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 Take me down to the paradise city! ♦

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MessageSujet: Take me down to the paradise city! ♦   Lun 27 Juin - 17:37

Take me down to the paradise city!


8h30 du matin. Le soleil était presque à son zénith dans le ciel de Los Angeles, se mêlant avec grâce au rose pastel de l’aurore, et répandant sa chaleur suffocante sur la côte californienne. La lumière avait déjà inondé entièrement l’appartement de la jeune suédoise, qui, courageusement installée par terre, derrière son bureau, à l’abri du soleil et face à son ventilateur qui tournait à triple tour, finissait les dernières tâches administratives que son boss, le manager américain d’Immortal, lui avait demandé de faire pour le lendemain. Lorsque tout fut bouclé elle rabaissa l’écran de son ordinateur portable - avec un peu plus de force que nécessaire- et se redressa, un sourire triomphant aux lèvres. Elle se dirigea vers la salle de bain pour prendre une douche froide bien méritée, puis, une fois se sentant plus fraiche, elle coiffa rapidement sa chevelure ébène, enfila un t-shirt Star Wars, un mini short en jean et ses doc Martens. Bien. Tout était en ordre : elle était prête, elle avait finit son travail dans les temps et dans quelques heures à présent, elle apprécierait une journée en compagnie de son petit ami (et de ses acolytes) dans un parc d’attraction. Ayant réussit à caser son jour de congé en même temps que le groupe, Eija avait décidé d’emmener ces derniers prendre l’air à Universal Studios, afin de décompresser d’une semaine bien chargée en promotion. Enfin… originellement elle avait proposé ce plan à son amoureux, ce à quoi Alexi –qui sortait d’on ne savait trop où- s’était empressé de répondre qu’il était « plus que opé » et demandait quand elle passerait le chercher. Mais c’était une autre histoire.

C’est ainsi que, après être parvenue à tous les réveiller et les réunir dans un seul et même droits (ce qui n’était pas chose facile et ce même s’il habitait tous dans le même immeuble), la jeune suédoise se retrouva dans un taxi mini van, entourée de ces finlandais chevelus, direction Hollywood ! Elle remarqua d’ailleurs que tous était tout de noir vêtus…. Sauf Alexi, qui arborait fièrement un short clair, des tongs et une chemise hawaïenne de toutes les couleurs…

Le trajet se déroula de façon habituelle c'est-à-dire entrecoupé de poses à intervalles plus ou moins régulières, car l’un avait oublié quelque chose, ou avait envie de se soulager, ou avait faim, ou voulait s’écarter de Perttu (?), ou encore car ils voulaient tous sauter gaiement dans un lac qui passait par là… Well they are a bit cute songeait Eija, dont ses metalleux lui rappelait largement une joyeuse bande d’autistes de 5 ans, à tendance psychotiques, mais pas moins attachants pour autant.

Le mini bus s’arrêta devant le parc d’attraction à 11h tapante et Alexi se précipita hors du véhicule, Perttu sur ses talons, pour se mettre à courir vers l’entrée du parc, Alexi à leur tête, laissant échapper de temps à autres des « get away… get away from me… you GAY ! ». Eija se dépêcha donc de régler le taxi afin de ne pas laisser ces gosses dans la nature trop longtemps. Il pourrait se perdre. Et elle ne désirait pas ça ! Quoi que… Eija jeta un coup d’œil à Eelis qui demeurait calme à quelques mètres d’elle, le regard dans le vague, une moue semi boudeuse, semi naturelle sur ses belles lèvres pleines. Oui, décidément, il allait falloir qu’elle se débarrasse de ses bébés autistes assez rapidement.

Elle rejoint rapidement les garçons à l’entrée du parc d’attraction.

- FUCK ! s’écriait Alexi, the fucker won’t let us get it ! Eija! Like! Fuck it, do something! Quick! S’excistait-il sous le nez du gardien de sécurité.

« I am sorry sir, here are the tickets »

Reprit calmement Eija, un sourire d’excuse sur les lèvres en présentant les billets ‘VIP’, préalablement achetés depuis internet. Le gardien de sécurité fit un petit geste de la tête qui signifiait qu’ils pouvaient entraient et Alexi, humble et beau joueur comme un son habitude, lui passa devant en sifflant entre ses dents un :

- Yeah… yeah, I prefer that!

Une fois à l’intérieur, la suédoise expliqua rapidement le programme et les points de repaires si quelqu’un se perdait, rappelant que toute manière elle avait son téléphone sur elle en cas de problème. Puis, se retournant instinctivement vers Eelis, elle attrapa son bras, un grand sourire aux lèvres, et proposa, l’innocence incarnée :

« How about we start this day with a nice big fresh ice cream? »


_________________
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MessageSujet: Re: Take me down to the paradise city! ♦   Mar 28 Juin - 22:12

Los Angeles… chaque fois qu’il se réveillait le matin, Eelis se demandait ce qui avait pu passer dans la tête de con de son chef de produit le jour où lui et son manager avaient décidé d’envoyer Immortal enregistrer là-bas leur deuxième album. Immortal, c’était le nom de son groupe, dont le style de musique était une sorte de Black Metal Païen, et il avait besoin de froid, de forêts sombres et de calme pour réussir à composer un morceau adéquat ; pas de soleil, de plage, de chaleur et de bimbos hystériques ! Sa petite amie Eija, qui était aussi l’assistante de son manager, lui avait expliqué que le label attendait beaucoup de leur prochain album et avait décidé de les envoyer dans un des meilleurs studios rock du monde, afin qu’ils puissent parfaire leurs morceaux en compagnie d’un producteur spécialisé dans le genre. Elle avait aussi tenu à lui faire remarquer qu’il était beaucoup plus facile de faire des campagnes de « promo, » depuis les Etats-Unis car leur presse était lue partout dans le monde, contrairement à la presse Finlandaise. S’il ne s’intéressait pas à ces détails, Eelis ne comprenait en outre rien à ce genre de stratégies brumeuses qui ne pouvait être décidées qu’entre diplômés coincés tranquillement installés dans leurs bureaux climatisés. Il était musicien, et la seule chose qui l’intéressait c’était de composer des morceaux puis de les jouer devant ses fans, et au passage de récupérer quelques groupies sexy qui le remercieraient à leur façon de produire une musique aussi transcendante. Que ce soir enregistré sur un magnétophone ou le dernier micro à la mode, il s’en contre-fichait : après tout ils n’étaient pas un groupe de pop et des enregistrements de mauvaise qualité comme ceux de Bathory étaient encore à l’heure actuelle considérés comme cultes dans le milieu du black metal. Mais bon, le label avait versé une généreuse avance sur son compte et ceux du reste des membres d’Immortal donc il était difficile de remettre en question leurs « brillantes » idées.

Le dernier album de Finntroll résonnant dans son appartement à volume plus élevé que nécessaire, Eelis s’écarta de la fenêtre pour se diriger vers la salle de bain, où il sécha ses longs cheveux blonds à l’aide d’un sèche-cheveux, geste qu’il regretta aussitôt car il eut pour conséquence d’augmenter significativement la température de la pièce. Il s’en échappa donc rapidement non sans mettre la climatisation au niveau maximum. Sans réfléchir une seule seconde au fait que la température extérieure était plus élevée qu’il ne pourrait le supporter, le Finlandais sortit un pantalon en cuir noir de son armoire et l’enfila ainsi qu’un tee-shirt de la même couleur. Il lassa ensuite ses Doc Martens et hésita un instant à prendre son blouson en cuir, qu’il finit tout de même par laisser à sa place, dans un éclair de lucidité. Comme la température était entre temps redescendue, le violoncelliste retourna dans sa salle de bain afin de maquiller ses yeux de noir, ce qui donnait à son visage autrement poupin un air plus sombre et rendait son regard à la fois plus dur et perçant. Il s’observa un instant d’un œil critique, un sourcil relevé et une moue aux lèvres, lorsque son téléphone se mit à sonner, affichant le nom d’Eija. Elle raccrocha aussitôt, ce qui lui laissa penser qu’un autre membre de son groupe devait probablement avoir essayé de la contacter au même moment. Un coup d’œil à son horloge murale lui apprit qu’il était l’heure du rendez-vous que la jeune femme avait fixé aux cinq musiciens pour quitter la résidence. Il s’empressa donc de fourrer son téléphone dans son sac et de courir hors de chez lui : il était hors de question que sa Suédoise s’imagine que les Finlandais étaient moins ponctuels qu’eux ! Il ralentit tout de même sa marche lorsqu’il arriva au rez-de-chaussée et arriva pile à temps pour ouvrir la porte du Taxi d’Eija à la jeune femme.

Après un trajet classique pour un groupe tel qu’Immortal, les Nordiques arrivèrent enfin au parc d’Universal Studio pour une journée de détente proposée par leur prévoyante assistante manager. Alors qu’Aleksi et Perttu – les deux membres les plus gamins du groupe – courraient vers l’entrée comme deux mioches venant de repérer Mickey, Eelis s’extirpa du Taxi. Instantanément, la chaleur le cloua sur place et il en vient à regretter de s’être habillé de la sorte. S’il avait l’air ridicule, Aleksi, lui, ne ferait pas de malaise d’ici la fin de la journée. Il en vint à penser qu’il existait une certaine injustice car si lui serait risible en mini short, ces derniers allaient excessivement bien à sa petite amie, dévoilant ses jambes parfaites avant de retomber d’une façon sexy sur sa taille féminine. La tête légèrement inclinée, il la suivit jusqu’à l’entrée du parc, se délectant de la vision de fesses joliment moulées et de son tee-shirt Star Wars qui lui donnaient un air à la fois nerdy et proggueux, ce qui ne faisait que renforcer son côté Suédois. Il sortit de ses pensées pour l’écouter expliquer le programme de la journée et se mit à espérer secrètement que ses boulets de compagnons allaient se perdre dans un grand huit afin de le laisser un peu profiter de sa petite amie en seul à seule. Malheureusement, les connaissant, ce serait une opération difficile, car ils étaient absolument intenables et semblaient avoir une sorte d’instinct pour retrouver Eija en toute situation. Depuis les quelques semaines qu’ils avaient passé à Los Angeles, Aleksi ou Perttu avaient toujours réussit à sortir de nulle part pour monopoliser leur assistante manager, même lorsque celle-ci n’était pas sensée travailler. La climatisation de l’un de marchait pas, l’autre avait besoin d’une crème cicatrisante car il s’était exposé sans protection au soleil… tout prétexte semblait bon pour les déranger. Comme si le même genre de pensée avait traversé l’esprit de la belle brune, Eelis la sentit accrocher sa taille, et il se laissa enivrer par le parfum de rose que sa chevelure dégageait.

« Yes an Ice cream it sound good. »

Répondit-il de son anglais approximatif, qu’il croyait très bon, lorsque sa petite amie proposa de se rafraichir avec une grosse glace avant de commencer les activités. Bien que très bien présentée, cette proposition ne semblait pas satisfaire tout le monde, comme toujours.

- But… No. But I want to do the Jurassic Parc… Protesta Perttu avec une expression dépitée.
- Fuck man! You’re such a pussy! I want to do the House of Horrors! mfuck!
- Let’s just get something to eat and then we’ll still have plenty of time to do all those attractions, ok? Tempera Mikko, le seul musicien dont l’accent et la grammaire avaient quelque chose d’anglais, car il avait vécu quelques temps au Royaume-Unis.

« Yes we do that. »

Accorda Eelis en hochant la tête. Sa main se resserra autour des épaules d’Eija et il l’entraîna vers le premier stand qu’il vit qui ressemblait à un café susceptible de distribuer des glaces, ignorant le petit « fuck ! » indigné de son frontman. Au fur et à mesure qu’ils avançaient, ce dernier finit par les dépasser et arriva le premier au stand de glaces, commençant à harceler le malheureux vendeur pré-adolescent en lui demandant d’un ton de reproche pourquoi, putain, il n’avait pas de « Suomen Nestlé Oy » à la vanille, son parfum préféré. Embarrassé par sa conduite, Eelis le rejoignit en deux grandes enjambées et l’attira brutalement en arrière pour l’écarter du comptoir, lui intimant en Finnois qu’il devait laisser Eija choisir en premier. Il se tourna ensuite vers sa petite amie pour lui demander poliment ce qu’elle prendrait puis commanda à sa place avant de placer sa propre commande, ignorant les protestations irritées d’Aleksi qui provenaient à ses oreilles sous formes d’onomatopées assez vulgaires. Le Finlandais finit par commander une glace « Miko » parce que, putain, ça lui faisait penser au nom de leur batteur ; et le groupe alla s’installer sur une table à l’ombre d’un parasol. Après un calme d’environ une minute où tout le monde savourait le parfum de sa glace, le silence fut à nouveau troublé par la voix criarde de Perttu qui tentait de s’insurger contre Aleksi car ce dernier, qui déclarait détester sa glace et préférer celle du petit brun, tentait de marchander un échange plutôt inégal.

« So maybe we put them in a very long attraction and we go. »

Proposa Eelis d’un ton égal en se penchant vers Eija, ne pouvait s’empêcher de mettre au passage une main sur sa cuisse. D’ordinaire, il n’était pas particulièrement tactile avec les femmes qu’il fréquentait, du tout moins en publique, mais il y avait entre la Suédoise et lui une attirance qu’il lui était difficile d’ignorer.

- That would be a good idea… commenta Tuomas à ses côtés, et Eelis lui lança un regard noir. Qui était-il pour s’imaginer qu’il pouvait donner son avis dans une discussion qui était clairement privée entre lui et sa petite amie ?

« No. You, you stay with them and you leaves me be. »

Marmonna-t-il à voix basse, pas certain de s’exprimer pour lui-même, pour Eija ou bien pour son claviériste, qui, réalisant son impair, s’empressa de regarder ailleurs pour leur laisser l’intimité qu’il venait de violer.

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MessageSujet: Re: Take me down to the paradise city! ♦   Sam 2 Juil - 18:48

Comme Eelis approuvait de commencer cette belle journée par une glace fraiche, Eija s’apprêtait déjà à tourner les talons pour se rendre dans le petit café le plus proche, laissant donc les garçons s’amuser comme bon leur semblait. Mais très clairement ces derniers ne l’entendaient de cette oreille, car chacun vint mettre son petit grain de sel pour essayer de décider que faire. But you were not invited? songea Eija, l’œil plissé, en regardant Alexi qui s’excitait et exprimait son avis trois ton au dessus de tout le monde. Elle haussa les épaules et se retourna, toujours accrochée à la taille d’Eelis quand il fut décidé par l’assemblée générale qu’une glace serait le départ des activités pour tout le monde. Alexi, qui grognait toujours, fut cependant le premier à arriver chez le marchand de glace et Eija fut très embarrassée qu’Eelis attrape –une nouvelle fois- ce dernier en arrière pour laisser la jeune femme choisir en premier.

« No, but it is okay»

Baragouina-t-elle, se sentant rougir. Mais son finlandais lui demandait déjà quel parfum elle désirait, et ci tôt eut-elle répondu un « blackcurrant… maybe ? » qu’Eelis commanda à sa place. Un sourire naquit sur les lèvres de la brunette alors qu’elle levait légèrement les yeux au ciel : son petit ami avait ce genre de galanterie très ‘vieille Finlande’, assez particulière qui le faisait bien souvent passer pour misogyne… qu’il était très certainement un peu d’ailleurs.

Se faisant ensuite embarquer protectivement (?) par les épaules, Eija alla s’installer sur une table à l’ombre en compagnie de ses metalleux. Il était amusant de constater qu’ils étaient les seuls du restaurant à être vêtu de noir, et de cuire qui plus est. En réalité la majorité des personnes présentes étaient des couples, ou des familles américaines avec des enfants d’une dizaine d’année maximum. Elle remarqua d’ailleurs un blondinet ressemblant à un petit cochon rose qui, bouche bé, fixait drôlement et sans discrétion Alexi et Perttu se chamailler. Tout en dégustant sa glace –qu’elle essayait de ne pas avaler trop vite histoire d’éviter de passer pour une vorace- la suédoise apprécia avec délicatesse le petit vent frais qui caressait son visage et repoussait ses cheveux en arrière. Lorsqu’Eelis se pencha vers elle, Eija tendit instinctivement le cou pour approcher son oreille des lèvres de son amoureux comme s’il allait s’agir d’un secret. En entendant sa proposition d’abandonner les adorables mioches chevelus dans une longue attraction, Eija sourit et déposa sa délicate main sur celle d’Eelis qui venait se balader sur sa cuisse… Mais bien sur ce moment de tendresse ne dura qu’une seconde puisque son petit ami devint à nouveau mauvais, intimant à Tuomas d’aller se faire voir ailleurs. Eija roula des yeux. Elle allait répliquer quelque chose pour rassurer un peu le jeune claviériste sur l’embarras non existant de la situation mais son regard fut attiré par quelque chose derrière Perttu… quelque chose de rose et rond… C’était le petit blond de tout à l’heure, qui s’était rapproché, la même expression sur le visage. Suivant le regard de son assistante manager, Perttu se retourna lentement pour voir ce qui se tramait derrière son dos. Lorsque ses yeux croisèrent ceux de Petit Cochon, il resta à la contempler l’espace de deux secondes… puis il paniqua. Poussant un cri geignard complètement inapproprié, le violoncelliste poussa le gosse qui tomba sur les fesses faisant tomber sa glace, et choquant tout le monde au passage. Il y eu un silence. Puis Petit Cochon se mit à brailler et Eija passa immédiatement en mode manager. Elle se leva et se diriger aussitôt vers le pauvre gosse en prononçant cette phrase, cette phrase avec laquelle elle débutait toutes ces conversassions depuis qu’elle travaillait pour Immortal.

« I’m really sorry, let me help you »

Commença-t-elle d’une voix douce en attrapant les mains du blondinet pour l’aider à se relever. Elle se pencha pour être à sa hauteur, regarda dans ses yeux et, passant une main dans ses cheveux, lui demanda :

« What’s your name, sweetie? »

Le râle qui allait s’échapper de la gorge du gamin s’arrêta net lorsque son regard croisa celui de Eija et il pleurnicha, hésitant, qu’il s’appelait Jammy.

« All right Jammy come with me I’m going to buy you another ice cream, a bigger and better one, okay? »

Reprit-elle avec un sourire. Jammy parut satisfait du marché puisqu’il eut un grand sourire à son tour en essuyant ses yeux humides. Tout en prenant la main de l’enfant, Eija jeta un coup d’œil autour d’elle, se demandant se que foutait les parents de ce dernier. Elle aperçut une masse noire s’approcher à toute vitesse à gauche de son champ de vision. C’était Perttu qui voulait s’excuser.

« Sit down ! »


Articula-t-elle en faisant les gros yeux et ce dernier fit demi-tour sans ralentir son allure pour retourner à sa place. Elle secoua la tête, mais ne put réprimer un léger sourire. Peu de monde semblait le comprendre, mais Perttu était un enfant dans sa tête. S’il avait des réactions étonnantes –voir stupides- par moment, ce n’était, en fait, qu’à moitié sa faute. Mais allez expliquer ça à la famille américaine d’un gosse qui venait de se faire pousser sans raison par un gars bizarre mince à l’extrême tatoués et chevelus…

Après avoir commandé une grosse glace au gamin, Eija se pencha vers lui, légèrement préoccupée :

« Where are your parents, sweetie? »


Quel genre de parents laissait leur enfant d’une dizaine d’année sans surveillance dans un parc d’attraction? Ce genre de comportement avait le don d’agacer Eija. On pouvait faire toute sorte de rencontre tordue dans des parcs d’attractions, des gens biscornus… qui poussent des cris en vous poussant sur les fesses. Le gamin pointa du doigt une dame un peu plus loin qui discutait avec des copines et la jeune suédoise l’embraqua pour le rapporter à sa mère.

« Excuse me ma’am, commença-t-elle pour attirer l’attention de la femme qui se retourna, surprise, I found your son, he was alone a bit further away », finit-elle en plissant légèrement les yeux.

La mère de Jammy parut choquée et s’empressa de demander à son fils s’il aller bien. Voilà qui était fait. Eija caressa les cheveux du gamin avec un « Bye Jammy » tout en s’écartant et le gosse agita vigoureusement sa main, des étoiles dans les yeux, la suivant du regard alors qu’elle retournait à la table des fous furieux.

Elle se plaça derrière Eelis et passa ses bras autour du cou de son petit ami en regardant Perttu :

« Pertty, you must be careful, things like this must not happen again. Okay? »

Demanda-t-elle, utilisant plus ou moins les mêmes intonations de voix que lorsqu’elle parlait à Jammy. Le jeune finlandais hocha la tête, comme un gosse boudeur et honteux. Puis elle se pencha vers Eelis et, déposant un baiser sur sa joue, elle en profita pour lui sucrer en douce une cuillère de sa glace, qu’elle s’empressa ensuite d’avaler dans un petit rire coupable.


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