’s about the nicest gift I've ever received from anyone. You’re amazing man. »

Repris-je sincèrement dans son cou, sans prendre la peine de cacher l’excitation qui pointait dans ma voix pourtant basse. Moi qui avais peur que sa présence ne me pourrisse mon concert, j’étais bien loin du compte. Je passai mes deux mains autour de ses épaules et pressai mon corps contre le sien dans un bon hug à l’américaine. J’étais tellement accrochée que je ne touchais presque plus le sol. Ensuite, je me laissai glisser à nouveau sur le sol et pris sa main dans la mienne pour l’attirer vers la sortie.

« There’s a pub right outside the venue. I dunno ‘bout you but I really feel like a drink or two right now. We could have a few and then figure something out, right? »

Je n’avais aucune idée de ce que je voulais dire par la fin de ma phrase mais je me disais qu’après quelques verres, j’aurais les idées plus claires à ce sujet. Une fois dehors, l’air frais, typique de Los Angeles la nuit, me fit légèrement frissonner. Je réalisai que je me dirigeais vers un bar main dans la main avec un type que je m’étais promis de ne plus fréquenter que professionnellement. Je ne comprenais pas comment une idée aussi idiote avait un jour pu me traverser l’esprit. En passant devant le parking VIP, on croisa un troupeau de filles d’environ mon âge, super jolies et plutôt vulgaires, toutes perchées sur des talons hauts et moulées dans des mini shorts ou des spandexs. Elles espéraient probablement se faire inviter backstage pour faire la fête avec les membres du groupe. Je m'accrochai au bras de Snake et pressai légèrement le pas en direction du pub, je n'avais aucune envie qu'il n'en pioche là dedans une plus canon que moi avec qui il préfèrerait passer la soirée. Je me demandais si ces filles parviendraient à leurs fins. J'étais folle de Nikki, mais après avoir lu "The Dirt", j’étais assez refroidie quant à l’idée de me retrouver backstage avec eux. Les filles, ils les partageaient non seulement entre membres du groupe mais avec leurs roadies. Dire qu’à 16 ans, j’avais escaladé une barrière pour courir entre les tourbus et tenter d’entrer dans leurs loges. Heureusement pour moi, un type de la sécurité m’avait vue me cacher et m’avait foutue dehors malgré mon pass AAA. Je l'avais encore d'ailleurs, je l'avais fait à la main. A l'époque, je le trouvais très réaliste et j'avais passé des heures à découper des journaux et à le plastifier avec des pochettes plastiques. Ça m’avait dévastée de voir que le mec de la sécurité n'était pas dupe. Il a été sympa cependant, il m'a dit qu'il me virait parce que j'étais clairement mineure - ce que j'avais fortement démentit en me débattant, bien évidemment.

On pénétra enfin dans le bar qui commençait à se remplir car tout le monde semblait avoir eu la même idée que nous. Je repérai une table dans un coin et demanda à Snake de la garder pendant que j’allais chercher nos boissons. Il me semblait plus logique de faire ça dans ce sens d’une part parce que je voulais lui payer un coup pour le remercier de la baguette et de m’avoir prise sur ses épaules ; d’autre part parce qu’il serait certainement plus convainquant que moi pour défendre la table, alors que je me ferais virer en moins de deux secondes. Je commandai deux verres de Jack ‘n Daniels, une canette de coca et une barquette de frites parce que je crevais de faim. Mon plateau en main, je revins vers la table avec un grand sourire, jouant à la perfection le rôle d’une serveuse sexy. J’avais définitivement abandonné l’idée de ne pas me comporter de façon aguicheuse en sa présence. Je posai les verres de Jack en face de nous puis les frites et le coca au milieu de la table, en libre-service. Ensuite, je m’assis à ses côtés et, posant ma main sur sa cuisse – je ne pouvais pas m’en empêcher – je levai mon verre vers le sien avec un clin d’oeil.

« There you go baby, cheers! »
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Jörgen N. Sköld
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MessageSujet: Re: All in the name of Rock 'n Roll ★ For sex & sex I'd sell my soul   Mer 22 Juin - 15:50

Cherry a accepté de quitter la salle avec moi et j’ai hoché la tête. Je m’apprêtai à tourner les talons quand elle s’est hissée sur la pointe des pieds pour embrasser ma joue, me stoppant net. J’ai esquissé un sourire et pendant qu’elle me remerciait, moi, l’air de rien, je laissai ma main s’attarder sur sa hanche. Ensuite elle s’est collée à moi et j’ai eu un mouvement de recul. Merde mec, j’étais vraiment gland avec les nanas quand j’étais pas défoncé ! J’ai évidemment porté la faute sur Motley Crue qui m’avait momentanément replongé dans mes 13 ans ; période de ma vie durant laquelle je passais mon temps à parler avec mes potes des nanas que je trouvais canons et que j’aimerais me faire. Bien sur quand il s’agissait de mettre la théorie en pratique on devenait pathétiques : à chaque soirée on restait dehors pour écouter de la musique plus loin, et on se sentait mal à l’aise chaque fois que des filles passaient à côté de nous parce qu’on avait peur de danser avec elles.

Cherry m’a pris par la main et je l’ai suivis alors qu’elle m’entrainé dehors. Quand elle a émit l’hypothèse de boire quelques verres avant de faire « autre chose » un sourire a fendu mon visage et des flashs de la nuit qu’on avait passé ensemble me sont revenus en mémoire : son corps, un appartement, des connards embourgeoisés, son rire, les sirènes de police, une ruelle glauque parfaitement séduisante, son corps, un immeuble désaffecté,… Un immeuble désaffecté ? Merde, ça c’était une première, pourquoi je m’en souvenais pas plus clairement ?

On est arrivé dans le pub, Cherry a lâché ma main et je me suis naturellement dirigé vers les chiottes pour m’aligner sept lignes de coke que j’ai sniffé d’une traite. Les narines brûlantes, j’ai appuyé mes mains sur le lavabo et j’ai regardé mon reflet dans le miroir le temps que mon système réagisse. Je me faisais la réflexion qu’être une rockstar était vraiment le bon deal (pour les nanas et les drogues) quand je me suis souvenu avoir la mission de garder une table pendant que ma Cherry Bomb s’occupait des verres.

« Djävlar ! »

Je me suis précipité à nouveau dans la salle et je l’ai recherché des yeux. Bien, elle était toujours au bar. J’ai regardé autour de moi en essayant de me rappeler quelle table elle m’avait demandé de réserver. Quand je l’ai repéré, j’ai aussi repéré le gros connard qui s’y était attablé avec une pinte de bière. Sans réfléchir –notamment à l’éventualité de nous installer ailleurs- je me suis dirigé vers lui et j’ai planté mon couteau sur la table devant lui, Tommy style. Mon plan aurait très bien pu ne pas marcher du tout, voir me revenir en pleine gueule, mais les premiers effets de la coke commençait à se faire sentir alors j’en avais rien à foutre et je me croyais invincible. Le type m’a regardé avec des yeux ronds avant de se lever vivement et de s’écarter, m’insultant une fois qu’il était à l’autre bout du bar. Je me suis assis en rangeant mon canif dans ma poche au moment où Cherry revenait vers moi, et je l’ai accueilli avec le grand sourire du gosse sage et faux-cul.

Elle s’est assis à côté de moi et j’ai passé un bras autour de ses épaules tout en m’emparant du verre de Jack’s qu’elle m’avait apporté.

« Skal ! »

Ensuite je l’ai descendu de moitié et je l’ai reposé sur la table en bois en expirant de manière tout à fait machiste. J’ai jeté un coup d’œil à Cherry en réalisant qu’elle avait probablement pas compris ce que je venais de dire. Je me suis donc penché vers son oreille pour m’expliquer :

« Means cheers in Sweden… Skal. »


J’ai hoché la tête et j’ai attrapé la bouteille de coca pour en verser quelques gouttes dans mon verre avant de boire à nouveau. Ensuite j’ai posé mon coude sur la table, j’ai appuyé ma joue sur mon poing et je l’ai regardé. Un certain temps. Je sais pas trop combien de temps. Je sais pas non plus si ça faisait bizarre ou pas. En fait je me faisais la réflexion qu’elle avait une tête spéciale. Dans le sens exotique du terme. Elle ressemblait pas aux autres nanas américaines et j’arrivais pas à comprendre pourquoi parce que son accent était exactement le même.

« You’re not from here, are you? »

J’ai attrapé une mèche de ses cheveux, je l’ai regardé et je l’ai lâché. Je me trouvais moi-même pas très clair. Je me suis rapproché un peu d’elle et j’ai exprimé le fond de la pensée :

« I mean, you look different. But like not so much. I can’t put my finger on it. I mean, you can’t be just an American. »
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Autumn Wolf
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MessageSujet: Re: All in the name of Rock 'n Roll ★ For sex & sex I'd sell my soul   Mer 22 Juin - 16:01

Snake passa un bras autour de mes épaules et à mon « cheers, » il répondit quelque chose de totalement incompréhensible mais je n’osai pas l’interrompre pour lui demander de quoi il s’agissait. Je me contentai donc de sourire timidement avant de porter le verre à mes lèvres et d’en aspirer quelques gorgées. C’était excessivement fort. J’avais voulu me la jouer rock ‘n roll en prenant mon verre de Jack nature mais j’étais clairement beaucoup trop sobre pour ce genre de trucs. Je tendis donc discrètement la main vers la canette de Coca et remplis mon verre au maximum avec le liquide. Snake, lui, n’avait pas l’air de souffrir du même problème de sensibilité que moi, puisqu’il vida de moitié le sien en une seule traite. Il reposa son verre sur la table et expira bruyamment. Un grand sourire sur les lèvres, je le couvais des yeux. Je n’avais jamais été attirée par les mecs trop propres sur eux, ou trop maniérés alors j’aimais bien la dégaine je m’en foutiste et machiste de Snake. Il se pencha et je tendis l’oreille pour écouter ce qu’il avait à me dire. Je compris alors que son petit mot bizarre était du Suédois et qu’il avait dit exactement la même chose que moi.

« Oh! Skal then! »

M’exclamai-je avec un rire amusé et un accent probablement merdique avant de porter à nouveau mon verre à mes lèvres. Je n’avais jamais été douée pour les langues, et ce n’était pas faute d’avoir essayé, du moins avant que je ne décide d’arrêter l’école à 14 ans. Pourtant j’adorais les accents, et en particulier celui de Snake quand il avait prononcé ce mot, « Sweden, » en remplaçant ses ‘e’ par des ‘ee’. Sa façon de parler était adorable et ça ne faisait que le rendre plus désirable à mes yeux. Je n’avais jamais mis les pieds en dehors des Etats-Unis alors forcément, la Suède avait quelque chose de particulièrement exotique pour moi. Je me demandais si tous les hommes étaient aussi sexys que Snake là-bas. Ça ne m’aurait pas surprise, le type de True Blood était vraiment craquant. Mais trop blond. Et trop gay. Je fronçai les sourcils, ce n’était peut-être pas un bon exemple finalement. Je remis encore un peu de coca dans mon verre et me tournais vers Snake. Nonchalamment appuyé sur son poing, il me regardait. Ou plutôt il me dévisagea, assez fixement d’ailleurs. Je lui fis un petit sourire en me disant qu’il allait se reprendre, ce qu’il ne fit pas. J’en déduis qu’il était dans ses pensées et reprit quelques gorgées de ma boisson. Je lui jetai un coup d’œil oblique pour constater que son regard était toujours étrangement braqué sur moi. Well that’s awkward… Je commençais à être légèrement mal à l’aise lorsque, enfin, il reprit la parole pour me demander si j’étais du coin.

« What do you mean ? »

Demandai-je en fronçant légèrement les sourcils. Je n’étais pas sure de comprendre le sens de sa question. Je regardai sa main attraper une mèche de mes cheveux ondulés et la regarder avant de la reposer. Je trouvais un peu étrange sa façon de m’observer mais je ne pouvais pas dire que ça me déplaisais vraiment. En fait, j’étais ravie qu’il semble s’intéresser à moi, même s’il avait une façon assez insolite de le montrer. Il se rapprocha de moi pour s’expliquer et je compris où il voulait en venir.

« Oh! That’s because I’m not just an American. »

Répondis-je avec un grand sourire. J’aimais bien sa façon de dire que je ne pouvais pas être « seulement » Américaine, comme si mes origines me donnaient un petit quelque chose en plus par rapport à toutes ces blondes Californiennes qu’il avait l’habitude de croiser. Petite, je complexais sur mes lèvres épaisses et mes yeux sombres. Je trouvais que j’avais une tête bizarre et j’aurais donné n’importe quoi pour ressembler aux petites blondes maigrichonnes de ma classe. Le fait qu’on me prenne souvent pour une Mexicaine n’arrangeait pas les choses, et j’avais souvent été confrontée au racisme, ce que je ne comprenais pas : pour moi, j’étais américaine, je n’avais jamais vécu dans aucun autre pays. Puis à l’adolescence, les choses ont changé et j’ai remarqué que les hommes vouaient un certain culte aux beautés latines, grâce à des nanas comme Eva Longoria ou Penelope Cruz. Ca et le maquillage aidant, je m’assumais beaucoup mieux maintenant et éprouvait même une certaine fierté à être métissée.

« Yo soy latina por mi madre. »

Repris-je avec mes deux mots d’espagnol. Je voulais frimer un peu, surtout après avoir entendu Snake prononcer un mot en Suédois. J’avais envie qu’il continue de me voir comme une fille qui n’était pas « juste » Américaine.

« I was born and raised in California but my mother is from Argentina, she came to live in the states when she married my father. »

Repris-je en Anglais, d’une part pour que mon Suédois me comprenne et de l’autre parce que je ne maitrisais pas assez l’espagnol. Je comprenais parfaitement la langue, mais pour une raison qui m’était inconnue, j’étais incapable de dire des choses compliquées. Des six enfants, j’étais la seule à avoir ce problème d’élocution. Peut-être avais-je une sorte de blocage, parce que je ne m’étais jamais entendue avec ma mère. En revanche, on m’avait toujours dit que j’avais un bon accent.

« What about you, you’re a hundred per cent Swedish right? Why did you leave Sweden? »

Demandai-je en jouant avec une mèche de mes cheveux. Dès notre première rencontre, j’avais compris que Snake n’était pas du coin. Son visage atypique et son accent avaient éveillé ma curiosité. Je lui avais posé quelques questions mais Riley – que Snake accompagnait pendant que je le tatouais – trouvait toujours le moyen de ramener le sujet sur lui, et Snake m’avait semblé un peu taciturne et peu bavard. Forcément, le soir même, j’étais sur la page wikipédia de DeathValley Superstar et essayais d’en savoir plus sur leur chanteur qui m’avait franchement tapé dans l’œil. J’avais été bien frustrée de voir que sa biographie ne m’apprenait rien d’autre que sa nationalité et sa date de naissance.

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Jörgen N. Sköld
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MessageSujet: Re: All in the name of Rock 'n Roll ★ For sex & sex I'd sell my soul   Mer 22 Juin - 16:02

Cherry a confirmé qu’elle n’était pas juste Américaine et pour souligner son propos elle s’est mise à raconter n’importe quoi. Avec du recul, je me dis qu’elle était surement entrain de parler dans sa langue d’origine. Mais sur le coup ca m’a pas semblé limpide, alors je me suis contenté de regarder ses lèvres s’agiter et s’étirer de temps à autre en un magnifique sourire qui découvrait ses grandes dents blanches. Ensuite elle m’a appris qu’elle avait du sang argentin et j’ai trouvé ça sexy. (Ceci dit étant donné mon état, elle m’aurait dit avoir du sang finlandais j’aurais trouvé ça sexy aussi. C’est dire).

J’ai hoché la tête quand elle m’a demandé si j’étais 100% suédois. Ensuite elle m’a demandé pourquoi j’avais quitté mon pays natal et un rictus a étiré mes lèvres.

« Sorry sweetheart. It’s a secret »

Autant l’idée de faire étalage de ma vie ne m’aurait pas vraiment gêné en cet instant précis, autant épiloguer sur ma condition de junkie instable et irréfléchi ne me tentait absolument pas. Elle s’en apercevrait par elle-même bien assez tôt de toute manière.

J’ai fini mon verre et je me suis barré vers le bar. Là j’ai récupéré une bouteille de Goldschläger et deux verres à shot. J’en prenais jamais d’habitude, parce que c’était un peu de l’alcool pour nana. Mais je l’aimais bien quand même parce qu’au niveau de son gout et de son apparence, c’était différent, beau et délicat… et en même temps ça pouvait te déchirer et te botter le cul. En fait ça me faisait penser à Cherry.

« On the other hand if you want to play, I’m game »

J’ai posé la bouteille face à elle avec un grand sourire en reprenant ma place. J’ai à nouveau passé mon bras autour de ses épaules. J’étais plutôt fier de moi. J’ai incliné la tête pour la regarder et je me suis penché vers son oreille pour lui expliquer ce que j’avais en tête :

« It’s simple. It’s a game. To know things about the other »

Le premier soir où on s’était rencontré, Riley et moi, il m’avait appris ce jeu complètement stupide -et donc brillant- où tu finis ivre mort à coup sur. (Aux Etats-Unis c’est pas aussi simple qu’en Suède parce que les américains ont besoin de jeux pour se défoncer). Mais le problème, c’est que je me souvenais plus des règles. Alors j’ai improvisé :

« I ask a question, you answer and you drink. And then you ask the question and I answer. And I drink. And you drink too… Well either way we drink »

A l’origine j’avais prévu de déballer ma version du jeu avec aisance et assurance pour qu’elle n’y voit que du feu. Mais là j’étais pas très sur de mon effet. J’ai regardé le plafond pendant un moment comme s’il allait m’aider à m’en sortir. En fait je devais probablement aggraver mon cas. Alors j’ai attrapé la bouteille pour l’ouvrir. Sauf que j’y arrivais pas. J’ai donc sorti mon canif et j’ai éclaté le bouchon d’un coup sec, le projetant à l’autre bout de la salle et reversant de la liqueur sur/autour de nous. Je me suis même pas excusé (ca me traversait pas l’esprit) et je l’ai servie :

« One rule only: when I don’t want to answer, I don’t answer. Ok? »

My Game. My Rules. J’ai pas attendu sa réponse. J’ai reposé la bouteille sur la table, je l’ai regardé et j’ai enchainé :

« So, Motlëy Crüe… Why? »

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Autumn Wolf
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MessageSujet: Re: All in the name of Rock 'n Roll ★ For sex & sex I'd sell my soul   Mer 22 Juin - 16:16

Snake me confirma qu’il était 100% Suédois, ce que je savais déjà bien évidement. Je connaissais même le nom de sa ville de naissance, même si j'étais absolument incapable de le prononcer. C’est la suite de l’histoire que j’ignorais, et que je crevais d’envie de savoir. Apparemment ma curiosité ne devait pas être de ci-tôt, et je fus surprise de voir son visage jusqu’alors souriant prendre un pli amer lorsqu’il refusa de me répondre. Immédiatement, je ne pus m’empêcher de me demander quelle sorte d’évènements difficiles et traumatisants il avait vécu pour être aussi secret. Avait-il fait quelque chose d’illégal ? S’était-il mis à dos un gang et dût fuir son pays pour sa vie ? J’avais du mal à comprendre qu’il ne puisse tout simplement pas vouloir partager avec moi les raisons de son départ de Suède. Dans mon esprit fertile, j’imaginais le pire et l’entourait d’un mystérieux voile de romantisme qui me laissait rêveuse. Me dire que c’était un secret ne faisait que piquer ma curiosité alors forcément, je voulus en savoir plus:

« Aw come on, you can tell me! »

Tentais-je de négocier avec mon plus beau sourire. En fait, je pensais encore qu’une simple insistance de ma part pourrait le faire céder. Il ne serait pas le premier mec que je rencontrais à vouloir se faire un peu prier avant de déballer sa vie. Ils avaient bien raison, ça les rendait plus énigmatiques. Mais Snake n'étais vraisemblablement pas comme eux car il ne me répondit pas et se contenta de finir son verre d’une traite. Pire, il se releva et se dirigea vers le bar. Ma gorge se serra alors que je le regardais s’éloigner. Avais-je dit quelque chose de mal ? J’hésitai un instant à lui courir après pour m’excuser, mais j’eus la présence d’esprit de me dire que j’aggraverais peut être mon cas. Les yeux fixés sur son dos, je me mordis les lèvres en notant de faire quelques recherches sur la culture et les usages Suédois pour éviter de me comporter comme une idiote à l’avenir.

A la fois vexée et énervée contre moi-même, je noyais mon chagrin dans la fin de mon verre de Jack quand la voix de Snake s’éleva à nouveau à mes côtés. Déboussolée, je le vis poser une bouteille de Goldschläger devant moi et relevai vers lui un regard interrogatif. Lorsque je vis son immense sourire, une vague de soulagement déferla sur moi et je me détendis aussitôt. Il se rassit à mes côtés et me prit par les épaules en me signifiant qu’il voulait jouer à un jeu. awesome! J’adorais les jeux à boire, j’en connaissais plein. Intriguée, je penchai la tête vers lui alors qu’il m’expliquait le but du jeu, à savoir d’apprendre des choses sur l’autre. Je ne savais pas si j’étais plus excitée à l’idée d’avoir carte blanche pour lui poser tout un tas de questions ou bien par l’éventualité qu’il puisse vouloir en savoir plus sur moi. Dans les deux cas, j’étais séduite et impatiente de commencer. Snake reprit la parole pour m’expliquer les règles et je fronçais légèrement les sourcils, concentrée. Je ne connaissais pas ce jeu-là, mais sa simplicité me plaisait.

« So we pour glasses with each new question and we drink ‘em up with each answer? Awesome! »

M’enthousiasmais-je. Snake n’avait pas l’air très sûr de lui mais je trouvais l’idée géniale. Je réalisais vaguement que la journée du lendemain risquait de s’avérer particulièrement difficile alors que j’étais sensée travailler en fin de matinée. Je me doutais que mon boss ne goberait pas deux fois de suite l’excuse de l’intoxication alimentaire si je l’appelais pour lui dire que je n’étais pas en état de tatouer. Quelque part, je n’en avais rien à foutre. Avec effarement, je prenais conscience du fait que j’étais prête à perdre mon emplois pour pouvoir poser à Snake des questions dont j’oublierais probablement les réponses à cause de l’alcool. Snake ne me laissa pas le temps d'épiloguer davantage sur ma condition car il éclata le bouchon la bouteille d'un geste et du liquide gicla sur mon tee-shirt. Pourquoi avais-je l’impression que je me retrouvais à tremper dans l’alcool chaque fois que je passais une soirée avec lui ? Je regardais les petits flocons dorés glisser dans mon verre tandis que Snake me servait et fronçai les sourcils alors qu’il précisa une dernière règle stipulant qu’il n’était pas obligé de répondre s’il n’en avait pas envie. Woah woah woah, slow down, that is so unfair! Indignée, j’allais exprimer mon mécontentement mais il me cloua le bec en me posant sa première question, son regard intense fixé sur moi. Étrangement, je ne trouvais plus la force de le contredire. Et puis sa question concernant Mötley Crüe.

« Why Mötley Crüe, huh? Because they are the heaviest drinking, hardest fighting, most outrageous and arrogant band in the world. They started with nothing and lived to the extreme. They didn’t just play the music; they sold their soul to rock ‘n roll and nailed it. »

Commençais-je à expliquer avec passion. Puis je réalisai que ça il le savait probablement déjà, et qu’il s’agissait certainement aussi des raisons pour lesquelles lui-même était fan. Alors je repris, sur un ton plus modéré et aussi plus personnel.

« When I was 12, I received my first rock album. I mean other than the Beatles or David Bowie, obviously. It was ‘Dr Feelgood’ and man I was hooked. It opened my mind to a whole new world and it made me feel alive. I think it made me realise that I didn’t have to be my mother you know. I could go my own way. This band is very special to me. They inspired me in so many ways. »

Je ne savais pas si j’en avais trop dit mais quelque chose me disait que Snake ne détaillerait probablement pas autant ses réponses, ce qui me frustrait. D’autant qu’il avait inventé cette règle stupide qui l’autorisait à choisir les questions auxquelles il désirait répondre. Une idée que je trouvai brillante me traversa l’esprit. Je relevai les yeux vers Snake et me rapprochai légèrement pour lui exposer la situation.

« So, my turn to ask you something, but first I have a suggestion. It’s fine that you don’t answer anything you don’t want to, but then you’ll have to drink twice every time you decide to skip a question. And I’ll give you a forfeit. Deal? »

Un sourire malicieux étira mes lèvres et je tendis mon bras pour trinquer avec lui avant d’avaler d’une traite le contenu de mon verre. C’était beaucoup plus fort que ce que j’avais imaginé. Je clignai des yeux et passa ma langue sur mes lèvres qui me brûlaient. Puis je pris une inspiration et replanta mon regard dans les abysses transparentes de Snake.

« So, there we go. How were you as a kid? Were you already into rock ‘n roll or did that come after? How did you get into music? »

Ce ne fut que lorsque j’arrêtai de parler que je réalisai lui avoir posé trois questions différentes au lieu d’une seule comme j’aurais dû le faire. J’éclatai de rire et m’emparais de la bouteille pour remplir nos deux verres à nouveau.

« I’m sorry, you don’t have to answer all those questions, just pick the one you prefer I guess. »

Je posai mes coudes sur la table et appuyai ma tête sur mes mains, de façon à le regarder. Un sourire léger flottait sur mes lèvres alors que j’attendais avec impatience d’entendre sa réponse.

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Jörgen N. Sköld
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MessageSujet: Re: All in the name of Rock 'n Roll ★ For sex & sex I'd sell my soul   Mer 22 Juin - 16:56

J’ai écouté Cherry m’expliquer pourquoi elle était fan de Mötley Crüe, et j’ai réalisé que je l’étais devenu pour exactement les mêmes raisons. C’était même pas pour la musique, à l’origine. Je voyais ces mecs et je me disais qu’ils avaient absolument tout ce que je rêvais d’avoir : l’attitude, l’assurance, le style, le respect, le talent, les groupies,… Moi à cette époque là j’étais juste un petit merdeux de délinquant qui ne pouvait s’adapter nulle part. Si quelqu’un essayé d’instaurer des règles avec moi, qu’il s’agisse de ma mère, de mes profs, ou de n’importe qui, je leur disais d’aller se faire foutre et je me barrai.

Quand j’avais 14 ans, nos voisins avaient des fils d’à peu près mon âge qui jouaient tout le temps au football, et parfois ils m’invitaient à jouer avec eux. Sauf que ça m’amusait pas du tout de taper dans une balle. Je voyais pas l’intérêt. Alors j’essayai de les motiver à faire quelque chose de sympa, comme trouver de l’alcool, faire des fugues, rentrer par effraction chez quelqu’un et voler tout ce qu’on pouvait, écouter de la musique et fumer jusqu’à tomber par terre,… n’importe quoi. Ils me regardaient comme si je venais d’une autre planète. La plus part du temps je restais dans ma chambre à jouer de la guitare sur un vieil ampli, qui était même pas fait pour des instruments mais pour des cassettes. Après j’allais retrouver mes potes, mes vrais potes, des mecs complètements allumés et plus âgés que moi, je me plantais devant l’un d’eux et je disais : « Raconte-moi des trucs sur Mötley Crüe, mec ! Ils prennent beaucoup de drogues ces mecs là ? »

J’ai attrapé mon shot de Goldschläger et je l’ai descendu d’une traite. Je me souvenais plus, sur le coup, que j’étais pas sensé boire avant une réponse entière -selon mes propres règles. J’ai regardé Cherry, elle racontait qu’elle avait 12 ans le jour où elle a découvert la Crüe. J’étais ahuri : Merde, elle pouvait décemment pas avoir connu avant moi ! J’ai commencé à faire des calculs pour savoir le fin mot de l’histoire, sans succès… Alors j’ai laissé tomber. (Preuve que la sensation de supériorité intellectuelle due à la consommation de coke est une putain d’illusion).

Ensuite Cherry a décidé d’instaurer une nouvelle règle selon laquelle je devais boire deux fois et faire un gage si jamais j’avais pas envie de répondre à une de ses questions. J’avais la vague impression de me faire arnaquer quelque part, mais j’aimais bien l’idée. Alors j’ai accepté.

« Deal, sexy »

Je me suis empressé de me resservir un shot pour pouvoir trinquer avec elle et envoyer le tout dans mon gosier. Je l’ai reposé sur la table et me suis essuyé les lèvres en la regardant alors qu’elle me demandait quel genre de gosse j’étais. J’étais entrain de me demander comment j’allais tourner ma réponse pour ne passer ni pour un gosse persécuté et pas cool, ni pour un gamin psychotique qui cassait la gueule de tout ce qui bougeait, quand elle a enchainé avec deux autres questions.

« Hey slow down sweetheart, one question at the time! »

Ensuite elle a explosé de rire, et donc moi aussi. Elle m’a servi un nouveau verre, puis elle a posé sa tête dans sa main et m’a dévisagé, comme une gosse qui attend une histoire. Je l’ai regardé pendant un moment. Si j’avais pas étais sous coke, je serais probablement parti à toute jambe, flippant une fois de plus devant la situation que j’avais moi-même instauré. Sauf que j’étais défoncé, donc tout allait bien et tout était cool. Je me suis pincé les lèvres un moment, cherchant mes mots, mais comme rien ne venait je me suis lancé :

« When I was a kid I was quite… annoying. I guess. Well first I was calm but then I was annoying. I couldn’t stand still for one second. And I was always rock n roll. But I really started when I was 13, or something. With bands like Hanoi Rocks and Mötley Crüe. And with friends from the underground, we gathered and we had fun. »

Je me trouvais assez clair. Dans mon esprit les choses s’enchainaient bien et retraçaient de manière limpide la période de mes 5 à mes 13 ans. Bien sur c’était sans compter que Cherry ne connaissait pas mon histoire, ni que mon accent avait tendance à s’amplifier quand j’étais défoncé et que j’essayais de faire des longues phrases, me rendant assez peu compréhensible. Mais moi j’étais sur d’avoir réussi mon coup. Alors j’ai bu, je me suis tourné vers elle et, avec un sourire, je lui ai dit :

« I told you two things for the price of once sweetheart. Now it’s your turn to do something special for me »

J’ai posé ma main sur sa cuisse et j’ai regardé dans ses yeux sombres, cherchant l’inspiration. Mais comme tout ce à quoi je pouvais penser c’était lui demander de me sucer sous la table j’ai du m’écarter un peu d’elle pour réfléchir plus posément. J’avais toujours de l’inspiration pour des trucs saugrenues voir dégueulasses avec des groupies, mais là j’avais envie d’un truc plus subtile –pour commencer. Ensuite mon regard s’est posé sur une blonde en mini short dont les jambes ressemblaient à deux arches dorés, et je me suis redressé d’un coup, comme frappé par la foudre. Ensuite j’ai rigolé à l’avance, comme un con, et j’ai dit :

« Ok. I’ll start eassy on you. You must go to that girl here, and manage to kiss her in front of her boyfriend. »

J’ai attrapé une frite, je l’ai croqué et j’ai regardé Cherry avec un immense sourire.

« Go ahead baby I’m watching you »

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Autumn Wolf
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MessageSujet: Re: All in the name of Rock 'n Roll ★ For sex & sex I'd sell my soul   Mer 22 Juin - 17:14

Un sourire flottant sur mes lèvres, j’écoutais Snake me raconter quel genre de gamin il était. Je ne pus réprimer un petit rire quand il m’apprit qu’il était assez énervant. Je ne savais pas vraiment si c’était dû à la façon étrange avec laquelle il avait prononcé ce mot ou bien parce que j’imaginais très bien ce petit suédois irritant qui sautait partout. En tout cas l’image me plaisait, et je me faisais la réflexion qu’il ne devait pas tellement avoir changé. Par moments, il avait toujours l’air étonnement calme, mais ça ne durait pas, et l’instant suivant il semblait chercher une connerie à faire. Il me dit ensuite qu’il avait connu le rock lorsqu’il avait 13 ans, et ça m’amusa de constater qu’on avait découvert cette culture sensiblement en même temps. Et que ni lui ni moi n’en étions jamais sortis. Comme moi, il retrouvait des types dans les rues, pour se rassembler et pour s’amuser. J’avais l’impression qu’on avait eu sensiblement la même adolescence et ça me plaisait. Pour moi, ça nous rapprochait, et on avait une sorte de connexion. J’aurais voulu qu’il rentre plus dans le détail, qu’il me raconte des anecdotes de cette époque, par exemple comment étaient ses potes, sa plus grosse connerie, s’il lui était arrivé de se faire poursuivre par les flics dans les rues désaffectées de sa ville. Mais il ne le fit pas. Il avait terminé de me répondre, alors on porta nos shoots à nos lèvres pour avaler l’alcool d’une traite.

Snake reprit la parole pour me signifier qu’il avait répondu à deux questions au lieu d’une. Oh really? Etant donné la façon avec laquelle je restais sur ma faim avec cette réponse, je n’osais même pas imaginer ce qu’il estimait être une réponse courte. J’espérais que l’alcool lui délie la langue et je ne perdais pas espoir de le faire davantage parler d’ici la fin de la soirée. Je me sentais presque en mission, et j’adorais ça. Snake posa sa main sur ma cuisse et ajouta qu’en échange de ces informations, c’était à mon tour de faire quelque chose pour lui. Lorsqu’il a plongé ses yeux dans les miens, mon esprit mal tourné a analysé que le « something special » devait être quelque chose de sexuel. Ça ne m’aurait pas dérangée. Mes yeux glissèrent vers ses lèvres et des flashs de l’autre soir me revinrent en mémoire. Je frémis légèrement à la pensée de sa langue sur mon visage et ses mains sur ma peau nue. Snake s’écarta, me forçant à revenir sur terre et dans l’instant présent. Il sembla hésiter un instant, comme s’il n’était pas certain de ce qu’il allait pouvoir me demander, puis, totalement hors de propos, il éclata de rire. Alors moi aussi, même si je n’avais pas la moindre idée de ce qui avait pu provoquer son hilarité. Il fallait dire que l’alcool commençait à faire sérieusement effet et je me sentais un peu comme sur un nuage. Un sourire sur mes lèvres, je l’écoutais m’expliquer l’action que je devais accomplir pour notre jeu.

« You… you want me to kiss a girl? »

Répétais-je bêtement alors que je cherchais des yeux la nana qu’il me désignait. Enfin je la vis, et mon sourire se crispa légèrement sur mes lèvres. Elle était assez canon, là n’était pas le problème, mais je n’avais jamais été attirée par les femmes. Je ne voyais pas vraiment l’intérêt d’en embrasser une. Haussant un sourcil, je me tournais à nouveau vers Snake qui affichait une expression ravie en mâchonnant une frite. Clairement il voyait la chose différemment.

« Right. Ok, let’s do this! »

M’encourageai-je à voix haute. Je me versai un nouveau verre et l’avala d’une traite pour me donner du courage puis je me relevai sous les encouragements de Snake. Quelque part, je réalisai que j’étais presque excitée par le fait qu’il me regarderait embrasser cette fille. Je m’étonnai de constater qu’il puisse réveiller en moi des pulsions et des fantasmes dont j’ignorais même l’existence.

J’avais prévu d’aller vers le couple d’une démarche assurée, d’entamer la discussion et de demander poliment à la fille si elle acceptait que je l’embrasse, parce que mon abrutis de pote m’avais imposé un gage. Cependant au fur et à mesure que je me rapprochais, je commençais à douter de ma stratégie. Si j’avais été à la place de la fille, aurais-je accepté quelque chose comme ça ? Bourrée, probablement, j’aurais même trouvé ça hilarant. Mais j’ignorais son état de sobriété et elle pouvait aussi bien être trop coincée et refuser. D’autant qu’elle n’avait pas l’air très rock ‘n roll et semblait plutôt du genre à faire bronzer ses jolies jambes sur la plage en écoutant le dernier titre de Lady Gaga.

« Hey… »

Lançai-je d’une façon assez embarrassante en saluant le couple d’un signe de la main alors que j’arrivais à leur hauteur. Le mec me répondit d’un signe de tête en jouant avec les boutons de manchette de sa chemise tandis que sa blondasse baissa les yeux vers mon tee-shirt et mes tatouages avant de poser un regard dubitatif sur moi.

- Do you need anything? Me demanda-t-elle, et vu le ton qu’elle avait employé, ça ne pouvait signifier rien d’autre que « Tu ne vois pas que tu déranges ? »

« Huh… Yeah actually, I was wondering, you know… »

Bredouillai-je en réalisant que j’étais probablement en train d’interrompre une « date » avec nos conneries. Je jetai un coup d’œil par-dessus mon épaule pour chercher le regard de Snake. Ses yeux étaient toujours posés sur moi et un grand sourire éclairait sa gueule d’ange. Je ne pouvais pas le décevoir. Je pris une inspiration et me retournai vers la fille, qui me dévisageait, la bouche ouverte en un rictus que je trouvai passablement insultant. J’eus la subite envie de la frapper mais je me retins car ce n’était pas ma mission. Je repris donc mes explications sur un ton conciliant :

« Yeah so, I’m playing a game with my friend and I… well… Oh, fuck it! »

Comme je voyais que négocier civilement ne me mènerais nulle part, je n’hésitai pas une seconde de plus et attrapai la fille par la nuque pour coller ses lèvres contre les miennes. Comme il fallait s’y attendre, elle poussa un cri et essaya de se débattre mais dans ma tête, un simple baiser ne comptait pas alors je la retins à moitié par les cheveux pour lécher ses lèvres et sa joue, une petite dédicace spécialement pour Snake. Puis je m’écartai, très fière de moi. Échevelée, la fille avait l’air hors d’elle et profondément choquée. Bon, elle s’en remettrait. Je m’apprêtais à partir quand elle attrapa mon bras, enfonçant ses ongles dans ma peau.

- Where exaclty do you think you’re going?

Me hurla-t-elle avec une voix hystérique qui ne manqua pas de me percer le tympan. Je m’arrêtai et la toisait. Sérieusement, que pensait-elle être en train de faire ?

« What are you going to do, hit me? »

La défiai-je. Elle ne me semblait pas être le genre de fille à se lancer dans des catfights acharnés. Moi si. L’air toujours aussi renfrogné, la fille me lâcha enfin le bras et je soutins un instant son regard, puis un sourire étira mes lèvres.

« That’s right. »

Conclus-je avant de tourner les talons pour revenir vers Snake qui se fendait la gueule. Je m’étais déjà éloignée de plusieurs pas lorsqu’il me sembla entendre la fille m’insulter de « crazy bitch » dans mon dos. Je m’arrêtai un instant, hésitant à revenir en arrière, puis je décidai qu’elle n’en valait pas la peine et haussai les épaules. J’avais prévu de faire marcher Snake un peu en jouant les filles énervées, mais j'en étais tout bonnement incapable avec lui qui riait comme un con en me voyant arriver. Un grand sourire sur mes lèvres, je contournai la table et repris place à ses côtés. Je remplis à nouveau nos verres de Goldschläger et fit glisser l’alcool brûlant dans le fond de ma gorge. Puis je le reposai sur la table et relevai les yeux vers lui.

« I hope it was good enough for you ‘cause that sick bitch surely ain’t gonna let me kiss her again anytime soon! »

Ma phrase se termina dans un rire et je réalisai qu’il était temps de prendre quelques frites pour éponger l’alcool que j’étais en train d'ingurgiter. Je m’exécutais donc tout en cherchant ce que j’allais bien pouvoir demander à Snake. J’hésitais entre lui poser une question ou lui donner un gage. J’avais comme une envie de vengeance mais je n’avais pas encore satisfait ma curiosité. Je n’avais pas encore décidé de l’attitude à prendre quand je m’entendis demander:

« Ok, so what’s the deal with two girls kissing anyway? Does that turn you on or something? »

Soit. Après tout la réponse pouvait être intéressante. Pour éviter qu’il ne s’imagine qu’il ne s’agissait là que d’une simple yes/no question, je m’empressai de préciser:

« I mean have you already done a threesome or is it the kind of things you’d like to try? »

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Jörgen N. Sköld
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MessageSujet: Re: All in the name of Rock 'n Roll ★ For sex & sex I'd sell my soul   Mer 22 Juin - 17:15

Cherry s’est levé et s’est dirigé vers la nana pendant que je m’adossai au mur, les yeux rivés sur son cul et un sourire flottant sur les lèvres. J’avais aucune idée de la façon dont elle allait s’y prendre pour l’embrasser. Tout ce que je sais, c’est que je me suis baissé pour choper deux pilules d’ecstasy dans mon froc et que quand j’ai relevé la tête, Cherry fourrait sa langue dans la bouche de la blonde. Ma mâchoire inférieure s’est décrochée pour venir heurter le sol. Merde, déjà ? Cette fille n’avait vraiment pas froid aux yeux. Un sourire a fendu mon visage alors qu’elle lui léchait la joue. Sourire que j’ai d’ailleurs gardé jusqu’à ce qu’elle revienne vers moi après avoir envoyé se faire foutre la blondasse prude.

« Forget about her sexy, she’s too uptight for you »

Qu’est ce qui n’allait pas chez cette salope? Si une nana comme Cherry était venue à ma rencontre dans un bar pour fourrer sa langue dans ma bouche ma réaction aurait était toute différente. Mon regard se perdit dans le vague et je me mordis la lèvre inférieure. J’étais entrain de m’imaginer baiser Cherry contre le comptoir du bar quand cette dernière m’a demandé si voir deux filles ensembles m’existait. Je l’ai regardé. Devais-je vraiment répondre ? Apparemment non, je devais être trop flagrant parce qu’elle a décidé d’enchainer avec une autre question.

« If I’ve already done a threesome? »

J’ai du répéter sa phrase un peu trop fort parce que le couple à côté de moi s’est tourné brusquement l’air ahuri et le mec a rapproché sa copine de lui.

« Yes of course »

Sauf que la première fois c’était pas avec deux nanas. J’avais 19 ans, j’étais déchiré, et je me faisais une petite métisse dans la salle de bain du type chez qui se déroulait la soirée. Ensuite je suis sorti, je suis tombé sur Riley et je l’ai attrapé par les épaules en disant « mec je suis entrain de baiser une fille aux seins énormes dans les chiottes, viens avec moi, quand je te le dis, tu la baises ! ». Quand on est entré je me suis caché derrière lui. Il l’a baisé pendant qu’elle m’attrapait les cheveux en criant : « Oh Snake, Snake ». Mais je suis pas sur qu’on puisse appeler ça un threesome. Je suis pas non plus sur de pouvoir raconter ça à Cherry si je veux avoir une chance de la baiser ce soir. Je me suis passé une main dans les cheveux et je l’ai regardé.

« It happen quite often actually »


Je savais pas si elle voulait que je développe sur mes expériences, ou sur le pourquoi deux filles ensembles étaient sexy, ou sur autre chose. Alors j’ai développé sur ce qui me passait par la tête :

« Hot girls. Sometimes they are ready to do anything to get laid, to make us lose our mind. Most of the time it take place after a show. They’re hot. We're horny. We take them. The magic happens »

Je lui ai offert un grand sourire faussement innocent. Ensuite j’ai déposé une pilule d’ecstasy devant elle.

« Here sweetheart, to reward you. That was beautiful. »

J’ai gobé la mienne et j'ai avalé mon shot de Goldschläger.

« Now go slap the ass of that fat guy »

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Autumn Wolf
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MessageSujet: Re: All in the name of Rock 'n Roll ★ For sex & sex I'd sell my soul   Mer 22 Juin - 17:22

Grignotant mes frites, j’écoutais Snake me raconter qu’il avait évidemment déjà fait un plan à trois. My bad… J’essayai d’avoir l’air cool et détachée tandis qu’il m’apprenait qu’en fait ça arrivait même plutôt souvent mais j’avalai ma frite de travers, trahissant ma surprise. Je brûlais d’envie de lui demander de me raconter à quelle occasion, et ce qu’il avait trouvé le plus excitant dans le fait de faire l’amour à trois mais j’avais peur de passer pour une nana inexpérimentée. En réalité je n’étais moi-même jamais sortie des relations à deux. J’aimais me croire un peu libertine mais dans le fond je préférais de loin les relations amoureuses et complices aux simples plans culs. Selon moi, on n’était jamais mieux baisée que par un mec pour qui on avait des sentiments, et qui connaissait notre corps et nos envies. Enfin c'était ma philosophie avant de rencontrer Snake. Depuis j’avais dû revoir mon jugement et mes certitudes parce qu’il était clairement un de mes meilleurs coups à ce jour. Mes yeux glissèrent vers ses lèvres finement ciselées alors qu’il m’expliquait que des filles canons se pressaient dans leurs loges pour coucher avec eux après les concerts. Beaucoup de mecs se vantaient d’être de véritables tombeurs, mais lui disait ça avec naturel, et je n’avais aucun mal à le croire. En plus d’être le talentueux frontman de son groupe, il dégageait un charisme qui m’envoutait totalement, et j’étais certaine de ne pas être la seule à succomber à son charme presque hypnotique. Il suffisait qu’il me sorte son superbe sourire et j’étais prête à m’offrir à lui sans retenue.

Je le regardai poser devant moi une petite pilule verte et relevai les yeux vers lui alors qu’il m’expliquait qu’il s’agissait d’une récompense pour ma superbe mise en scène. Un sourire ravi étira mes lèvres: je n’étais pas peu fière de mon exploit. Je pris la pilule de l’amour entre mes doigts et la posa délicatement sur ma langue avant de la faire passer avec mon shot de Goldschläger. Je ne préférais même pas imaginer l’état d’excitation dans lequel je serai quand l’ecstasy ferait effet. J’étais plus ou moins sobre, et pourtant je crevais déjà d’envie de prendre la main de Snake pour l'embarquer dans un coin sombre où je pourrais ne faire plus qu'un avec lui. Si j’avais eu quelques doutes quant à la façon de terminer cette soirée, ce n’était désormais plus le cas. Pour moi, il n’y avait plus qu’une issue possible et ça comprenait une certaine promiscuité de nos corps. Je me mordillai rêveusement la lèvre inférieure en imaginant ses mains caresser mes cuisses et mes hanches quand il me demanda d’aller frapper le gros cul flasque d’un type qui se trouvait en face de nous. Sans aucun doute, il savait faire retomber la pression. Mes yeux se posèrent sur l’amas de chair plus ou moins fraiche qui débordait du tee-shirt et un rictus écœuré déforma mes lèvres.

« You’re twisted, you know that? »

Commentai-je en relevant les yeux vers Snake, une expression désormais amusée sur mon visage. Il ouvrit la bouche, peut-être pour rire ou encore pour répondre quelque chose. Je ne le saurais jamais puisque, répondant à une pulsion, je pris son visage entre mes mains et posai un rapide baiser sur ses lèvres, le coupant dans son élan. Je réalisai que j’en avais envie depuis l’instant où il m’avait offert la baguette de Tommy au Roxy Theater, mais bien évidemment j’étais alors trop sobre pour oser l’embrasser. Je m’écartai légèrement et plongeai mon regard dans le sien. J’adorais l’odeur de sa peau. Je ressentais le besoin quasiment vital de glisser ma langue entre ses lèvres, de m’assoir à califourchon sur lui et de passer mes mains dans ses cheveux pour l’attirer contre moi. Au lieu de cela, je me contentai de laisser mes doigts glisser le long de sa joue, de son cou et de ses épaules avant de trouver la force de rompre la tension sexuelle qui m’attirait irrémédiablement vers lui pour me relever. Une fois debout à côté de la table, je pris une profonde inspiration et entrepris de me rapprocher de ma future mission.

Je n’étais pas sous cocaïne, alors je ne me sentais absolument pas invincible. En réalité, j’avais douloureusement conscience du fait que le type vers qui je m’approchais faisait trois fois ma taille en largeur comme en hauteur. Ses courts cheveux gras étaient attachés en queue de cheval sur sa nuque et sa veste à patch laissait entrevoir ses bras tatoués. J’étais bien la dernière personne à pouvoir stigmatiser les gens sur leur apparence physique, mais j’aurais préféré que Snake évite de porter son choix sur un motard qui ne me semblait pas être un modèle de délicatesse. Arrivée à la hauteur du type et de son pote, je sentis ma gorge se serrer. Il n’avait pas l’air de faire partie d’un gang – ce qui me laisser entrevoir l’espérance de garder la vie sauve – mais semblait tout de même capable de me réduire en bouillie d'une seule main. Get yourself together Cherry! J’avais besoin de me donner du courage. C’est sans doute pour cette raison que je tendis ma main vers la pinte du gros tas alors qu’il allait boire pour faire couler la moitié du liquide dans mon gosier. Avec un soupir absolument pas distingué, je la reposai bruyamment sur la table et posai une main sur ma taille en effectuant un déhanché sexy.

« Gentlemen… »

Les saluai-je avec un sourire moqueur. Mon but était de les provoquer, de façon à ce que gros tas lève ses fesses de la chaise pour que je puisse y enfoncer mes chaussures plateforme. Malheureusement pour moi, ce crétin devait s’imaginer que je le draguais puisque son pote et lui se mirent à rire bruyamment en se donnant des coups de coudes.

- Well hello my lady!

Réplica mon connard en posant sa grosse patte sur mes hanches, manquant de me faire tomber alors qu’il m’attirait vers lui. Quelle finesse. Cependant en cet instant précis, j’aurais encore pu lui pardonner : après tout j’étais venue pour lui taper le cul. Mais il signa son arrêt de mort – et le mien par la même occasion – lorsqu’il ajouta :

- Nice tats, I wonder if you’re all covered up…

Alors que ces mots que je trouvais déjà bien assez dégueulasses comme ça coulaient de sa bouche, le type remonta sa main sous mon tee-shirt, dans une tentative minable d’empoigner un de mes seins. Sans réfléchir, je levai le bras et la paume de ma main s’abattit sur sa joue flasque avec un joli claquement qui retentit dans le bar. Je ressentis une douleur aiguë mais ce n’était visiblement rien comparé à celle du type qui se mit à beugler comme un porc. Il me lâcha et repoussa brutalement sa table pour se relever, faisant tomber sa chaise en arrière. Moi, j’étais bien trop énervée et excitée pour réaliser que c’était le moment de partir en courant si je voulais sauver ma peau. Autour de nous, des types s’étaient relevés et les voix s’élevaient ce qui ne manqua pas de m’encourager.

« That'll teach you never to lay your hands on me ever again you sick bastard. »

Lui crachai-je en désignant de mon doigts pointé la marque rouge qui se dessinait sur son visage. Il se releva de toute sa stature et je dus relever les yeux pour voir un éclair de fureur passer dans les siens. Je profitai de sa rage pour m’écarter vivement de lui, le contourner, et envoyer mon pied s’enfoncer dans la graisse de son cul. Parfait, j’avais réussis ! Je levai les mains au ciel et lâchai un cri de victoire quand la main du type attrapa violemment mon bras pour me ramener en face de lui. Il me hurla quelque chose que je ne compris pas parce que ma cuisse heurta brusquement une table, m’arrachant un cri de surprise. Et merde, je n’aurais jamais dû baisser ma garde. Maintenant, il serait difficile de me barrer rapidement sans me péter les chevilles avec mes chaussures à la con, d’autant que gros tas ne semblait pas vouloir me lâcher. Je relevai un regard haineux vers lui et essayai de donner un coup de poing dans son gros ventre, mais malgré ma hargne, j’étais comme une marionnette ridicule entre ses mains. Alors je pris le premier objet que je trouvais - à savoir sa pinte de bière en verre à moitié pleine - et lui lançai au visage.

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Jörgen N. Sköld
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MessageSujet: Re: All in the name of Rock 'n Roll ★ For sex & sex I'd sell my soul   Mer 22 Juin - 17:24

Comme si j'étais pas au courant, Cherry m’a fait remarquer que j’étais tordu. Je l’ai regardé. Elle souriait. J’avais envie de lui expliquer sincèrement qu’elle n’avait encore rien vu, mais elle a attrapé mon visage et a déposé un baiser sur mes lèvres, me coupant net. Et c’était peut être mieux comme ça. J’ai regardé ses lèvres alors qu’elle s’écartait de moi. Ensuite j’ai relevé mes yeux vers les siens qui pétillaient toujours de malice. Un sourire crétin a fendu mon visage. Elle venait d’envoyer une décharge électrique dans mon corps qui avait couru dans mes veines pour exploser dans le bas de mon ventre, et je n’avais qu’une envie : l’attraper et la prendre sur la banquette. Le contact de ses doigts délicats parcourant la peau nu de mon cou n’arrangeait pas les choses. Mais elle s’est levée, et j’ai pu reprendre mes esprits. (Entendons-nous, ‘reprendre mes esprits’ a ici un sens tout particulier puisque j’étais en réalité de plus en plus défoncé).

Cherry s’est approché du gros tas de chair que je lui avais désigné et elle s’est emparé de sa pinte pour la boire avant de la reposer brutalement sur la table, ce qui me fit marrer. J’ai plongé ma main dans la poche de mon futal et mes doigts se sont refermés autour d’un joint. Tiens, j’avais pas souvenir d’en avoir roulé un préalablement. Je l’avais sans doute piqué à Riley. Ce mec aimait bien se prendre pour un hippie de temps en temps. Moi j’étais pas un grand fan des drogues molles, même si j’étais expert en l’art de rouler depuis le collège (période à laquelle j’avais créé un business où je roulais des bédos pour les autres gamins contre une poignée de pièce. Ensuite je me suis fais pincer par le directeur avec un sac d’herbe sur les genoux et je me suis fait renvoyer). J’ai haussé les épaules, j’ai glissé le joint entre mes lèvres et j’ai à nouveau enfoui ma main dans ma poche pour chercher un briquet. Sauf que je fumais pas, donc j’en avais pas. Mon regard s’est alors posé sur un connard à côté de moi qui avait la boule à zéro et une cigarette derrière l’oreille.

« Hey give me your lighter man »

J’ai allumé le joint et j’en ai aspiré une longue bouffé avant de me retourner pour voir où en était ma Cherry Bomb. Mais le chauve qui m’avait passé son briquet s’était levé et beuglait quelque chose vers le fond du bar. Ca m’a énervé d’ailleurs parce qu’il me gâchait la vue.

- Excuse me, you can’t smoke in here!

J’ai tourné la tête vers la voix féminine qui m’avait interpelé et quand j’ai recraché l’amas de fumée blanche j’ai vu les yeux de la serveuse s’agrandirent alors qu’elle réalisait probablement qu’il s’agissait pas d’une simple cigarette roulée. Je savais pas encore si j’allais lui répondre ou non quand le chauve s’est mit à hurler. Ce connard commençait vraiment me taper sur le système. Je me suis levé, m’apprêtant à lui intimer de la fermer s’il ne voulait pas finir avec mon poing dans la gueule mais mon regard s’est fait attirer par tout autre chose. Au fond du bar, j’ai vu le gros connard flasque attrapé Cherry par le bras pour l’attirer brusquement à lui et la cogner contre une table, lui arrachant un cri de douleur.

- You need to turn if off right now or I’ll have to call the-

Mais j’entendais plus cette nana. J’ai attrapé la bouteille de Goldschläger et sans réfléchir, je l’ai balancé de toutes mes forces dans la gueule du biker. Sauf que le missile est passé bien loin de sa cible initiale et s’est éclaté sur le mur à plusieurs mètres de lui. Et merde. Ceci dit mon effet était pas totalement foiré parce que tous les regards se sont tournés vers moi, y compris celui du gros tas de chair en question, qui a oublié Cherry l’espèce d’un instant. Instant durant lequel elle a décidé –plus efficace que moi- de lui balancer le contenu de sa pinte de bière en pleine gueule. Il a porté ses mains à ses yeux et sous le coup de la surprise, il a lâché Cherry. Elle est tombée sur le sol comme un pantin à qui on aurait coupé les fils, ce qui m’a foutu hors de moi. Je commençais à m’approcher d’elle quand Connard a fait son revival en se retournant brusquement vers elle, la gueule cramoisie de colère, et a commencé à tendre les mains pour l’attraper. Mon sang n’a fait qu’un tour. J’ai foncé sur le type et une fois arrivé à sa hauteur, je ne me suis pas arrêté. Je l’ai plaqué contre le mur comme un rugbyman. Il est tombé par terre comme un gros singe tombé de son arbre. Moi je me suis aussitôt redressé et j’ai commencé à lui balancer des coups de pieds dans la gueule. Putain ce que je pouvais aimer ça. J’étais complètement cinglé. C’était ma façon de régler un conflit. Je réagissais sans me soucier à aucun moment des conséquences, parce que pour moi les conséquences, ça n’existait pas. Je me sentais invincible. Des mots comme conséquences, responsabilités, moral, self-control ne faisaient pas parties de mon vocabulaire.

Une main m’a attrapé par les épaules et m’a brusquement écarté de ma victime. Je me suis retourné et ma tête s’est heurtée au torse d’un mec.

- Whatcha gonna do now?

Sans hésiter une seule seconde et sans réfléchir j’ai serré mon poing et je l’ai frappé en pleine gueule. J’y ai mis tellement de force que j’ai entendu un craquement. Il s’est écroulé par terre, sa tête heurtant le sol. Ses yeux ont commencés à rouler et il a perdu connaissance. Il était rasé de chaque côté du crâne et avait juste une bande de cheveux au milieu rattaché en queue de cheval. C’était probablement un pote de Connard. J’ai entendu un grand cri de guerrier au combat et j’ai vu un mec -sans doute un autre de la joyeuse bande- foncer sur moi. Je me suis écarté et l’abruti m’est passé devant dans son élan pour percuter la nana d’un type. Ce dernier n’a pas hésité un instant avant de répliquer en lui envoyant un uppercut dans la gueule. A partir de ce moment là tout s’est passé très vite et je suis pas sur d’avoir tout capté. Des chaises se sont mit à voler un peu partout, des insultes ont fusés, des coups de poings se sont perdus, et en moins de cinq secondes tout le monde dans le bar se tapait dessus. Moi j’ai attrapé Cherry par la main et je l’ai embarqué dehors (j’ai quand même pensé à choper au vol une bouteille de Jack Daniels qui trainé sur le comptoir. Quelque chose me disait que la nuit était loin d’être finie).

On a couru sur le trottoir pendant quelques mètres et on a bifurqué dans une allée au moment où les flics débouchaient en trombe dans le bar comme les hommes de la situation. J’étais sur excité. On riait tellement que mon abdomen me faisait mal. On essayait de faire le moins de bruit possible, comme des gosses après une bêtise qui ne doivent pas se faire prendre. Mais chaque fois que l’un semblait commencer à se calmer, le rire de l’autre provoquait à nouveau son hilarité. Je me suis passé les mains sur le visage en soupirant pour reprendre mon souffle, et je me suis penché pour regarder l’état de Cherry qui avait la tête baissée.

« You’re all right sweetheart ? »

J’ai passé une main dans ses cheveux pour dégager son visage et le relever vers moi. Elle riait. Elle avait un rire vraiment hystérique. Et ça m’a fait repartir dans un fou rire à mon tour. On était ridicule. Et j’adorais ça. Mec, j’aurais jamais pensé m’amuser autant avec… une nana.

J'ai regardé le ciel noir plein d'étoiles, j’ai fais quelques bons sur place, ensuite je me suis tourné vers Cherry, j’ai attrapé sa nuque et, attirant brusquement son visage contre le mien, j’ai collé mes lèvres aux siennes avec une passion complètement sortie de nulle part avant de m’écarter et de lui sourire.

« I’m very gutted I missed your performance. Did you slap his ass then? »
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Autumn Wolf
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MessageSujet: Re: All in the name of Rock 'n Roll ★ For sex & sex I'd sell my soul   Mer 22 Juin - 17:34

Lorsqu’il sentit sa pinte de bière se déverser sur sa gueule, mon adversaire beugla de surprise et de douleur. Par réflexe, il porta ses deux mains à son visage, lâchant mon bras si brusquement que je retombai sans savoir le temps de me rattraper. Mes chaussures glissèrent sur le parquet humide et je m’étalai de tout mon long sur le sol en bois. Secouée, je me redressai péniblement et relevai les yeux pour voir cet enfoiré de biker se pencher sur moi, prêt à me massacrer. Il avait l’air hors de lui, et ne semblait pas prêt à me laisser une chance de filer. Je flippais carrément. Sa sale gueule cramoisie déformée par la rage, le type allait m’empoigner par les épaules lorsque quelque chose le propulsa subitement contre le mur le plus proche. La bouche entre ouverte, je le regardai s’écrouler sur le sol puis mes yeux se posèrent sur le type svelte qui se releva immédiatement pour le massacrer. Un grand sourire niais fendit mon visage quand je réalisai que mon sauveur n’était autre que Snake, qui semblait bien déterminé à l’achever. Je me relevai en me tenant à la table sous laquelle je me trouvais et me réjouis à la vue de mon connard ensanglanté et inerte. Je ne pensais pas une seule seconde à m’inquiéter du fait que Snake puisse le tuer. J’étais juste reconnaissante pour son coup de main, et admirative de son courage. Le bar était remplit de mecs plutôt costauds, et pas un seul n’avait fait un pas pour me défendre ou au moins tenter de raisonner le gros tas et sa bande de potes. Snake, lui, avait foncé dans le tas sans se soucier du fait que ses adversaires étaient plus nombreux. Et le pire, c’est qu’il était si nerveux qu’il avait réussi à en mettre deux à terre en quelques minutes à peine. Quand le troisième se jeta sur lui, il s’écarta et le type alla percuter une nana qui n’avait rien demandé. Des types absolument pas mêlés au combat se jetèrent dans la cohue et en même pas cinq minutes, le chaos régnait sur le bar, et l’ambiance devenait sacrément dangereuse car n’importe qui devenait susceptible de se prendre un coup de poings perdu. J’étais en train de tenter de repérer un chemin dégagé pour me sortir de là lorsque la main de Snake se referma sur la mienne, m’entraînant vers la sortie du bar. Entre ses mains, je me sentais en sécurité, alors je pus me concentrer sur un autre sujet d’importance : la baguette de Tommy Lee. Je refusais de quitter le bar sans elle. Dans notre course, je repérais la table où nous étions installés. Par chance, elle n’était pas loin de l’entrée, et je pus choper mon cadeau au vol avant de me faire embarquer à l’extérieur.

Comme des connards, on s’est mis à courir – tant bien que mal, vu la hauteur de mes talons - le long de la route pour nous éloigner du bar. Sirènes hurlantes, des voitures de flics ont déboulé dans la rue principale et Snake m’a poussée dans une petite allée sordide non loin du lieu du crime pour nous planquer. Avec des crissements de pneus absolument pas nécessaires, les voitures encerclèrent l’entrée du bar où les flics armés commençaient déjà à entrer en mode commando pour rétablir l’ordre. Ils ne pouvaient bien évidemment pas se douter que les deux crétins qui avaient foutu la merde avec leurs jeux à la con étaient planqués à quelques mètres de là, à lutter contre le fou rire qui les assaillait. Le souffle court, j’avais un point de côté à force de vouloir étouffer mon rire, et croiser le regard malicieux de Snake ne m’aidait pas à reprendre mon calme. Je m’appuyai contre le mur grisâtre qui se trouvait derrière moi et baissai les yeux vers le sol pour reprendre ma respiration et tenter de me calmer, en vain. Je sentis les mains de Snake se glisser dans mes cheveux et relever mon visage vers le sien. Il avait une voix douce, alors qu’il me demandait comment j’allais. Quelle question. J’étais extatique, hystérique, et l’adrénaline qui déferlait à toute allure dans mes veines renforçait l’excitation que je ressentais naturellement lorsque que je me trouvais en sa présence. Je voulais lui répondre que je ne m’étais jamais sentie aussi bien mais je n’arrivais toujours pas à parler entre mes éclats de rire. Snake avait l’air aussi excité de moi. Avec un sourire, je le regardai sautiller sur place quand il m’attrapa par la nuque pour m’attirer vers lui. L’instant suivant, ses lèvres embrassaient les miennes avec une passion totalement inattendue qui me donna presque le vertige, d’autant qu’il ne tarda pas à s’écarter. Encore un peu étourdie, je le regardai et me fis la réflexion que son sourire le rendait encore plus beau que d’ordinaire.

« Are you saying you haven’t seen any of my performance? I am so gutted man! I sure did it though; he’ll probably have a constant reminder of my heels on his fat ass. »

Plaisantai-je qu’il me demanda si j’avais réussi à foutre mon pied dans le gros cul plein de graisse du biker. Un sourire amusé sur mon visage, je me rapprochai de Snake et passai mes bras autour de son cou pour attirer son corps contre le mien.

« I bitch-slapped him too, ‘cause the motherfucking bastard thought I was hitting on him and tried to grab my boobs. »

J’avais beau être sous ecstasy, il n’y avait qu’une seule personne que je voulais voir attraper mes seins en l’instant présent. Je remontais mes mains le long de la nuque de Snake, jusque dans ses cheveux, et attirais son visage contre le mien pour l’embrasser à nouveau, ma langue se frayant un passage entre ses lèvres. J’avais tellement envie de lui que je n’aurais pas été contre le fait qu’il me prenne dans cette ruelle sombre, seulement cachés par l’opacité de la nuit qui nous entourait. Mais lorsque j’ouvris les yeux pour le regarder, et mon regard se posa sur un amas de végétation à l’extrémité de la ruelle dans laquelle nous nous étions enfoncés, et une meilleure idée traversa mon esprit. Mes lèvres toujours appuyées contre celles de Snake, je ne pus réprimer un petit rire et m’écartai vivement, excitée par ma nouvelle idée. J’attrapai sa main et me mis à courir – assez lentement il fallait l’avouer – vers le bout de la rue. Arrivée là, je m’arrêtai un instant et contemplai l’immense parc central qui s’étalait à nos pieds de l’autre côté de la route. A l’abri des arbres et de la végétation, nous aurions plus d’intimité que dans notre ruelle. Évidemment, la ville fermait le parc la nuit pour éviter les agressions et promouvoir la sécurité de chacun, mais les grandes barrières à pic ne me faisaient pas peur. Pas plus que les gens craignos qui avaient tendance à traîner là-bas la nuit : j’étais avec Snake. Je l’entraînai aux pieds de la grille et pris la bouteille de Jack Daniels qu’il avait pensé à chiper avant de relever les yeux vers lui.

« So now it’s your turn to do something for me: climb that fence and help me reach the other side. »

Lui ordonnai-je avec un sourire tout en dévissant le bouchon de la bouteille de whisky. Suivant la tradition de notre jeu, je portai le goulot à mes lèvres et prit une longue gorgée du liquide, faisant couler l’équivalent de deux shots dans mon gosier. Je m’essuyai la bouche d’un revers de main et la lui tendit pour qu’il puisse à son tour prendre des forces.

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Jörgen N. Sköld
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MessageSujet: Re: All in the name of Rock 'n Roll ★ For sex & sex I'd sell my soul   Mer 22 Juin - 17:35

Je regardai Cherry me raconter qu’elle avait bel et bien tapé le cul du motard, et un sourire idiot a étiré mes lèvres. Merde, j’aurais vraiment voulu voir ça. Pourquoi j’avais manqué ça ? J’ai pas eu le temps d’approfondir la question parce que Cherry a passé ses bras autour de mon cou et a pressé son corps contre le mien, recaptant aussitôt mon attention. J’ai posé mes mains sur ses hanches alors qu’elle gloussait, expliquant avoir giflé le connard en prime. J’ai rigolé, moi aussi, et je me suis penché pour l’embrasser. Cette nana avait vraiment quelque chose. Je comprenais pas pourquoi mais l’imaginer tenir tête à ce tas de merde me rendait stupidement fier d’être le mec qui l’accompagnait. J’y pouvais rien. J’avais toujours trouvé les nanas de caractères plus attirantes que les autres. J’ai fermé les yeux et j’ai caressé la joue de Cherry. L’ecstasy aidant, je me faisais la réflexion que j’aurais bien passée le reste de la soirée à l’embrasser comme un gosse de 12 ans, mais heureusement pour mon amour propre, elle a rompue notre étreinte et a commencé à me tirer par la main vers le fond de l’allée.

Quand j’ai compris ce qu’elle avait en tête je me suis mis à sautiller avec l’énergie d’un chihuahua cocaïnomane en rut, avant de la devancer pour me précipiter devant la grille du parc. Pourquoi ça m’existait autant d’ailleurs ? C’était juste un putain de parc ! Je me suis tourné vers Cherry, un peu interrogatif, alors qu’elle arrivait à ma hauteur. Elle a attrapé ma bouteille de Jack Daniels et m’a demandé d’escalader la grille. J’ai souris : aucun problème. Ensuite elle m’a demandé de l’aider à en faire de même et j’ai tordu ma bouche sous le coup de ma réflexion intense. Je me demandais si j’aurais pas plus vite fait de la balancer sur mon épaule et de monter avec elle sur le dos, King Kong style (j’étais sur d’en être capable), quand elle m’a tendu la bouteille de Jacks. Je l’ai attrapé, j’en ai avalé plusieurs gorgées et je la lui ai redonnée en m’essuyant les lèvres d’un revers de la main.

« All right sexy, let’s do this »

Je me suis tourné vers la grille qui devait bien faire deux fois ma taille et se terminait par des bouts pointus. Après l’avoir étudié l’espace d’une demi seconde j’ai entrepris de l’escaler. Ayant toujours était sportif (et la coke aidant) j’ai grimpé habilement la barrière, m’appuyant sur le panneau publicitaire à mi chemin avant de sauter par-dessus les pics et de me laisser glisser de l’autre côté. Ensuite je me suis tourné vers Cherry et j’ai souris. J’étais plutôt fier de moi et j’espérai l’avoir impressionné. Ceci dit j’ai aussitôt repris mon sérieux parce qu’il me restait encore la moitié de ma mission à accomplir, et c’était clairement pas la plus simple.

« Ok now give me the bottle. And your shoes. »

Je les ai posé derrière moi et je me suis rapproché à nouveau de la barrière. J’allais lui expliquer ce qu’elle était sensé faire pour me rejoindre quand mes yeux se sont posés sur ses lèvres. Du coup aucun son n’est sorti de ma bouche ouverte. Je sais pas trop combien de temps je suis resté comme ça mais je me suis entendu rigoler, j’ai passé un bras à travers le grillage et je l’ai attiré brusquement contre moi pour l’embrasser à travers les barreaux. J’avais toujours voulu faire un truc comme ça. Ensuite je me suis écarté, et j’ai repris tout mon sérieux.

« First you’re going to put your feet here. Then you grab that and you get on the advert panel. Then you get over the top and then… well then… you do the same on the other side. All right? »


Je me trouvais assez limpide. Je sais pas si c’était son cas. Quoi qu’il en soit elle a rapidement entreprit d’escalader la grille à son tour, suivant plus ou moins mes conseils. Elle est arrivée en haut, et moi qui avait était si prévenant depuis le début de son épopée, j’ai laissé mes bras retomber bêtement le long de mon corps. J’ai même pas pu penser une seconde à l’éventualité qu’elle puisse s’empaler sur les pics, parce que mes yeux étaient littéralement focalisé sur son cul parfaitement moulé dans son espèce de legging. Merde… mec… comment tu peux te concentrer sur quoi que se soit dans un moment pareil ? Ce truc était un appel au viol ! Ma Cherry Bomb a commencé à redescendre de son perchoir assez maladroitement, et bien sur ce qui devait arriver arriva : elle a glissé… sur moi. J’aurais bien voulu la rattraper comme un chevalier avec sa princesse (comme dans les films) mais au lieu de ça j’ai vaguement eu le temps d’agripper sa cuisse avant de tomber à la renverse, Cherry étalée sur moi. Heureusement (pour moi) elle est tombée de moins de 2 mètres, ce qui m’a évité d’être réduit à l’état de pancake. J’ai écarquillé les yeux sous le choc et je suis resté sur le dos l’espace d’une seconde avant d’éclater à nouveau de rire. Je me suis redressé sur le coude et j’ai attrapé le menton de Cherry pour relever son visage vers moi.

« You all right love ? »

J’avais vaguement l’impression de lui avoir posé la même question quelques minutes auparavant mais j’arrivais plus tellement à me souvenir pourquoi. Cette fille se trouvait décidemment toujours dans des emmerdes ! Et le fait qu’elle me fréquente ne faisait que souligner mon propos...
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Autumn Wolf
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MessageSujet: Re: All in the name of Rock 'n Roll ★ For sex & sex I'd sell my soul   Mer 22 Juin - 17:46

Excitée comme une puce à l’idée de notre nouvelle connerie, je récupérai la bouteille de Jack Daniels et m’écartai légèrement de Snake pour lui donner plus de liberté dans ses mouvements. Il observa la grille pendant un bref instant puis entreprit de l’escalader avec agilité et précision. Impressionnée, je ne pouvais m’empêcher de remarquer les muscles de ses bras se contracter alors qu’il se hissait au sommet de la barrière. Arrivé en haut, ma rockstar sexy se laissa glisser le long des barres de fer avec aisance et se retrouva en face de moi, souriant, comme si ce qu’il venait d’accomplir n’était qu’un jeu d’enfant. Docilement, je lui tendis la bouteille de Jack et me tins à la barrière afin de retirer mes chaussures pour les lui passer à leur tour accompagnées ma baguette de Tommy Lee. Mes deux mains accrochées aux barres de fer, je le regardai poser nos affaires derrière lui et attendais qu’il m’explique comment j’étais sensée m’y prendre pour le rejoindre de l’autre côté. Il se redressa et posa ses yeux sur moi mais aucun son ne sortit de sa bouche. Au lieu de ça, il eut un petit rire et je sentis son bras encercler ma taille pour m’attirer brusquement contre lui à travers le grillage et m’embrasser. Son effet de surprise et la présence des barrières entre nous rendirent la situation particulièrement excitante à mes yeux. J’étais presque déçue lorsqu’il s’écarta pour m’expliquer comment je devais m’y prendre pour grimper la barrière mais l’idée de le rejoindre était une motivation assez forte.

« All right, let’s do this. »

Répondis-je avec un hochement de tête pour montrer que j’avais compris. En réalité je n’étais pas vraiment certaine de comprendre comment il espérait que je puisse réussir à faire la même acrobatie que lui alors que je n’étais ni souple, ni sportive, et pieds nus. Je m’attelai néanmoins à la tâche, me hissant tant bien que mal (et surtout mal) le long de la grille glacée. Ça ne me semblait pas trop difficile. Ce n’est qu’une fois arrivée en haut, alors que j'étais plus ou moins en équilibre entre les pics, que je commençai à paniquer. Réalisant que je me casserais probablement les chevilles si je sautais d’un côté ou de l’autre, je m’agrippais à la barrière avec la peur de m’étaler sur les pics qui se dressaient sous mon abdomen. Je ne pouvais pas rester là où je me trouvais pour des raisons évidentes mais j’avais l’impression qu’effectuer le moindre mouvement me ferait perdre mon équilibre et basculer à droite ou a gauche. Quelle idée de merde j’avais eue avec ce foutu gage. Comment Snake était-il passé le de l’autre côté, déjà ? Je baissai fébrilement les yeux vers lui pour constater qu’il me regardait, ce qui me rassura, pour une raison que j’ignorais. Je tentai donc maladroitement de tendre un pied contre la rambarde pour tenter de faire changer mon poids de jambe et descendre en douceur de l’autre côté. Je flippais tellement a l'idée de m’empaler la cuisse que je levai la jambe un peu trop haut au moment de la faire passer de l’autre côté à son tour. Ma petite manœuvre me déséquilibra totalement et je me sentis glisser dans le vide en laissant échapper un « Holly fuck » hystérique et minable. Alors que je tombai, je sentis la main de Snake se refermer sur ma cuisse et j’eus le vague espoir qu’il ait le temps de me rattraper avant de réaliser que je l’entraînais dans ma chute vers le sol.

Avec un bruit mat, on s’écrasa sur le sol heureusement humide du parc, qui amortit notre chute. Je sentis une vague douleur au niveau de mes jambes et de mes paumes écorchés mais m’étonnai globalement de ne pas m’être fait plus mal que ça dans ma chute de pas moins de deux mètres. Puis je réalisai avec horreur que Snake avait dû faire un excellent amortisseur. Je savais que je n’étais pas toute légère alors j’espérais ne pas lui avoir cassé une côte dans ma chute. Au moment où cette pensée traversait mon esprit, je l’entendis éclater de rire, et un soupir de soulagement relâcha la pression qui s’était exercée sur mes poumons. Les yeux rivés sur le sol, j’attendais le moment imminent ou il ferait une remarque sur mon « poids plume. » Elle ne vint pas. Au lieu de cela, sa main souleva délicatement mon menton et je relevai les yeux vers lui pour voir les siens chercher mon regard. Il n’y avait pas de traces de moquerie sur son visage alors qu’il me demandait si j’allais bien et mon cœur eut un raté. Il m’avait appelée love. Pas sweetheart, pas sexy ou un de ces surnoms mignons mais totalement banals et interchangeables qu’on pouvait sortir à n’importe quelle nana. Love, et c’était la première fois que j’entendais ce mot s’échapper de ses superbes lèvres, prononcé dans un accent si particulier que son sens semblait encore plus important et unique à mes oreilles.

« Yeah… don’t worry I’m fine. »

Balbutiai-je, plus secouée par ce nouveau surnom affectif que par la chute que je venais de faire. Comme ce mot avait ramené à la surface la romantique acharnée en moi (elle n’était d’ailleurs jamais vraiment loin), je pris délicatement son visage entre mes mains et collai tendrement mon front au sien.

« Oh my gosh, I’m so sorry baby I don’t know what happened to me up there. Are you ok? »

Demandai-je à mi-voix, mes yeux se perdant dans l’abysse argentée de ses prunelles étrangement éclairées par les lumières du parc. Il avait des yeux magnifiques, d’un bleu intense d’une taille légèrement supérieure à la normale. Je serais volontiers resté à les contempler toute la nuit durant, blottie contre son torse, si des sirènes de police ne m’avaient pas sortie de mes pensées. Je me redressai légèrement sur les genoux et plissai les yeux pour voir des voitures de flic tous gyrophares dehors passer à grande vitesse dans la rue qui longeait le parc, à quelques mètres de l'endroit où on se trouvait. Ces assistés avaient dû interroger quelques personnes dans le bar et réalisé qu’aucun des types qu’ils ne s’apprêtaient à coffrer n’étaient les véritables responsable du carnage. Ils avaient probablement déjà une description assez précise de nous deux et nous recherchaient dans le quartier et les rues annexes. Ces enfoirés avaient beau nous être passés devant sans sembler nous remarquer, quelque chose me disais qu’on ferait mieux de ne pas traîner trop longtemps près de la grille, car on était encore très visible de la rue. J’attendis qu’ils disparaissent dans le tournant puis me relevai légèrement et tendis les mains à Snake pour l’aider à se remettre debout – c’était le moins que je pouvais faire, après l’avoir écrabouillé.

« We’ve got to move babe. »

Expliquai-je à mi-voix. Pourquoi est-ce j’avais toujours le sentiment d’être une criminelle en cavale lorsque j’étais avec lui ? Je gardai une de ses mains dans la mienne, et de l’autre ramassai mes chaussures ainsi que ma baguette avant de l’entraîner plus profondément dans le parc. Je fis attention à ne pas prendre les sentiers publics. Trop éclairés, ces derniers étaient parfois parcourus par les veilleurs de nuit. Au lieu de ça, je l’entrainais à travers les arbres épars qui poussaient au hasard au milieu de la plaine faiblement éclairée par la lumière de la lune. Les bruits de la ville se faisaient plus lointains et le silence n’était plus rompu que par nos respirations et le bruit de l’herbe qui se froissait sous nos pas. J’avais un peu l’impression d’être dans un monde post-apocalyptique dans lequel Snake et moi étions les dernières personnes sur terre, et où cette étendue infinie était notre. Comme cette idée me plaisait, je lâchai sa main et fit un tour sur moi-même, les bras levés vers le ciel. Mes yeux se perdirent dans les étoiles qui brillaient au-dessus de ma tête, et j’éclatais de rire sans trop savoir pourquoi. J’étais heureuse.

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Jörgen N. Sköld
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MessageSujet: Re: All in the name of Rock 'n Roll ★ For sex & sex I'd sell my soul   Mer 22 Juin - 17:47

Cherry avait l’air secouée : elle me bouffait littéralement des yeux. Ensuite elle a collée son front au mien en me demandant comment j’allais. Elle me bouffait toujours des yeux. J’ai froncé les sourcils. J’étais pas sur de comprendre où était la gravité dans la situation. Je lui aurais bien répondu qu’elle n’avait pas à s’excuser d’être tombée à califourchon sur moi et que si ça lui disait, elle pourrait même recommencer sans les fringues, mais en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « live wire », elle était de nouveau sur ses pieds. J’ai soupiré.

« Why ? »

Je l’ai dit tellement bas qu’elle a pas du m’entendre. Pourquoi fallait-il que cette nana flippe toutes les trente secondes ? J’ai attrapé sa main pour me redresser et de l’autre j’ai récupéré ma bouteille de Jacks. On a quitté le sentier éclairé artificiellement et j’ai senti mes pupilles se dilater (un peu plus encore) pour essayer de voir dans le noir. Quand mes yeux se sont accommodés à la pénombre ambiante, j’ai compris qu’elle m’entrainait à travers les arbres et recoins glauques du parc. Un sourire a fendu mon visage. Je trouvai ça cool. Le silence nous entourait, et il était uniquement coupé par les craquements des feuilles sous nos pas, nos respirations et le bruit de la civilisation au loin. Tout ça donnait à la situation un charme morbide qui me plaisait carrément.

Ensuite Cherry a lâché ma main et s’est mise à tourner sur elle-même en laissant échapper son rire déraillant de bébé phoque bourré. J’ai senti une vague d’euphorie me traverser de part en part et j’ai éclaté de rire à mon tour. Je savais pas pourquoi elle riait mais sur le coup la situation me paraissait vraiment tordante. Quant à Cherry, elle me paraissait simplement irrésistible. J’ai levé la tête et j’ai regardé des étoiles. J’avais l’impression qu’elles dansaient. La bouteille de Jack Daniels a trouvé son chemin jusqu’à mes lèvres et quant j’ai reposé mon regard sur Cherry, j’ai décidé que j’avais envie de les regarder avec elle. Je me suis rapproché d’elle, j’ai récupéré sa main pour la faire tourner jusqu’à ce qu’elle se retrouve coller à moi. Ensuite j’ai donné un coup de langue sur le lobe de son oreille et j’ai continué d’avancer dans le noir. Après un moment (je sais pas trop combien de temps) j’ai trouvé l’endroit où j’avais envie de m’installer : c’était une pleine entourée d’arbres mort éclairés par la lune et où gisait des blocs de pierres cassées, des planches de bois brulés témoignant d’un feu de camp et des canettes de bières vides. L’endroit avait du être beau un jour, mais il avait clairement été abandonnée depuis longtemps par les services d’entretien du parc. Je me suis laissé tomber sur le sol, entrainant Cherry avec moi. Je l’ai regardé un moment, et puis j’ai souris.

« Ok my turn. Have you…»

Un certain nombre de questions a fusé dans ma tête. Si bien que j’ai pas réussi à en capter une seule. Du coup j’ai refermé la bouche. J’ai glissé ma main dans la poche de mon froc, cherchant un hypothétique spliff que j’aurais eu la vivacité d’esprit de piquer à Riley pour le partager avec ma Cherry Bomb. Au lieu de ça mes doigts se sont refermés autour d’un cacheton. J’ai froncé les sourcils et j’ai regardé le truc : c’était jaune fluo. Je l’ai tourné dans mes doigts un moment. Ensuite j’ai réalisé qu’il s’agissait de poussière d’ange. Un autre truc que je devais avoir volé en fourbe à Riley parce que c’était pas du tout mon trip. J’étais un agressif dans l’âme. Ca avait pas toujours était le cas même si j’aimais bien me le faire croire. Quoi qu’il en soit généralement les drogues que je prenais accentuaient mon côté cinglé impulsif, mais parfois il m’arrivait de tomber sur des trucs assommant. Comme la poussière d’ange justement. Ce truc est vraiment insoutenable. Ou alors il faut que ce soit coupé avec autre chose, comme du speed. J’ai essayé cette merde quand j’avais 16 ans, parce qu’un pote en regorgé. Il m’en a donné et ensuite il m’a envoyé au lycée complètement défoncé. En cours d’anglais, j’étais physiquement présent mais mon esprit était ailleurs, si bien que quand la prof me parlait je répondais pas, comme si j’entendais pas. Quand elle m’a envoyé chez le proviseur, j’ai jamais trouvé mon chemin. En temps normal je me serais cassé, ou je lui aurais balancé la table sur la gueule. Mais là, non. En fait c’est le principal qui m’a retrouvé, deux heures plus tard, entrain de me promener tranquillement sur le terrain de foot. J’avais aucune idée de l’endroit où je me trouvais. Voilà le genre d’effet que provoque sur moi l’Angel Dust. Putain, cette merde est vraiment intolérable.

J’ai relevé les yeux vers Cherry comme un gosse qu’on réveille d’un songe et je me suis entendu dire :

« Have you ever tried Angel Dust? »

J’ai secoué la tête. Non, c’est pas du tout ce que je voulais demander. J’avais aucune envie que ma Cherry rock n roll et sensuelle se transforme en loque hippie imbaisable. J’ai rangé la pilule et je me suis ébouriffé les cheveux avant de lui offrir un sourire enfantin.

« I mean, what about you sexy have you ever done a threesome? »
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MessageSujet: Re: All in the name of Rock 'n Roll ★ For sex & sex I'd sell my soul   Mer 22 Juin - 17:54

Tournant sur moi-même, j’avais les yeux fixés sur les étoiles qui semblaient tourbillonner autour de moi. C’était fascinant, mais un peu inquiétant aussi parce que j’avais l’impression que je pouvais à tout moment me détacher de la terre et être aspirée dans l’adversité. Heureusement, Snake a attrapé ma main, balayant mes craintes en un quart de secondes. Je ne pouvais pas tomber s’il me retenait. Comme cette idée me plaisait, je me laissai diriger par sa main jusqu’à me retrouver à ma place : contre son torse. Je relevai les yeux vers lui pour le voir se pencher dans mon cou et sentis sa langue caresser le lobe de mon oreille. J’adorais ce contact qui me chatouillais alors je me mis à glousser. Puis, il a repris la marche, alors je l’ai suivi, bien accrochée à sa taille. Nos pas nous menèrent sur une plaine lugubre d’où jaillissaient des arbres morts éclairés par la lune et blocs de pierre brisée laissés à l’abandon. Un sourire étira mes lèvres et j’ouvris légèrement la bouche sans qu’aucun son n’en sorte. J’avais toujours eu une fascination malsaine pour les lieux sinistres. Je les trouvais emplis de poésie, empreints d’histoire, et particulièrement excitant. Il s’agissait probablement du seul point commun que j’avais avec les quelques gothiques que j’avais pu croiser dans ma carrière de tatoueuse.

Snake m’entraîna au milieu de notre paradis morbide et se laissa glisser sur le sol, m’entraînant dans sa chute. Allongée par terre, je me mis à plat ventre, me redressant sur mes avants bras pour pouvoir le regarder. Il me souriait, alors je sentis mes lèvres s’étirer naturellement pour lui répondre. Continuant naturellement notre jeu, il chercha une question à me poser. Moi, je le regardais, en me faisant la réflexion qu’il était particulièrement beau à la lumière de la lune. Son visage était vraiment exotique, et ses contours abrupts projetaient des zones d’ombre autour de ses yeux et sous ses pommettes. Il serait fascinant de le dessiner même si ça relevait du chalenge. J’étais en train de me demander comment parvenir à retranscrire l’éclat étrange de son regard sur une feuille de papier quand il me demanda si j’avais déjà pris de la poussière d’ange. Je fronçai les sourcils et baissai les yeux vers le petit cachet jaune fluo qu’il tenait entre ses doigts avant de relever les yeux vers lui. J’en avais déjà entendu parler mais en réalité je n’avais pas la moindre idée des effets de cette nouvelle drogue. Ceci dit s’il voulait la partager avec moi, je n’étais pas contre le fait d'essayer. Mais Snake ne semblait pas de mon avis car il secoua la tête et rangea la pilule dans sa poche avant de s’ébouriffer les cheveux et de me sourire. Je ne comprenais pas très bien pourquoi ce simple geste me donna une brusque envie de lui sauter dessus, lui arracher son tee-shirt, et passer mes mains dans ses cheveux pour l’embrasser. Je mis ça sur le compte de l’ecstasy et me pinçai légèrement les lèvres en l’écoutant me poser une deuxième question. Merde, je préférais la première.

« Drugs or sex, you gotta choose babe. »

Plaisantai-je dans le but de gagner du temps. Je ne savais pas si je devais répondre sincèrement à sa question et passer pour une pucelle inutile ou bien m’inventer une vie sexuelle plus audacieuse qu’elle ne l’était réellement. Merde alors, c’était bien la première fois de ma vie que je me sentais complexée par mon manque d’expérience en la matière ! J’avais été une adolescente plutôt précoce et j’étais en général beaucoup plus inventive au lit que d’autres filles, du moins mes ex ne s’étaient jamais plaints. Mais je n’avais jamais vraiment fréquenté un musicien célèbre avant Snake, et j’étais intimidée par ses histoires de groupies qui se pressaient dans les loges pour coucher avec lui. J’avais lu « The Dirt, » alors je savais pertinemment le genre de trucs dégueulasses et improbables qu’étaient capable de faire ces nanas pour attirer l’attention sur elles. Face à une vraie groupie, je devais passer pour une prude inexpérimentée. Je savais qu’il fallait que je réponde mais je ne savais toujours pas quelle option choisir. J’hésitai un instant à lui demander plutôt un gage mais je réalisai que ce serait probablement encore pire alors j’ouvris la bouche, sans savoir les mots qui allaient en sortir.

« I’ve never really been into girls and the guys I’ve been with weren’t into boys either. So it makes it hard to have a threesome. »

M’entendis-je expliquer à voix haute. Soit, ce n’était pas une si mauvaise excuse. Je réalisai avec un peu d’étonnement que j’avais envie d’être sincère avec lui. D’ordinaire, quand un mec me plaisait, j’essayais toujours de correspondre à l’image qu’il se faisait de la femme parfaite pour mettre toutes les chances de mon côté. Mais pas avec Snake. En fait, depuis que je le connaissais, la première fois que j'hésitais à changer mon comportement ou à m’inventer une vie plus trépidante. Peut-être était-ce parce que j’étais toujours un peu défoncée quand j’étais avec lui. Ou parce qu’il me semblait impossible de savoir avec certitude l’idée qu’il se faisait de la femme parfaite.

« I wouldn’t mind trying though. »

Répondis-je évasivement en relevant les yeux vers lui. C’était vrai, dans l’absolu, je n’avais rien contre l’idée de faire l’amour avec deux hommes ou un couple. Le problème, c’est que je n’étais pas particulièrement excitée par la vision de deux gays ensembles et que j’étais beaucoup trop jalouse et possessive pour laisser une femme s’approcher de mon mec. En plus, j’avais peur de souffrir de la comparaison si elle était trop canon. Mais ça, il était évident que je n’allais pas l’expliquer à Snake. Je me relevai et attrapai la bouteille de Jack Daniels pour en boire quelques gorgées. Puis, comme c’était à son tour de boire, je m’assis à califourchon sur Snake en prenant garde de m’appuyer sur mes jambes pour ne pas l’écraser – ce serait dommage. Je remontai ma main le long de son torse, par-dessus son tee-shirt Mötley Crüe puis me penchai vers lui pour poser un baiser sur ses lèvres.

« Open your mouth baby. »

Lui ordonnai-je d’une voix à la fois tendre et ferme. Quand il m’eut obéit, j’inclinai la bouteille de Jack Daniels au-dessus de sa bouche et y fit couler le liquide. Ca me semblait être une bonne idée mais comme je ne contrôlais pas vraiment le débit et que personne ne pouvait boire aussi vite, une bonne partie du liquide coula sur son visage et glissa le long de son cou. J’éclatai de rire et reposai la bouteille à côté de nous avant de me pencher pour lécher les gouttes l’alcool qui coulaient sur sa peau. Ma langue remonta le long de son cou jusqu’à son oreille puis s’attarda sur sa mâchoire puissante avant de finir sa course sur ses lèvres qu’elle écarta légèrement pour s’y frayer un chemin. J’adorais l’embrasser et nos visages semblaient faits pour s’emboiter à la perfection. Après un moment, je m’écartai légèrement et dégageai son front des mèches de cheveux qui tombaient devant ses yeux.

« Have you always wanted to sing in a band? I mean was that a childhood dream that you wanted to achieve? »

Lui demandai-je à mi-voix. J'avais peur de briser l'ambiance étrange et presque hors du temps qui régnait sur notre plaine dévastée si je parlais plus fort. A mes yeux, Snake était une véritable rockstar. Il avait le talent, l'attitude, la passion, et ce côté auto-destructeur que je trouvais particulièrement sexy. Mais je me demandais comment il en était arrivé là. Avait-il pris des cours de chant pour avoir une si belle voix ou étais-ce quelque chose de totalement inné? Je me demandais s'il avait été ce genre de gamin à rêver d'enflammer une foule de fans avec sa musique.

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Jörgen N. Sköld
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MessageSujet: Re: All in the name of Rock 'n Roll ★ For sex & sex I'd sell my soul   Mer 22 Juin - 17:57

Je me suis couché sur le dos pour regarder ma tatoueuse sexy alors qu’elle semblait chercher ses mots. Ensuite elle m’a expliqué qu’elle n’avait jamais fait de plan à trois parce qu’elle n’était pas attirée par les filles. J’ai froncé les sourcils. J’étais vraiment déçu que cette nana qui me semblait si ouverte d’esprit s’arrête à quelque chose d’aussi con et modique que l’attirance physique. Je lui aurais bien expliqué que sous ecstasy tout le même était baisable et que même si j’étais pas attiré par les mecs ça m’arrêtait pas pour autant, mais elle a enchainé en disant qu’elle tenterait bien l’expérience et j’ai senti un sourire crétin étirer mes lèvres. J’étais rassuré.

Ensuite elle a balayée les dernières pensées que j’avais sur le sujet en me grimpant dessus. Elle a fait courir ses doigts le long de mon torse et m’a embrassé avant de me demander d’un air espiègle d’ouvrir la bouche. Bien sur j’ai pas hésité un seul instant avant de m’exécuter : C’est le moment qu’elle a choisi pour me renverser la Jack Daniels sur la tronche. J’ai senti mes yeux s’écarquiller alors que la même quantité de liquide de déverser dans mon gosier et à l’extérieur. J’ai relevé la tête et je l’ai regardé. J’étais pas sur de comprendre pourquoi elle avait voulu m’étouffer. Mais elle a éclatée de rire, alors j’ai souris. Ensuite elle a entreprit de nettoyer mon cou et mon visage avec sa langue et j’ai laissé ma tête retomber sur le sol en me mordant la lèvre inférieure. Merde, voilà plus ou moins le genre de sensation qu’on devrait pouvoir ressentir tout au long de la journée. Quand elle s’est écartée de moi j’ai aussitôt rouvert les yeux. En fait j’avais envie de continuer de l’embrasser mais elle m’a demandé si être chanteur dans un groupe était un rêve d’enfant. Je l’ai regardé en me tordant la bouche. D’un point de vue extérieur j’avais surement l’air d’un autiste au regard vide mais en réalité j’étais entrain de me poser exactement la même question qu’elle. J’ai détendu mes lèvres et j’ai répondu :

« Surprisingly not at all »

Je me suis redressé sur les coudes pour rapprocher son visage du sien et j’ai attrapé sa lèvre inférieure avec mes dents pour la tirer avant de l’embrasser à nouveau. J’ai posé ma main sur sa hanche et je commençai à remonter sous son t-shirt quand la suite de mon histoire m’est venue en tête.

« Actually I never thought I would be a singer. »


Répondis-je sincèrement en m’écartant de quelques centimètres pour parler.

« I always liked the guitar, and if I was playing in the band when I grow up, it would be as a guitar player. But then I was 17 and I moved to Stockholm and I lived with a sleaze band whose name was Illegal Fun and who looked for a singer. I said why not. And it sounded surprisingly good »


J’ai ris dans un souffle et j’ai attrapé sa nuque pour combler la distance qui nous séparait afin de retrouver le contact de ses lèvres pulpeuses contre les miennes. Si Illegal Fun avait été le coup de fouet qui m’a permis de me lancer dans la bonne voie, ça restait le groupe bidon de quatre cinglés qui voulait simplement passer le temps et attirer des nanas. Mon premier, mon seul véritable amour, c’était DeathValley Superstar. On était aussi quatre cinglés, on voulait toujours attirer des nanas, mais cette fois on jouait avec passion. C’était pas le cas avec Illegal Fun. C’est probablement pour cette raison que j’ai quitté le groupe sans remords à 19 ans. Ca où le fait qu’une fois le plus mon attitude merdique avait fait tourner court à l’expérience. Je pense que toutes les expériences que j’ai se doivent d’être éphémères, parce que si quelque chose reste stable trop longtemps, je panique et m’autodétruis. Je me suis donc cassé de Stockholm pour m’envoler vers les Etats-Unis.

A mon arrivée à Los Angeles, j’avais rien. Rien du tout. Et j’ai rapidement compris que j’allais pas faire long feu en carburant au shit et à l’alcool bon marché. Je me suis donc trouvé un job de disquaire dans un magasin. Le plan c’était de me faire assez de fric pour ensuite tout dilapider en drogues et en matériels de musique. Un jour, un type en jeans déchirés et cheveux en queue de cheval est entrée dans le magasin. Il avait des lunettes de soleil énorme sur les yeux qui lui donnait l’air d’une mouche. Moi j’étais un gamin aux cheveux noirs et ébouriffés, maquillé n’importe comment et je portai mon éternel futal en cuire. Il m’a regardé pendant un moment, il a retiré ses lunettes et a rit comme s’il venait de se raconter une blague :
- Tu m’as l’air d’écouter du métal toi…
Il me semble lui avoir répondu que lui, avait l’air d’écouter Janis Joplin. Il a encore rit et a commencé à me questionner :
- Tu viens d’où alors ?
J’étais assez énervé que mon accent me trahisse après cinq secondes de conversation. Quand j’ai répondu que je venais de Suède, le type est devenu fou et a commencé à me dire qu’il était fan de groupes de black et death métal venant de Scandinavie. J’étais vraiment déçu que cet d’hippie refoulé ait des gouts musicaux plus brutaux que les miens.
- Et toi alors, quel genre de groupes tu écoutes ?
J’ai commencé à lui faire la liste des groupes que j’appréciai dont Les Dolls, Motley Crue, Hanoi Rocks et Alice Cooper. Il m’a lancé un regard qui en disait long et j’ai aussitôt eu envie de le frapper.
- Oh ! répondit-il, hautain, moi je parlai de vrais groupes de métal !
- Va te faire foutre, mec !
- Non toi va te faire foutre, répondit-il sans colère, comme s’il avait déjà cerné ma personnalité.
- Sors de mon magasin connard, j’ai dis en le menaçant de passer par-dessus le comptoir pour botter son cul de fan de Shining.
- Ecoutes mec, reprit-il de sa voix trainante, si t’as envie de voir un groupe qui donne en live, passe donc me voir ce soir, je joue en bas de la rue.
- Dégage de là ducon, j’ai bien mieux à faire !
Evidement je suis allé le voir. C’était un connard prétentieux mais j’aimais son attitude. A l’intérieur j’ai vu cet hippie de merde jouer de la batterie comme le batteur fou dans les muppets et son guitariste faire sortir des sons incroyables de sa gratte comme s’il baisait sa nana. J’étais assez admiratif. Le seul truc qui faisait tâche dans le groupe, c’était leur chanteur qui sonnait un peu comme un James Hetfield a qui on aurait pincé les couilles. Après le show, on a été boire un coup ensemble, le pète-cul et moi. Il avait de l’assurance, des jeux complètement stupides pour apprendre à se connaitre, et un humour décalé qui me faisait marrer, alors j’ai décidé de lui pardonner ses gouts merdiques en matière de musique. On a parlé au téléphone quelques jours plus tard. Il me demandait de passer l’audition pour chanter dans son groupe parce qu’il voulait virer l’Hetfield castré. Ce connard d’hippie blackeux s’appelait Riley, et il venait de changer ma vie.

J’ai passé ma main dans les cheveux de Cherry pour les remettre derrières ses oreilles et j’ai passé mes doigts sur les étoiles qu’elle avait sur la tempe. Elles dansaient, elles aussi. Ensuite je me suis entendu demander à voix basse :

« They all have a meaning to you? I mean, your tattoos. Tell me the story of your favorite one… Please? »

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Autumn Wolf
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MessageSujet: Re: All in the name of Rock 'n Roll ★ For sex & sex I'd sell my soul   Mer 22 Juin - 18:13

Je me suis redressée pour écouter Snake répondre à ma question. Pour une raison que j’ignorais, il semblait chercher ses mots et se mit à tordre sa bouche d’une façon assez spéciale. Je ne l’avais jamais vu faire ça, alors je l’observai, amusée, jusqu’à ce qu’il ne reprenne la parole et me surprenne une fois de plus. J’avais du mal à imaginer que chanter n’était pas son rêve depuis toujours. Comme si cette simple réponse allait me suffire, il se redressa sur ses coudes pour approcher son visage du mien et je sentis ses dents se refermer sur ma lèvre inférieure puis m’attirer vers lui pour m’embrasser. Ce contact, ainsi que celui de sa main chaude remontant le long de ma hanche nue, envoya une décharge électrique dans mes veines. Mon corps ne se rappelait que trop bien de notre précédente étreinte et mon désir s’intensifiait à chacune de ses caresses. Ma langue retrouva son chemin entre ses lèvres fines tandis que mes mains caressaient sa nuque et ses épaules, s’accrochant légèrement à son tee-shirt, que j’avais envie de lui arracher. Mais Snake me coupa dans mon élan puisqu’il s’écarta légèrement pour m’expliquer qu’il n’aurait jamais pensé devenir chanteur. Notre proximité était telle que je trouvais difficile de me concentrer sur ses paroles. Mon esprit semblait ne pas pouvoir se focaliser sur autre chose que les sensations physiques, à savoir la chaleur qui se dégageait de son corps, le rythme de nos respirations et son odeur, un mélange de cuir, de son shampoing, de l’arôme naturel de sa peau et d'alcool. Je me mordis la lèvre inférieure pour me ramener à la réalité et parvint à comprendre qu’il avait commencé la musique par la guitare. Ce détail me plaisait carrément, et j’essayai de l’imaginer en jouer, ce qui ne manqua pas de le rendre encore plus attirant à mes yeux. Puis il m’apprit qu’il avait quitté sa ville à 17 an, rejoint un groupe en tant que chanteur et qu’étrangement, l’expérience avait été concluante.

« Surprisingly? »

Répétais-je avec un haussement de sourcils et un sourire. Je ne suis pas certaine qu’il ait entendu ma remarque, car il eut à nouveau son petit rire sexy, attrapa ma nuque et mes lèvres retrouvèrent enfin le contact des siennes. Pour moi, il était clair que Snake était né pour chanter, ça semblait tellement naturel chez lui que j’étais même surprise qu’il n’ait pas essayé plus jeune. Sa voix s’adaptait à la perfection à chaque mélodie de DeathValley Superstar, capturant l’essence même du morceau. C’était un véritable plaisir de l’écouter et j’avais été marquée par son timbre avant même de le rencontrer. Je ne me souvenais parfaitement de ce moment d’ailleurs. En fait, c’était comme ça que j’avais rencontré Riley. Il avait vu mon travail sur le dos d’un type qu’il connaissait, et comme ça lui avait plus, il avait décidé de venir se faire tatouer chez moi. Alors que je dessinais sur sa peau, je lui ai demandé la signification de l’étoile qu’il avait au niveau du coude. Il m’a répondu que c’était le logo de son groupe, et qu’ils avaient sorti leur premier album quelques mois plus tôt. Il avait choisi cet endroit - le plus douloureux - parce qu’il en avait chié pour en arriver jusque-là et décrocher un contrat avec un label, mais maintenant, il avait trouvé le parfait chanteur, un type complètement taré mais au talent indéniable. Comme je ne connaissais pas, il est repassé quelques jours plus tard pour m’apporter leur album. Je l’ai écouté le soir même en rentrant chez moi, et j’ai été instantanément séduite par leur composition. Ils jouaient une sorte de sleaze aux influences diverses et apportaient vraiment quelque chose de nouveau sur la scène. Et évidemment, la voix du Suédois n’y était pas pour rien.

Je sentis la main de Snake passer dans mes cheveux et s’attarder sur mon visage. Il s’écarta légèrement et je relevai les yeux vers les siens, qui étaient désormais fixés sur les petites étoiles tatouées sur mes tempes. Sa bouche légèrement entre ouverte, il laissa un instant ses doigts tracer les contours de l’encre sous ma peau avant de me demander si mes tatouages avaient tous un sens particulier à mes yeux. Je sentis un sourire étirer mes lèvres lorsque je l’entendis ajouter un petit please à la fin de sa question. C’était délicat, et si adorable que j’eus à nouveau envie de l’embrasser. Ce que je fis, presque furtivement, avant de répondre :

« Yes, they all do. »

Contrairement à ce que les gens pourraient penser en me regardant, je ne me faisais pas tatouer sur un coup de tête. Tous mes tatouages reflétaient une étape de ma vie, témoignaient d’un évènement important ou d’une de mes passions. Si l’esthétique avait pour moi une place d’importance, le message l’était encore plus.

« It’s really hard for me to pick just one; they all remind me of a different period in my life. »

Lui expliquai-je à voix basse. Je pourrais parler pendant des heures de chacune des œuvres qui couvraient mon corps, mais je n’étais pas certaine que ça l’intéresse. Alors je remontai ma main le long de l’avant-bras de Snake, laissant mes doigts caresser sa peau avant de s’entrelacer un instant aux siens sur ma tempe.

« These stars are probably one of my favourite though. The inspiration for them was the “Starry Eyes,” song from Mötley Crüe. I’ve always loved this it so when I turned 21, I got three stars tattooed on my temple. The guy I was seeing at the time had always told me never to get my face tattooed and we got into a fight when he found out. I was pretty pissed off, so I went out and added seven more stars to the original tattoo. »

J’eus un petit rire : je me souvenais encore de l’expression de James lorsque j’étais revenue, le visage encore plus recouvert que l’instant précédent. Ce type n’avait jamais compris mon amour pour la musique, et j’en venais à me demander comment j’avais pu me faire croire aussi longtemps qu’il était celui qu’il me fallait. Mes étoiles n’étaient pas le seul tatouage inspiré par la musique et le rock. Ma main se referma délicatement sur celle de Snake et je l’écartai de mon visage. Mes yeux dans les siens, je fis glisser ses doigts le long de mon cou, suivre les courbes de ma poitrine pour descendre sur mon ventre. Je n’aurais probablement pas fait quelque chose comme ça en étant sobre, mais j’étais sous ecstasy, alors je me sentais sensuelle et confiante. Arrivée à l’endroit où mon tee-shirt se finissait, je le soulevai légèrement pour découvrir le tatouage « Hollywood » écrit au rouge à lèvre sur le bas de mon ventre. Je me mordillais les lèvres, savourant la sensation des doigts de Snake sur ma peau. J’allais lui expliquer la signification de celui-là et son lien avec les New York Dolls, un autre groupe que j’adorais, quand un bruit de moteur me fit sursauter. Aux aguets, je me redressai légèrement pour regarder par-dessus le bout de pierre derrière lequel nous nous trouvions et balayer notre plaine des yeux. Là, sortant de nulle part, je vis une voiture de golf se rapprocher de nous. Enfin, il me semblait que c’était une voiture de golf. A l’intérieur, les deux agents de la sécurité du parc faisait leur petite ronde habituelle et inutile.

« Fuckers… We’ve got company. »

Murmurais-je, le cœur battant. J’hésitai un instant à prendre discrètement la fuite où à rester immobile en espérant qu’ils ne nous repèrent pas. J’attendis une seconde de trop, car une lumière se braqua bientôt sur mon visage. Et merde. Visiblement ravis d’avoir de l’animation dans leur nuit morne, les deux agents arrêtèrent leur véhicule à quelques dizaines de mètres de l’endroit où nous nous trouvions et se mirent à avancer dans notre direction avec des airs qui se voulaient vraisemblablement impressionnants. Merde, ils se prenaient vraiment pour des héros. Inclinant légèrement la tête, je remarquai qu’ils n’étaient armés que de matraques, rien de bien inquiétant. Un sourire étira mes lèvres alors qu’un nouveau plan que je trouvai brillant s’imposa à mon esprit. Agilement, je roulai aux côtés de Snake et lui désignai notre nouveau jouet.

« Baby, you see that car over here? Well this is your new forfeit: those bastards have left the engine running so you’re gonna steal it and we’re gonna run away with it. I’m pretty sure they haven’t seen you so I’ll just do some kind of diversion. I’m ready whenever you are. »

Expliquai-je précipitamment. Je n’étais pas certaine d’être très claire dans mes explications mais je ne m’en inquiétais pas tellement. Snake était inventif alors je lui faisais confiance pour improviser si le besoin s’en faisait ressentir.

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Jörgen N. Sköld
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MessageSujet: Re: All in the name of Rock 'n Roll ★ For sex & sex I'd sell my soul   Mer 22 Juin - 18:14

Cherry a gloussé. Ensuite elle a commencé à m’expliquer qu’il lui était difficile de choisir son tatouage préféré car ils représentaient tous quelque chose de spécial pour elle, une étape de sa vie. J’ai hoché la tête, comme si j’étais en parfait accord avec ce qu’elle racontait, alors qu’en fait j’étais ce gars dont les premiers tatouages n’avaient été faits que pour le style. A l’époque, je voulais juste envoyer se faire foutre la société à ma façon, mais la vérité c’est que j’avais absolument aucune idée de ce que je voulais me tatouer. J’avais 15 ans, je voulais m’imposer, je voulais choquer. Je voulais aussi me la raconter et pouvoir dire « ouai mec, je suis tatoué ». Donc je me suis fais tatoué n’importe quoi. Et c’était des putains de signes triballes !

Cherry a désigné les étoiles qui décoraient son visage et m’a expliqué qu’elles étaient inspirées de la chanson Starry Eyes de Motlëy Crüe. J’ai trouvé ça génial parce que la chanson parle de cette fille dont les yeux pétillent comme ceux d’une enfant quand elle rit, et c’est la première chose que j’ai remarqué sur Cherry. Ensuite elle m’a expliqué qu’elle en avait fait 10 pour envoyer se faire foutre son mec de l’époque et j’ai trouvé ça encore plus génial. Un sourire idiot a fendu mon visage : elle me plaisait de plus en plus.

Elle a refermé ses doigts autour des miens et les a faits glisser le long de son cou, de ses seins, de son ventre… Moi je la regardai stupidement dans les yeux avec la bouche entrouverte. En fait j’étais entrain de me demander si j’avais plus envie de continuer de jouer ou de la baiser tout de suite, mais elle a soulevé son t-shirt et j’ai senti mon regard se faire attiré par le bas de son ventre. C’était un tatouage, où le mot « hollywood » était écrit en rouge avec la calligraphie des New York Dolls. Merde mec, cette nana était fan des New York Dolls. Quelqu’un, apportez moi une bague, je vais l’épouser ce soir.

Mais j’ai pas eu le temps de faire ma demande en mariage parce que tout d’un coup, sans crier garde, elle a roulé sur le côté en jurant entre ses dents.

« What ? »


Elle s’est accrochée à moi et a commencé à me parler à toute allure. Une voiture ? Quelle voiture ? Trop tard, elle passait à autre chose. Je devais voler un truc, j’étais pas sur de savoir quoi. J’avais envie de lui expliquer qu’elle avait demandé à la bonne personne parce que j’étais un expert en la matière, mais un type m’a coupé la parole :

- Anybody here ?

Merde. D’où sortait ce connard ? J’ai regardé Cherry. Je comprenais rien. Elle m’a fait signe de partir et j’ai roulé sur le côté au moment où une lampe torche se braquait sur elle. Planqué derrière mon buisson, j’ai vu deux flics (je crois que c’était des flics) se pencher par dessus elle. A quelque mètres il y avait une voiture de golf. J’étais pas sur le comprendre pourquoi des flics golfeurs se baladaient la nuit dans un parc mais j’ai laissé mes interrogations de côtés et j’ai foncé sans réfléchir vers la caisse. Je me suis jeté plus qu’assis sur la place conducteur et j’ai appuyé de toute mes forces sur la pédale d’accélération avant même d’attraper le volant. J’avais pas mon permis, je savais pas conduire, j’avais jamais su malgré les différentes tentatives de Riley pour m’apprendre avec la caisse de sa grand-mère. Ca m’empêchait pas de conduire pour autant, surtout quand il s’agissait de voler quelque chose.

Un sourire a étiré mon visage alors que je voyais les deux connards se retourner au ralenti et l’un d’eux disparaitre au moment où je percutais ses jambes. Son pote a sorti sa matraque et s’est agité sur place avec une tête de forcené pendant que j’attrapai la main de Cherry pour la balancer n’importe comment à l’arrière de la caisse. Ensuite j’ai reculé et avec une manœuvre dont je ne me serais pas cru capable j’ai fais demi tour en a rien de temps. J’avais l’impression d’aller à fond. C’était probablement pas le cas ceci dit vu la merde que je conduisais mais on a quand même réussi à semer le flic golfeur assez rapidement.

Je me suis retourné pour voir comment se débrouillait ma Cherry Bomb à l’arrière. Elle s’était redressée. J’ai souris, j’ai lâché le volant… et bien sur ce qui devait arriver arriva : la caisse s’est brutalement heurtée à quelque chose. Je me suis fait projeter vers l’avant, puis de nouveau vers l’arrière. Un peu sonné, j’ai regardé devant moi : je venais de me prendre la barrière du parc.

- Stop right there ! Don’t move !

La voix du connard accourant à l’autre bout de l’allée m’a rapidement fait revenir à moi. J’ai arraché la clef du contact et je l’ai fourré dans ma poche. Ensuite j’ai sauté hors de la caisse, j’ai escaladé le toit de la voiture, j’ai attrapé Cherry par les bras pour l’aider à en faire de même. Ensuite je l’ai plus ou moins balancé de l’autre côté de la grille et j’y ai sauté à mon tour au moment où le pseudo flic arrivait à notre honneur. J’ai souri, je lui ai fais signe d’aller se faire foutre et je suis parti en courant en entrainant Cherry avec moi.

J’étais surexcité. Le mélange de cocaïne et d’ecstasy dans mon système faisait de moi le plus heureux des hommes. Ils faisaient aussi de moi le plus con et le plus dangereux mais pour moi les trois étaient synonymes. Les paroles de « Use it or lose it » de Motlëy Crüe se sont mit à résonner dans ma tête alors qu’on courrait de long de la rue, slalomant entre les voitures et bousculant les piétons sur notre passage. I said hey, you, whatcha gonna do when time runs out on you. C’est comme ça que je voyais la vie, ça avait toujours été le cas. Certains restent assis et la regarde défiler sous leur yeux. D’autres la perçoivent comme un jeu. Pour moi c’était une bataille incessante. Je l’aimais autant que je la détestai. You better use it before you lose it. You better use it don't throw it away. La batterie de Tommy faisait exploser mon cerveau quand j’ai décidé de m’arrêter brusquement pour reprendre mon souffle. Et le son s’est arrêté lui aussi, laissant place à la circulation, aux coups de klaxons et au rire de Cherry derrière moi. Je me suis retourné vers elle. Je crois que je l’ai regardé pendant un moment. J’étais pas certain de l’expression que j’affichai. Je savais pas non plus si j’étais flippant ou non. Ensuite j’ai passé mes mains sur mon visage, j’ai regardé le haut d’un immeuble devant nous et j’ai repris le contrôle.

« Come with me sweetheart »


J’ai traversé la route sans regarder et une fois de l’autre côté j’ai bifurqué dans une allée. Là, j’ai tiré sur une échelle et j’ai commencé à l’escalader. J’ai jeté un coup d’œil derrière moi pour m’assurer que ma Cherry Bomb me suivait toujours (et que je l’avais pas fais fuir après mon moment d’absence). Ensuite j’ai grimpé les escaliers de sécurité et je me suis arrêté une fois sur le toit. Je lui ai tendu la main pour qu’elle en fasse de même et je me suis redressé. J’étais plutôt fier de moi et de ma nouvelle idée. Moi qui avait voulu regarder les étoiles avec Cherry tout à l’heure, je m’étais drôlement rapproché d’elles ! Les poings sur les hanches, j’ai regardé ma tatoueuse sexy se redresser à son tour.

« I have a question for you now »

J’ai dit, reprenant mon jeu initial de manière tout à fait sorti de nulle part.

« How did you start your… (j’ai passé ma main devant mon visage, cherchant mes mots) your look ! And what was the more ridiculous phase you've been in?»

Concernant les looks ridicules, moi, je les avais collectionnés. Je suis sur que j’étais d’ailleurs encore dans l’un d’eux. Mais présentement j’en avais rien à foutre. Je me suis assis par terre, j’ai appuyé mes coudes sur mes genoux et j’ai posé ma tête sur mes poings. J’étais prêt à l’écouter.
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Autumn Wolf
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MessageSujet: Re: All in the name of Rock 'n Roll ★ For sex & sex I'd sell my soul   Jeu 23 Juin - 15:23

La voix d’un des deux agents d’entretien du parc retentit à mes oreilles et j’ai jeté un coup d’œil à Snake pour voir s’il était prêt à agir. J’essayais d’analyser son regard mais j’étais pas certaine qu’il m’ait totalement suivie. Je ne comprenais pas pourquoi il ne bougeait pas. Comme les pas se rapprochaient, je lui fis signe de partir et me redressai alors que les agents me braquaient leurs lampes torches au visage, m’aveuglant instantanément. Clignant des yeux, je levai une main pour tenter d’apercevoir quelque chose, ce que je regrettais aussitôt lorsque je vis la face boursoufflée d’un des deux types à quelques centimètres de moi. Garde tes distances, connard ! J’avais envie de lui hurler. Je ne voulais pas qu’il s’approche assez près pour voir que j’étais totalement déchirée. Je n’avais pas la moindre foutue idée de ce que Snake était en train de faire mais j’espérais qu’il n’ait pas eu la bonne idée de me planter là avec ces deux blaireaux. Il me fallut quelques secondes pour réaliser que grassouillet me parlait. Comme si je l’ignorais, il commença à m’expliquer que se promener dans le parc la nuit était totalement interdit et qu’il pourrait m’arrêter pour cela. J’hochai la tête, en gardant mes lèvres résolument serrées car je n’étais pas certaine de réussir à avoir l’air sobre d’une pauvre malheureuse égarée si jamais je commençais à m’exprimer. Evidemment mon connard voulu savoir comment j’avais atterrit ici, et surtout si j’étais seule. J’étais en train de me demander si j’aurais l’air crédible en disant que j’étais perdue et que je n’avais pas retrouvé la sortie quand un bruit d’accélération nous fit tourner la tête sur la droite. Un masque d’horreur se peignit sur le visage des deux agents tandis que l’un d’eux disparaissait sous la voiture de golf. Moi, j’affichais un sourire ravi. Comme un chevalier sur son fidèle destrier, Snake était venu m’arracher aux mains de ces vils agents. Je me suis redressée pour attraper la main qu’il me tendait et sentit mes pieds se détacher du sol avant de me retrouver en vrac à l’arrière de la voiture. Ca, c’était du sauvetage efficace ou je ne m’y connaissais pas. Un peu sonnée par le choc et l’adrénaline, je tâchais de rentrer mes jambes à l’intérieur et de me remettre à l’endroit pendant qu’il s’éloignait du grassouillet qui gesticulait. Je lui fis signe d’aller se faire foutre et entreprit de faire un rapide état des lieux : je semais un agent de sécurité à l’arrière d’une caisse volée par Snake, ma cuisse me lançait douloureusement et je réalisais que je m’étais cognée dans la bataille, j’avais toujours la baguette de Tommy Lee fermement tenue dans ma main serrée. Un sourire heureux sur les lèvres, je relevai les yeux vers Snake et croisa son regard. Il me souriait, et j’avais vraiment envie de l’embrasser. Sur le moment, j’avais oublié qu’il était censé regarder devant lui pour conduire la voiture. C’est la barrière du parc qui me rappela ce détail, quand la voiture alla s’écraser contre elle. Le choc me propulsa brusquement vers l’avant et me fit retomber sur les fesses entre les deux sièges. Comme si ça ne suffisait pas, la voix – essoufflée et lointaine – du petit gros parvint à mes oreilles. Avec l’aide de la drogue, de l’adrénaline, et surtout de Snake, je parvins à m’extirper de la caisse, grimper sur le toit de la bagnole et passer par-dessus la barrière du parc. Je m’écrasai sur le sol avec autant de délicatesse qu’un sac de patate jeté à l’arrière d’un camion et relevai les yeux pour voir mon Suédois sexy retomber sur ses pieds avec habilité et une certaine grâce. J’étais en train de le regarder avec des étoiles dans les yeux quand un bruit mat détourna mon attention : c’était le type qui nous suivait et qui venait de s’étaler contre les barres en fer de la barrière qu’il essayait maintenant d’escalader, son gros visage rouge de colère alors qu’il réalisait qu’il n’était pas en assez bonne condition physique pour ce petit exercice. Je ne pus m’empêcher d’exploser de rire à la vision de ce spectacle pitoyable et me laissai entraîner par Snake à travers les rues de Hollywood.

Mon cœur battait à cent à l’heure alors que je m’efforçais de le suivre, slalomant entre les voitures et les passants aussi rapidement que je le pouvais sans me péter les chevilles à cause de mes talons hauts. Enfin, il s’arrêta à un croisement et je pus le rattraper. J’étais toujours hystérique et je ne savais plus très bien pourquoi je riais mais la situation me semblait tout à fait hilarante. Je plaquai mon dos contre la pierre froide du mur le plus proche et pris une grande inspiration pour reprendre mon souffle. Je suis restée comme ça un moment, le temps que mon organisme reprenne son fonctionnement normal. Puis, comme Snake ne disait rien, j’ai relevé les yeux vers lui. Il me regardait, d’une façon fixe et assez étrange. Je n’arrivais pas à savoir s’il était simplement perdu dans ses pensées ou bien s’il était horrifié par la vision de ma coiffure – qui ne devait plus ressembler à grand-chose suite à nos péripéties. Je me fis la réflexion qu’il était tout de même assez spécial. Puis, il passa une main sur son visage de marbre et son corps sembla revenir à la vie. Il me demanda de le suivre avant de repartir au pas de course et j’en conclu que ma tête ne l’avait pas traumatisé en fin de compte. Je traversai la route sur ses talons et le suivit dans une petite allée sordide – décidément. Ce n’est que lorsque je le vis tirer sur une échelle que je compris ce qu’il avait en tête. Tout du moins c’est ce que je croyais. Excitée comme une puce, j’entrepris d’escalader à mon tour l’échelle qui menait aux escaliers de sécurité et gravit les étages. Arrivés au dernier, je pensais qu’il allait encore péter une fenêtre pour qu’on squatte l’appartement de quelqu’un, mais c’était vraisemblablement mal le connaître. Surprise et intriguée, je le suivis encore plus haut, jusque sur le toit. Je pris la main qu’il me tendait et le rejoignit sur le sol en béton brut qui recouvrait le haut de l’immeuble. Mes lèvres articulèrent un « wow » impressionné alors que mes yeux se posèrent sur les lumières de la ville et les passants qui semblaient minuscules sous nos pieds. Je n’avais jamais squatté un toit, mais j’avais toujours eut envie de le faire.

Snake ne me laissa pas davantage l’occasion de m’émerveiller sur notre nouveau repère qu’il me confia avoir une question à me poser. Je trouvais amusante cette façon qu’il avait de retomber sur notre jeu après avoir écrasé un agent de sécurité et traversé les rues de Hollywood au pas de course. Il me demanda comment j’avais commencé à me looker et quelle était ma période la plus ridicule. Un petit rire s’échappa de mes lèvres. J’avais toujours été créative et mon côté artiste s’était souvent reflété dans mon apparence physique, ce qui n’était pas toujours pour le meilleur. La vérité était que j’avais mis un bon moment avant de trouver un style qui me correspondait et ne m’allait pas trop mal. Je regardai Snake s’assoir sur le sol et poser sa tête sur ses poings. Il était assez adorable ainsi installé et me faisait un peu penser à un gosse qui attendait qu’on lui raconte une histoire. Je me laissai à mon tour glisser sur la plaque de béton et appuyai mon dos contre ce qui devait être une sorte de grosse cheminée.

« How did I start my look… »

Commençais-je d’une voix songeuse. Aussi loin que remontaient mes souvenirs, je n’étais jamais vraiment rentrée dans le moule des autres gamins. Quand j’étais gosse, mes parents n’avaient pas assez d’argent pour acheter des fringues neuves, alors c’était ma mère qui nous les fabriquait, en ajustant des trucs que nous envoyaient les associations sociales de la ville. Comme son pays lui manquait, elle foutait toujours plein de couleurs partout et j’avais horreur de ça. Les gamins m’appelaient Pépito et me demandaient constamment où était mon sombrero. Je crois que c’est un peu pour cette raison que je me suis mise à porter uniquement du noir à l’adolescence. C’était ma façon d’envoyer ma mère se faire foutre.

« I didn’t really pay attention to what I was wearing for a long time. I think it hit me when I was 12 or something, that’s when I started listening to rock music. I grew sick of bright colors and regular jeans that didn’t reflect my state of mind. »

Je marquai une pause et me contorsionnai pour sortir un sachet de la poche de mon jegging. Je l’ouvris et posai entre mes jambes un briquet, quelques feuilles à tabac et un filtre. Puis je repris la parole, tout en mélangeant soigneusement quelques feuilles de cannabis avec du tabac pour en favoriser la combustion.

« We didn’t have a lot of money so everything had to be homemade. I remember dying my blue jeans with some black hair dye in my bathroom tub. I also sneaked a few shirts off my big bro, ‘cause he was into rock at the time. I think I thought I was some kind of gothic or something. »

Plaisantais-je tout en déposant le mélange d’herbe sur l’une des feuilles à tabac. En fait, je ne savais pas très bien ce qui se passait dans ma tête à l’époque. Tout ce que je savais, c’est que j’avais ressentis ce besoin de me différencier, mais que je n’avais pas encore mis le doigt sur ce que je voulais être. Puis Mötley Crüe est arrivé, et mes looks sont passés de bizarres à ridicules.

« But the most ridiculous phase I’ve been in was when I thought I was a punk. I spent my days ripping shirts, and decorating them with safety pins, patches and rebellious quotes that I tagged with some cheap spray can. The worse was my hair though. Part of it was shaven all the way up my right ear and I had some red and black leopard print on it. Everybody kept telling me I looked like a dumbass and all I could say at the time was: “you don’t know shit, fuck off” but they were actually right. »

Je ponctuai ma phrase d’un éclat de rire. Quand je retombais sur de vieilles photos, j’avais du mal à me reconnaître. J’étais en colère contre tout le monde à l’époque, et je pensais que j’étais une vraie dure à cuir. En fait j’étais juste une pauvre gamine perdue et dépassée par les évènements. Je fini de rouler mon joint et léchai le papier pour le faire tenir. J’étais plutôt fière de moi car mon cône était parfait. Je relevais les yeux vers Snake et lui tendit le joint ainsi que mon briquet.

« We don’t have any alcohol anymore so… »

Dans ma tête, on pouvait tout à fait remplacer le shoot de whisky par une latte chaque fois qu’on se posait une nouvelle question. Je regardai Snake porter le spliff à ses lèvres, l’allumer, et une inspirer une longue bouffée avant de recracher une fumée blanchâtre. Il me le tendit et j’en inspirais la fumée brûlante à mon tour tout en me demandant ce que j’allais à présent lui demander. Je tournai la tête sur le côté pour recracher la fumée dans la nuit puis reposa mon regard sur mon Suédois sexy.

« Tell me something about yourself that I couldn’t guess just from looking at you. »

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All in the name of Rock 'n Roll ★ For sex & sex I'd sell my soul

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