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 EIJA ♦ Don't judge a book by its cover — ADMIN

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MessageSujet: EIJA ♦ Don't judge a book by its cover — ADMIN   Sam 11 Juin - 17:58


Don't judge a book by its cover

Eija Katariina Lysen

Lysen Eija ♣ 12 aoüt 1989 ♣ Stockholm, Suède ♣ Bisexuelle ♣ En couple ♣ Assistante Manager (Musique) ♣ No Guts. No Glory. ♣ Inventé [x] ♣ Megan Fox ♣ Crédit: tumblr


Douce ♣️ Vive ♣️ Empathique ♣️ Ouverte d'esprit
Froide (au premier abord) ♣️ Réservée ♣️ Trop directe ♣️ Peu sur d'elle


« Eija a un fort accent suédois lorsqu’elle parle anglais. Elle accorde sa confiance très difficilement. Elle a un tatouage représentant un dragon qui recouvre la quasi-totalité de son dos, et garde sa signification secrète. Elle n'a jamais eu beaucoup de chances avec les garçons. Elle est souvent prise pour ce qu'elle n'est pas. Geek sur les bords, elle adore les jeux vidéos. Passionnée de musique depuis toujours, elle est aujourd'hui assistante manager d’un groupe de métal. » Crédit icons: foxportionz.



Le soleil déclinait vers l’ouest rependant dans le ciel cette couleur nostalgique de fin de journée d’été, mélange de rose pastel et d’or orangé. J’ouvris les yeux pour la première fois le 12 août 1989, dans un petit hôpital au nord de Stockholm, en Suède. Il était 22h15, pourtant la lumière de la journée était encore vive et filtrait à travers les volets à demi fermés de la chambre de maternité, éclairant le berceau en bois du nourrisson que j’étais. Mes parents, Isak et Hedda Lysen, étaient penchés au dessus de moi, un sourire doux bien que fatigués sur leurs lèvres. « Bienvenue ma chérie, ma douce Eija » ma souffla ma mère en caressant le duvet blond de mon crâne. On me porta et m’emmena chez moi, dans cette belle petite demeure de brique et de bois rouge construite, où je fus accueillis par mon frère Tomas et ma sœur Siri, respectivement de 3 et 1 ans mes ainés.

« There is a garden in every childhood, an enchanted place where colors are brighter, the air softer, and the morning more fragrant than ever again.»

Je fis mes premiers pas dans cette même maisonnette et bien que mes parents ne fussent pas des gens très fortunés, ils firent en sorte que mes ainés et moi-même ne manquions jamais de rien. Nous fûmes élevés dans la modestie et je m’épanouie dans un environnement où les valeurs prônées étaient telles que la discrétion, le respect et la politesse. Bien sur ces mœurs eurent un impact différent sur chacun d’entre nous. Mon frère les apprenait docilement, je m’en empreignais avec assiduité et ma sœur, elle, prétendait le faire. Nous grandîmes dans des chemins assez différents elle et moi, et si je n’eus jamais de problèmes d’entente avec mon frère, il m’avait toujours semblé difficile d’entrer en relation avec Siri. Peut être étions nous trop différentes, en tout. Pendant qu’elle coiffait ses poupées, moi je m’amuser avec des petites voitures. Pendant qu’elle se pomponnait, moi j’écoutais de la musique. Pendant qu’elle lisait des magasines sur les stars, moi je lisais de la littérature. Pendant qu’elle jouer à la maman avec ses amies moi je jouais à Zorro dans le jardin. Elle avait toujours été féminine à l’extrême et superficielle, et cela même avant son dixième anniversaire, alors que moi, j’étais plutôt ronde et d’une simplicité proche de l’ingénuité.

A l’école, certains enfants avaient tendance à se moquer de moi, à cause de mes petits kilos en trop, justement. C’est peut être à ce moment là que je pris réellement conscience du regard des autres. Leurs railleries incessantes me blessaient, bien sur, mais j’étais trop réservée et trop intimidé pour rétorquer. Ce n’est pas ma sœur, avec sa taille XS, qui m’aurait aidé à me sentir mieux dans ma peau, car lorsque je rentrais à la maison après de longues journées blessantes elle jugeait bon de m’envoyer des petites piques « en toute innocence », me baptisant « la grosse » et autres surnoms aussi dégradants que désobligeants. Heureusement, sous les conseils de mon frère, je parvins rapidement à m’entourer d’un petit cercle d’amis qui se fichait pas mal de mes rondeurs.

En grandissant, mon corps s’affina naturellement alors que je faisais un peu plus attention à mon alimentation et mes exercices physiques. Je reçu des compliments de la part de mon frère, de mes parents ainsi que de mes amis. Pourtant je ne me voyais absolument pas différemment, pour moi, j’étais toujours la même petite boule. D’ailleurs je n’étais pas la seule à le penser puisque ma sœur continuait de m’appeler la grosse. Sa hargne envers moi avait redoublée pour des raisons que j’ignorais; mon frère disait qu’elle était jalouse parce que j’étais plus belle qu’elle, mais je n’en pensais rien. Les relations que j’entretenais avec Siri ne firent que s’empirer à l’adolescence. Elle, était toujours en retenue, moi j’exprimais mes émotions sans équivoque. Elle aimait se montrer, elle aimait plaire, moi je fuyais le feu des projecteurs. Elle pourchassait les garçons moi j’avais plus tendance à décamper devant eux. Je rêvais, pourtant, qu’un jour je rencontrerais mon « prince charmant » qui m’écrirait des poèmes et des morceaux de guitares au lieu de m’envoyer des boules de gommes mâchés dans les cheveux.

« I wish I had an angel »

Je crus que ce jour était arrivé lorsque, à 17 ans, je reçus un petit mot sur mon pupitre de classe. Curieuse, je l’ouvris et lu ces quelques mots « Eija tes yeux me captivent, j’aimerais apprendre à mieux te connaitre. Anders ». Mon cœur fit un bon dans ma poitrine. Je regardais derrière discrètement derrière mon épaule et vit le jeune homme dans le fond de classe me faire un signe de la main. Je piquai aussitôt un fard et me tournais, le nez dans mon cahier. A la sortie des cours, je vis qu’il était devant le portail d’entrée et mes jambes firent automatiquement demi-tour pour emprunter un autre chemin. « Eija, attends ! » enttendis-je alors derrière moi. Mortifiée je me stoppais net alors qu’Anders venait se placer devant moi, me bloquant ainsi le chemin. « Salut ma belle », reprit-il avec un sourire charmeur. « Euh s-s-salut ? » bégayais-je, plus sur le ton interrogatif qu’affirmatif, comme si je vérifiais qu’il s’agisse bien là de moi. Il rit puis ajouta : « Dis moi, ca te dirait de venir boire un verre là ? Juste toi et moi, pour qu’on apprenne à se connaitre ? ». J’étais morte de peur toutefois un sourire étira mes lèvres et je m’entendis accepter « avec joie-sire », -mélange de joie et de plaisir probablement. C’est ainsi que, rouge comme une tomate, je le laissai m’entrainer dans un petit pub à côté du lycée. Il s’avéra alors qu’Anders était un garçon charmant, nous discutâmes longuement, je le trouvais tout à fait intéressant et il me faisait me sentir en confiance. Par ailleurs quelque chose dans son regard me faisait me sentir spécial. Assez rapidement nous sortîmes ensembles, il était mon premier petit ami et si je fus d’abord terrorisée par cette idée, il me promettait que tout se passerait comme et quand moi je le désirais. Il avait cette voix douce et ce regard confiant qui me firent peu à peu me sentir en confiance avec lui. Je lui offris ma virginité, je pensais l’aimer sincèrement. Je pensais surtout que ce sentiment était réciproque. J’étais idiote. Le jour de son 18ième anniversaire, lorsqu’il me demanda de prendre une photo « sexy » de moi-même pour la lui offrir, après une légère hésitation et ses supplications, j’acceptais sa requête. Je me trouvais ridicule, face à mon miroir, en sous-vêtements, avec mon appareil photo, à essayer d’avoir l’air sexy. Mais il m’assurait que j’étais magnifique et que la photo le serait tout également. Je me décidai alors pour une photo en noir et blanc où je cachais ma poitrine avec ma main, assise sur mon lit les jambes de côtés effet « sirène ». Je l’envoyais à mon petit ami le cœur battant et fut soulagée lorsqu’il répondit à mon e-mail que j’étais sublime et qu’il avait des étoiles dans les yeux. Je m’endormis le soir même, heureuse de la complicité que nous partagions. Lorsque je retournais au lycée le lendemain matin je vis les regards se tourner sur mon passage et des sourires malicieux fendre leur visage à ma vision. Mal à l’aise, je continuai d’avance vers ma salle de cours me cachant comme je le pouvais derrière mes cheveux. Je remarquai alors que tout le monde était agglutiné devant le panneau d’affichage de l’entrée. Je m’en approchai donc, me frayant un passage parmi les élèves et relevant mes yeux pour voir ce qui faisait tant confabuler. Mon cœur eut un raté lorsque je m’aperçu qu’il s’agissait de la photo que j’avais envoyé la veille à Anders. Pétrifiée, je fixai la photo avec horreur quand un rire cristallin m’arracha à mon accaparement « Haha regardez moi ce bourrelet à sa hanche » Brailla ma sœur. « Putain non elle est bonne, c’est qui ? » répondit son petit ami du moment. Si cette phrase ne me fit en aucun cas me sentir mieux, elle eut le mérite de clouer de bec de Siri. « C’est ma sœur, ducon ! » tonna-t-elle en le poussa avant de partir folle de rage, bousculant au passage mon proviseur qui accourait en sens inverse. « Qu’est ce qui se passe ici, nom d’un- NOM D’UN CHIEN ! » Hurla-t-il de plus belle en voyant la photo. Puis il se tourna vers les étudiants, ses yeux lançant des éclairs « Agata allez me chercher les clefs tout de suite nous allons décrocher cette photo, et vous autres retournez immédiatement en cours ! » En deux temps, trois mouvements, tout le monde avait décampé. Tout le monde… sauf moi. « Allons, allons, vous n’avez pas entendu ce que je viens de- » Il ne fallut pas longtemps à mon proviseur pour alors faire le lien entre la jeune fille écervelée de la photo et moi-même. Il tint alors à me poser diverses questions sur la personne qui aurait éventuellement pu faire ceci, mais je ne répondis pas. Je n’ai jamais su d’ailleurs, le fin mot de l’histoire, Anders me harcela un temps pour s’expliquait mais je ne lui en ai jamais laissé l’occasion. Tout ce à quoi je pensais à présent était d’obtenir mon diplôme et quitter cette école.

« A thousand shards of glass you pushed beneath my skin. And as the light in you went dark, I saw you turn to shadow »

Mais les choses ne se déroulèrent pas avec autant de simplicité. J’avais beau essayé de me persuader que cet événement était futile et appartiendrait bientôt au passé comme le répétait judicieusement mon frère, il n’empêchait que tout ceci m’avait affecté plus que je ne voulais bien me l’admettre. Mon sentiment de honte et de remords amalgamé à cette sensation de perte de contrôle m’entraina tout droit vers une voie que je me serais gardé d’emprunter. Incapable de passer outre ces tourments incessants qui me maintenaient réveillée chaque nuits, je me renfermai sur moi-même et me mit bientôt à détester ma personne. J’ignorais pourquoi, peut être me trouvais-je stupide d’avoir fais confiance, peut-être pensais-je ne jamais pouvoir être assez bien pour personne, ou peut-être détestais-je simplement cette intolérable faiblesse qui laissait la peine lacérer mon cœur jour après jour. Tout a commencé un soir d’avril, alors que je brossais ma chevelure ébène dans la salle de bain. Mes gestes étaient lents, amorphes, et le regard vide que me lançait cette fille de l’autre côté de miroir me soulevait le cœur. Je n’ai jamais été violente, irréfléchie ou impulsive. Pourtant, en cet instant précis, je ne supportais plus l’image de moi-même que me renvoyait la glace et, brusquement, mon poing s’abatis sur mon reflet qui vola en éclats. Ce n’est que lorsque je vis le sang dégoulinait sur mon bras et inonder le lavabo que je réalisai ce qui venait de ce passé. Paniquée, je me m’y à entouré piteusement ma main dans plusieurs serviettes et essayer de nettoyer la salle de bain tant bien que mal. C’est mon père qui me retrouva là. Affolait par la situation, il m’emmena aussitôt aux urgences. Je m’en sortis en répétant qu’il s’agissait d’un accident, et il me cru sur parole, me faisait promettre d’être plus prudente les prochaines fois. Je promis. Mais cette souffrance avait réveillé quelque chose en moi. Corporelle, aussi douloureuse soit-elle, elle en restait beaucoup plus endurable que ma souffrance mentale. C’est comme ça que j’ai commencé à me scarifier. Je pensais que je le méritais. Je pensais qu’en me faisait du mal, j’oublierais les peines plus profondément ancrés en moi. J’étais vraiment loin du compte. Pourtant j’étais persuadé que peu à peu, je retrouvais une sorte d’équilibre dans ma vie. Je me tournai davantage encore vers la musique, notamment la scène underground de mon pays, et fut étonné de voir que dans ce milieu, les gens semblaient partager mon mal être. Peu à peu, je me mis à imiter ces filles ont allures sombres d’outre temps, semblant sortir tout droit d’un roman gothique ou d’un film de vampires. Je les trouvais fascinantes. En devenant moi-même gothique, j’avais l’impression de me trouver. Mais tout ce que je trouvai, au final, c’était les emmerdes…

« If you’re going through hell… Keep walking »

Ma décadence dura à peu près un an. Jusqu’à ce que je réalise enfin que les réponses n’étaient pas là, que ce n’était certainement pas en me voilant la face que les choses aller s’arranger pour moi. J’essayai pendant un moment de trouver de l’aide, mais on me renvoya perpétuellement vers « des forces supérieurs », Dieu, ou d’autres conneries du même genre. Mais je voulais y arriver par moi-même, j’en avais besoin. Je devais surmonter mes démons. Et c’est ce que je fis, peu à peu. Je tâchai d’arrêter l’automutilation. Je repris contact avec mon frère que j’avais négligé pendant tout ce temps et je pense que ce contact avec « l’avant bordel » me fit du bien. Il avait raison : toute cette merde avec Anders était derrière moi et il ne méritait pas que je m’attarde une seconde de plus à penser à lui où ce qu’il m’avait fait. Je reprenais confiance en moi. C’est à cette période que je me fis tatouer à énorme dragon dans le dos. Et sa signification restera un secret.

L’été toucha à sa fin et dés la rentrée, j’intégrais l’université de communication et management. Je fis beaucoup de nouvelles rencontres, de gens qui ne connaissait rien de moi ou des épopées de mon passé. Je fis de nombreuses rencontres, les gens avait l’air de s’intéresser à moi, de venir naturellement me voir. Je fis notamment la connaissance d’Edvin, un charmant rouquin au regard vert et au style un peu grunge. Il était drôle, simple, tout à fait polis et me raccompagnai chez moi chaque soir pendant l’hiver. Je m’entichai aussitôt de lui. Notre relation était très appréciable, il était un ami exemplaire, un amoureux fidèle, le genre d’homme qu’on épouse et avec qui on fonde une famille. Nous étions toujours ensembles et partagions une complicité rare. Toutefois, en deuxième année, nous choisîmes des options différentes et fumes amenés à nous voir moi souvent, lui avait opté pour le cinéma, et moi pour la musique, ma véritable passion. Aussi, lorsque je partie en stage d’assistante attachée de presse dans une maison de disque à Helsinki, il me promit de venir me voir aussi souvent que possible. J’ignorais, à l’époque, que j’étais sur le point de faire la rencontre la plus troublante de ma vie.

« You’re gonna go far, kid »

C’était en mars 2010, je venais de passer ma première journée de stage à suivre l’attachée de presse partout pendant qu’elle téléphonait aux journalistes, qu’elle travaillait sur l’ordinateur, et qu’elle rencontrait messieurs untel et untel (des gens importants dont j’oubliais les noms au fur et a mesure qu’on me les présentait). J’étais entrain de lire le mail d’un type qui affirmé avoir reçu un pass VIP pour le concert d’Immortal qui avait lieu le soir même mais qu’il l’avait perdu, quand, soudain, Karine me fit signe de venir rencontrer « les gars ». Me demandant qui était ces gars en question, je m’extirpais du bureau de l’attachée de presse pour la rejoindre lorsque mon regard fut accroché par un type à l’autre bout de la salle. Il parlait avec animation au chef de produit, ses yeux d’un bleu pal et intense lançant des éclairs. Mon regard glissa le long de la cascade de cheveux blond du jeune homme, de ses bras musclés, de son pantalon en cuire. Dans ma contemplation, je ne m’arrêtai pas d’avancer (au ralentis, j’en conçois) et heurtai de plein fouée ma boss, la faisant basculée sur un autre type, blond également, mais avec une tête un peu spécial. Confuse, je balbutiai des excuses et m’apprêtait à la redresser au moment où ce dernier la repoussait brusquement avec un petit « fuck ! » irrité. Karine leva les yeux au ciel et remettant sa casquette en place : « Alexi voilà Eija, ma petite stagiaire. Eija, Alexi, le chanteur d’Immortal ». Ah, rien que ça. Je lui fis un sourire d’excuse en bredouillant un « enchanté » et lorsqu’il daigna enfin poser son regard sur moi, un grand sourire fendit son visage, le rendant tout de suite beaucoup plus sympathique. Il me détailla le bas en haut, passant de mon baggui déchiré à mon t-shirt Iron Maiden et enfin à mes yeux, ce qui eut le don de me mettre mal à l’aise. Heureusement, le chef de produit se planta entre nous face à Karine, me cachant ainsi des yeux un peu bizarres dudit Alexi. Je me retournai alors et tombait face à face aux autres membres du groupe, dont le blondinet qui avait capté mon attention quelque instants auparavant. Il fit un pas un avant pour se distinguer du reste de l’équipe : « Hey, je suis Eelis, le leader du groupe » s’annonça-t-il en me tendant alors la main avec un sourire à défaillir. J’allai lui répondre quand Alexi (qui était décidemment partout) se précipita sur Eelis pour se poster à ses côtés en lui criant que, putain, tout le monde savait que le leader du groupe, c’était lui. Eelis rit, ne le prenant vraisemblablement pas au sérieux puis fit demi-tour et sorti de la pièce, suivit par les autres membres du groupe, le chef de produit et l’attachée de presse… A vrai dire il ne resta bientôt plus que moi dans la pièce, bêtement scotchée au sol. « Eija, on y va ! » me rappela à l’ordre Karine, et je m’empressais de la suivre.

« I want to hold you but my senses tell me to stop »

Je fus amener à le revoir à de nombreuses reprise les jours qui suivirent et je m’étonnais de la force magnétique qui semblait poussait nos corps l’un vers l’autre. Nos yeux qui se perdaient dans la contemplation de l’autre, nos mains qui se frôlaient, nos sourires qui se partageaient… Je ne pouvais pas nier l’attrait irrévocable que j’éprouvai à l’égard d’Eelis, avec son petit accent finlandais si mignon. Pourtant, je m’interdisais de penser à lui de façon autre que professionnelle j’avais beaucoup de trop d’estime pour Edvin. C’est sans doute cette même estime qui me poussa à rompre avec lui lorsque je me rendis compte que mes sentiments -ou peu importe la façon dont vous appelez ce que j’éprouvais- pour Eelis devenait de plus en plus forts à chaque instant. Si je ne trompais pas mon petit ami dans les effets, je le faisais mille foi en pensée. Je n’acceptai pas tout de suite les requêtes d’Eelis qui proposait que nous passions du temps ensemble en dehors du travail. Mais je l’avoue, je suis faible, surtout face à cette bouille d’amour, cet irrésistible obscurité, et ce intense regard azur : je cédai donc et acceptai de le rencontrer en dehors du contexte professionnelle. Il me fascinait, il avait une assurance hors normes, un regard qui me captivait, une intensité qui m’envoûtait. Je compris rapidement que la relation dans laquelle je m’embarquai n’avait rien de la relation simple et innocente que je partageai avec Edvin. Eelis était beaucoup plus lunatique, plus compliqué, et je sentais qu’il cachait en lui quelque chose de plus sombre qui le poussait à changer de comportement du tout au tout et à se montrer agressif…

Lorsqu’il parti en tournée pendant 4 mois, je me mis à me poser des questions sur sa loyauté. J’avais conscience d’être le genre de petite amie que je n’appréciais pas : possessive et à légère tendance paranoïaque, mais j’étais de toute manière beaucoup trop réservée et respectueuse pour l’appeler et lui exprimer mes doutes de vive voix. Et malgré mon manque de confiance en la gente masculine, j’avais envie de croire qu’il tenait à moi, qu’il m’était fidèle. Je terminai mon stage chez Nuclear Blast et retournai à l’école pour valider mon diplôme, ne pouvant m’ôter Eelis de la tête. Sortir avec une « Rockstar » me value un nouveau petit surnom affectif de la part de ma chère sœur à savoir « pauvre groupie désespérée ». Je tentai toutefois de faire abstraction de ces commentaires, mais lorsque je me tournai vers mon frère, lui aussi –qui m’avait pourtant toujours soutenue- m’avoua qu’il n’avait pas confiance en Eelis, ce « loubard qui allait me détruire ».

Malgré les doutes que j’avais sur Eelis, il me suffisait de plonger mon regard dans ses yeux pour être rassurée. Il pouvait se montrer si tendre, si intentionné avec moi. J’aimais la façon dont il me faisait me sentir. C’est pourquoi, je décidai d’ignorer les oppositions de mes ainés sur ma nouvelle relation. Il ne le connaissait pas. S’il voyait la douceur avec laquelle il me prenait dans ses bras, jouer de la musique pour moi et m’embrasser, ils comprendraient.

Apparemment satisfaits de mes services, le label décida de m’embaucher l’année suivante comme une véritable employée dès la fin de mon diplôme. J’étais ravie. Cela voulait non seulement dire que j’avais l’opportunité de vivre ma passion dans une entreprise que j’aimais, mais qu’en plus j’allais pouvoir passer beaucoup plus de temps avec mon petit ami. C’est avec une excitation non-dissimulée mêlée d’appréhension que je m’embarquai pour les Etats-Unis, aux studios de Los Angeles, avec Eelis et le reste du groupe pour l’enregistrement de leur nouvel album.

« You'll never find rainbows if you’re looking down »



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