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 Cherry ♥ with my heart on my sleeve

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Autumn Wolf
Cherry ★ wild rose & red wine

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♣ Messages : 192

MessageSujet: Cherry ♥ with my heart on my sleeve   Sam 11 Juin - 22:37


I'm only lonely when the music's over, lonely when you're going home.

Autumn "Cherry" Wolf

Wolf, Autumn ♣ Née le 12 octobre 1988 à Los Angeles, CA ♣ hétérosexuelle ♣ célibataire ♣ Tatoueuse ♣ You're all I need ♣ Scénario [] Inventé [X] ♣ Kat Von D ♣ Crédit; Tumblr


Créative ♣ sensible ♣ sociable ♣ amusante ♣ émotive ♣ possessive ♣ jalouse ♣ impulsive
« S'il y a une chose que tu peux savoir rien qu'en me regardant, c'est que je suis une groupie rock 'n roll. Ce que tu ignores, c'est que je suis une romantique désespérée - et j'insiste sur le désespérée. Mon rêve, c'est de rencontrer l'âme sœur, mais j'ai la fâcheuse tendance à jeter mon dévolu sur les plus gros enfoirés que je rencontre. Je viens d'une famille nombreuse avec qui je n'ai plus de contact et je suis à moitié Argentine. J'ai un goût prononcé pour le danger et l'illicite. » Crédit icons; poppehippo.


« I fell in love with a twisted guy, suicide with a musician. I spent all my time then got stuck paying the price. Uptown, kick it down, into a spin, face the wall, take it all, I just can't win. Can't stand the heartache, so bleeds the red, red rose. Time heals a broken heart but that's just the way it goes. I can't stand, can't stand the heartache. » - Skid Row.

La vie, c’est comme une immense toile de peinture qu’il faut construire en y ajoutant des couleurs. Touche par touche. Lorsque nous naissons, nous ne sommes personne, des êtres immaculés. Ce sont les années, les expériences et les déceptions qui nous créent petit à petit, faisant de nous les adultes que nous sommes aujourd’hui. Ces évènements qui nous échappent et nous glissent entre les doigts, ces moments qui semblent durer une éternité et sont aujourd’hui révolus. Ces instants fragiles, éphémères, dont nous ne réalisons pas toujours l’importance à l’instant où ils se produisent. Ces questions auxquelles nous pourrions maintenant apporter des réponses. Certains d’entre nous se blessent ou s’égarent en route et d’autres suivent simplement leur chemin, pour avancer, toujours en quête de nouvelles aventures, en quête de notre avenir. Pour moi, la vie s’arrête quand il n’y a plus de routes à parcourir, plus d’espoir d’explorer des paysages toujours plus beaux. Il me reste encore tellement de chemin à faire et pourtant, la route a été longue et semée d’embuche pour arriver jusqu’ici. Évidemment vous vous fichez pas mal de mes idées philosophique et vous voulez savoir mon histoire, c’est pour cette raison que vous êtes ici. Qui mieux que moi-même pourrait vous la conter ? Au travers d'écrits à mon journal intime, vous pourrez revivre à travers mes yeux d’enfants et d’adolescente, empreints d’une certaine naïveté, le regard que je portais sur la vie à différentes étapes. Welcome to my world


12 octobre 1995

Cher Journal, comme je suis contente de t’avoir ! On ne se connait pas encore beaucoup toi et moi mais je vais t’écrire mes secrets, et tu les garderas pour moi. J’espère que tu ne les répèteras pas, je compte sur toi. Aujourd’hui, il y avait du monde à la maison, maman était contente, sa sœur est venue de l’étranger pour lui rendre visite. Elle se sent moins seule lorsque sa familia est là, et elle parle beaucoup plus. Elle n’aime pas beaucoup l’anglais ma maman, elle dit que c’est une langue sans couleur, pas comme l’espagnol. C’est ce qu’on parle dans le pays où elle est née, l’Argentine. Je le comprends mais je ne le parle pas vraiment, c’est super difficile ! Ma mère ne m'a jamais parlé Anglais, de tous les adultes, c'est elle que je comprends le moins. Alors souvent, je lui fais des dessins pour qu’elle m’écoute et me comprenne. J’adore dessiner. C’est pour ça qu’aujourd’hui on m’a offert du papier et des crayons, et puis toi bien sûr. J’ai rejoins le clan des « grands » qui vont à l’école en bas de la rue avec mon frère ainé, pas comme mes deux petites sœurs et mon petit frère, ce sont encore des bébés. Au fait, c’est mon anniversaire et je viens d’avoir 7 ans.

25 décembre 1996

Cher Journal, joyeux noël ! Aujourd’hui, ma maman nous a appris qu’elle attendait un nouveau bébé et que c’est le meilleur cadeau dont une famille peut rêver. Du coup, il a fallu « serrer la ceinture » (mais je n’ai pas de ceinture ?) et on a eu moins de cadeaux que l’année dernière. Moi je ne comprends pas vraiment en quoi c’est un cadeau. Avec un nouveau bébé, il va falloir se tasser, et mes deux petites sœurs vont devoir venir vivre dans ma chambre. Elles sont gentilles, mais ce sont des petites, et elles veulent toujours prendre mon cahier pour gribouiller, hier, elles ont même écrit sur un dessin que j’avais fait ! Mon frère est de mon avis, il dit que c’est « une connerie » (chut, ne répète pas à papa et maman que j’ai dit ce mot). Il dit que nous n’avons pas les moyens pour un autre enfant, que la maison est trop petite. Ça énerve beaucoup papa quand il dit ça, parce que ça fait pleurer maman. Ils disent que c’est la volonté de Dieu et que nous ne pouvons pas aller « contre nature » même si je ne sais pas ce qu’ils veulent dire par là. Moi je me dis que c’est un rigolo, Dieu. Qu’il essaie donc de dessiner avec deux petites sœurs qui se disputent et pleurent parce qu’elles ont cassé leur jouets ! Il ne devait pas avoir une très grande famille…

28 Juin 1997

Cher Journal, aujourd’hui, c’est le dernier jour d’école. Tous les élèves de la classe disaient où ils allaient partir en vacances : la France, le Mexique, le Canada. J’ai menti en disant que j’allais en Finlande. Je ne sais pas où c’est, mais c’était écrit dans un de mes livres de géographie. Ça a l’air tellement exotique… et puis je ne pouvais pas dire que je restais encore à Los Angeles ! Le seul autre pays que je connais c’est l'Argentine, et on ne peut plus y aller parce que ça coute trop cher d’acheter un billet d’avion pour tout le monde, nous sommes six enfants maintenant. Alors maman y va toute seule, elle est toujours heureuse quand elle revient mais elle me manque quand elle n’est pas là. Papa n’est pas souvent à la maison alors nous allons tous en colonie où des gentilles maitresses de vacances s’occupent de nous. J’aime bien les colonies, on va à la plage, on apprend à faire du surf et on se fait de nouveaux amis ! Mais ce que je préfère c’est quand on doit faire des dessins pour repeindre certains murs de Venice Beach. J’ai hâte d’y être mais je suis triste parce que je ne verrais pas Jake pendant deux mois. Jake, c’est mon amoureux, il m’a fait un bisou sur la joue dans la cours de récréation parce que je lui ai offert une fleur. Il dit que plus tard on va se marier, mais pour l’instant on se tient seulement par la main. Je ne le dit pas à maman, elle ne comprendrait pas, pour elle, je dois rester avec les petites filles, on ne sait jamais (quoi ? je ne sais pas, mais je comprendrais quand je serais plus grande d’après elle). Ca m’énerve, elle s’imagine encore que je suis un bébé.


2 février 1999

Cher Journal, aujourd’hui, j’ai eu une mauvaise note. Maman était furieuse, elle m'a giflée et m’a dit de monter dans ma chambre pour étudier, et que je devais arrêter de « rêvasser ». Comme si j’avais le temps de rêvasser entre mes devoirs pour l’école et ces stupides cours d’éducation religieuse auxquels elle me force à aller. Je n’y peux rien si je ne comprends rien aux calculs, et puis après tout, je ne veux pas devenir prof de maths ! Elle dit que j’ai la vie trop facile, que je ne sais pas ce que c’est que de travailler et que je devrais être contente d’aller à l’école. Je préfèrerais travailler. Je serais peintre et j’exposerais mes dessins dans une galerie, je ne serais pas derrière un bureau comme papa qui rentre toujours de mauvaise humeur et qui est trop fatigué pour jouer avec nous le weekend. Elle dit que cette idée est stupide, que dessiner n’est pas un vrai métier, que je suis une capricieuse. Je sais qu’elle ne pense pas tout ça, elle a simplement recommencé à boire. Elle boit toujours en hiver, quand le soleil se couche plus tôt et que Los Angeles se retrouve dans l’ombre. Elle ne sort plus de la maison et elle regarde des photos de l’Argentine pendant des heures. Elle croit que je ne remarque rien mais parfois je la vois pleurer quand elle fait le linge. Vaya puta mierda de país, je l’entends souvent jurer, comme si aucun de nous n’étions capable de comprendre ces terribles mots lancés en espagnol.

1er janvier 2000

Cher Journal, bonne année ! Je te souhaite la bienvenue dans le nouveau millénaire. Pour moi, l’année commence très bien, j’ai reçu le premier prix de dessin de mon école sur le thème de l’amitié. J’aime bien ce genre de thème, j’avais plein d’idées, et ça a été récompensé. Comme j’ai 12 ans, je suis aussi la plus jeune à avoir ce prix ! Mon frère était fier de moi, en fait il est le seul à m’encourager dans cette voie. Maintenant il travaille pour payer ses études, parce qu’il ne veut pas « finir comme papa et maman, » mais avec son argent, il m’a offert un CD. J’adore ! Ça s’appelle Dr Feelgood du groupe de hard rock Mötley Crüe. Enfin mon frère me dit que c’est du glam metal mais bon, je dis à tout le monde que j’écoute du hard rock parce que c’est ridicule « glam metal. » Nikki Sixx est trooop sexy!


13 août 2001

Cher Journal, aujourd’hui je viens d’aller à mon premier festival ! Mon frère a dit à nos parents qu’on allait chez mamie passer le weekend, mais en fait on avait économisé pour s’acheter des places pour le Mayhem Tour. J’avais déjà fait quelques concerts avant mais l’ambiance n’avait rien à voir, c’était tellement puissant et intense ! On a vu beaucoup de groupes cultes et mon frère me disait que c’était l'expérience d'une vie, qu’on aurait regretté de ne pas y être allé. Je ne sais pas vraiment pourquoi il disait ça, ce n’était pas son premier festival, mais j’étais d’accord avec lui, j’aurais été déçue de ne pas pouvoir venir. Maman serait folle si elle savait où j’étais ! Avant de partir, on a volé du maquillage dans une boutique de Skid Row parce qu’ils ne m’auraient pas laissé entrer si j’avais l’air trop jeune, tu comprends ? J’ai essayé de me faire un smokey mais c’était un peu foiré parce que je n’ai pas l’habitude. Mon frère m’a dit que ça faisait « trash, » que c’était parfait. Il m’a donné des clopes pour que j’ai l’air plus vieille mais je n’arrivais pas à fumer, je devais avoir l’air ridicule. Pourtant, des gars m’ont trouvée sexy, il y en a même un qui voulait m’offrir un verre mais mon frère n’a pas voulu. Pourtant il était tellement beau avec ses cheveux en bataille et ses bras tatoués… il était plus vieux que moi, mais en amour, l’âge n’a pas d’importance, si ?

24 mars 2002

Cher Journal, je suis épuisée. Hier soir, je suis sortie par la fenêtre de ma chambre pour rejoindre des amis près de la plage. C’était génial, Rick avait amené sa guitare et Mick de l’alcool. Si mes vieux apprenaient ça, ils me tueraient, ou m’enverraient directement en pensionnat, je ne sais pas lequel est le pire. Hors de la maison je me sens libre, comme si je pouvais enfin être moi-même. Comme Alesha avait amené un baladeur, on écoutait du hard rock à fond, si bien que des gens qui habitaient par là on finit par appeler les flics ! On a du se barrer rapidement pour se planquer, parce que j'ai bien évidemment pas l’âge pour boire de l’alcool ou traîner dehors en pleine nuit, et personne d’entre nous n’avait envie de se retrouver au commissariat à devoir appeler nos vieux pour qu’ils payent la caution. On est tous fauchés, personne ne peut se permettre ce genre de truc. L’alcool qu’on descend, on le vole; pareil pour l'herbe qu'on fume. A un moment, j’ai bien cru que les flics allaient me serrer, mais heureusement Rick a pris ma main et m’a cachée avec lui derrière un poste de surveillance qui se trouvait sur la plage. On l’a échappé belle. Dans l’ombre, mon cœur battait, et ce n’était pas juste à cause de la course, c’était aussi le fait d’être serrée toute contre Rick et de sentir son souffle si proche du mien. Rick a 17 ans et on est toutes folles de lui, non seulement c’est le seul qui sait réellement jouer de la guitare, mais en plus il a trop de style. Il a un tatouage sur le bras, un piercing à la lèvre, de nombreux aux oreilles et des yeux sombres qui lancent des éclairs sous ses mèches hirsutes de cheveux noirs. Je me suis souvent imaginée être avec Rick, mais je ne pensais pas qu’il pouvait s’intéresser à moi. Pourtant, dans l’ombre ce soir-là, c’est moi qu’il a embrassée. Je crois bien que je suis amoureuse.

3 mai 2002

Cher Journal. Désolée de ne pas avoir écrit depuis si longtemps mais je ne suis que très rarement à la maison. Ma mère est retombée dans l’alcool et elle l’a mauvaise, elle est à nouveau en dépression et je ne supporte pas de la voir comme ça. Si je porte un tee-shirt rock, elle m'insulte de traînée. Si je l'ouvre pour protester, je me prends une baffe. L’ambiance est lourde et étouffante, je n’ai rien en commun avec ces gens. Si tu savais comme je m’ennuie depuis que mon frère est partit pour faire ses études. Il avait toujours dit qu’il m’amènerait avec lui quand il se casserait de ce trou à rats. Je me sens plus à l’aise avec les autres punks de Skid Row, ce sont eux, ma vraie famille. Et puis il y a Rick, je passe pratiquement tout mon temps libre avec lui. A la nuit tombée, je me casse ma la fenêtre pour le rejoindre ainsi que nos amis de l'underground. Il a monté un groupe et il joue dans des cafés maintenant, j’adore le voir sur scène. Enfin pas vraiment sur scène puisqu’il est sur le sol mais tu comprends le principe. Il n’a pas d’argent et vit seul dans une maison en ruine à la sortie de la ville. Certains penseraient que c’est un taudis mais c’est notre taudis, et le seul endroit au monde où je me sens bien. On fait des fêtes presque tous les soirs là-bas avec les autres « dépravés » du quartier qui veulent bien nous rejoindre pour écouter du sleaze à fond et faire la fête jusqu’au bout de la nuit. Certains soirs, je ne rentre pas à la maison, et parfois, je sèche l’école. J’ai pas envie de faire de l’anglais ou de l’histoire. C’est pas ma culture. C’est pas mon monde. C’est le leur, et je leur laisse. Je vais devoir y aller, ce soir Rick m’amène faire mon premier tattoo. Une cerise sur mon bras pour symboliser mon nouveau prénom, « Cherry. » J’ai toujours détesté m’appeler Autumn, c’est bête et plat, et n’a pas d’autre signification que le fait que je sois née en Automne. Ca démontre le manque d’imagination de mes parents. J’ai hâte que l’encre imprègne à jamais mon nouveau prénom sous ma peau. Ensuite Rick m’a promis une nuit à deux. La toute première. Si tu savais comme j’ai hâte de retrouver la chaleur de ses bras.


14 février 2004

Cher Journal. Le dernier message que j’ai écrit remonte à il y a deux ans, et le lire ne m’apporte que de l’amertume et de la tristesse. Je sais que je t’ai délaissé mais je reviens vers toi car tu sembles le seul à pouvoir m’écouter, et j’ai besoin de parler. Rick est un petit enfoiré, je l’ai surprit au lit avec Alesha, il se la tape depuis des mois. Et dire qu’elle prétendait être mon amie. J’aurais dû savoir qu’il la préfèrerait à moi, elle est plus âgée et blonde aux yeux bleus avec de gros seins, comme Pamela Anderson. Quelle coïncidence dégueulasse que je fasse cette découverte le jour des amoureux. La Saint Valentin est une fête nulle à chier et cette journée est la pire de ma vie. Je ne supporte pas cette douleur et même la Tequila n’arrive pas à la faire passer. J’ai envie de mourir, mais Lexie m’a dit que Rick n’était qu’un connard, que je méritais mieux, qu’il n’était tout simplement pas le bon. Quand je pense que je me suis mise toute ma famille à dos pour lui, que mon père m’a cognée à cause de lui ! Lexie me dit que la douleur va passer parce que le temps guérit tout, qu’entre temps il faut juste que je prenne un peu de distance avec cette scène et le groupe. Elle oublie juste un truc ; ce n’est plus la scène de Rick, c’est aussi la mienne, et s’il y en a un qui doit partir, c’est lui, parce que moi je reste. Je vais dessiner et écouter de la musique, il n’y a que ça qui m’apporte un peu de sérénité. Il me faut un nouveau tatouage.

23 août 2004

Cher journal, aujourd’hui, c’est la rentrée scolaire et grâce à mon frère, le lycée a accepté de me reprendre. Quand je regarde en arrière, je réalise que j’ai été trop impulsive et que j’ai commis pas mal d’erreurs, mais heureusement, je suis prête à me reprendre. La peau de mon bras me gratte et me pique, je viens de finir mon sleeve. Corey, mon tatoueur, a repris mon dessin sans même le modifier avant de l’imprimer dans ma peau. Il dit que j’ai un véritable don. Venant de lui, ça me touche au plus profond, car j’admire son travail depuis toujours. Ça me donne de l’espoir, ça me donne aussi une voie, car j’ai envie de devenir tatoueuse. J’ai toujours su que je voulais dessiner, j’ai trouvé le métier parfait pour exprimer ma créativité tout en gardant un contact humain. Mais je ne me trouve pas assez bonne pour devenir tatoueuse, j’ai envie de prendre de vrais cours de dessins pour avoir de nouvelles techniques et de nouveaux angles. Et surtout, j’ai envie de m’instruire, parce qu’un jour, j’ouvrirais mon propre salon de tatouage, et je ferais fortune. Mais avant cela, il faut que je termine le lycée… et que j’aille à la fac. Ça coûte une blinde et il est hors de question que je demande quoi que ce soit à mes vieux alors Corey m’a proposé de travailler avec lui. Je nettoie la boutique, prends les rendez-vous et prépare le matériel pour ses tatouages. Ça m’occupe l’esprit, et ça me permet d’en apprendre plus sur ce métier qui sera bientôt le mien. J’adore passer du temps là-bas, je ne suis jamais pressée de rentrer à la maison.

27 juin 2007

Cher journal, je t’écris aujourd’hui parce que je viens d’être diplômée de mon lycée. Mon frère est venu à la remise des diplômes, il étaient si fier que ça faisait chaud au cœur de le voir me regarder avec approbation pour une fois. Mes parents ne se sont pas déplacés, ils n'aiment pas le chemin que j'emprunte et disent que je suis "hors de contrôle". Ils ont raison, mais est-ce une mauvaise chose? Mon frère non plus n'aime pas trop mais fréquentation et mon style de vie, mais je crois qu’il commence à réaliser que malgré mes tatouages et mes idéaux, je reste sa petite soeur. Je ne peux pas te cacher que je suis fière d’avoir réussi à valider mes matières. Maintenant, je me sens comme libérée. Grâce au tattoo shop de Corey, j’ai les moyens de me payer des cours d’art à la fac et j'ai un peu d’expérience dans le tatouage. J’ai envoyé beaucoup de dossiers de candidature à diverses écoles d’art du pays, en y incluant mes plus beaux dessins. J’ai eu quelques réponses positives de représentants qui savaient apprécier mon style probablement plus sombre que les autres étudiants. Parmi ces réponses, la prestigieuse université de New York pour laquelle je m’envolerais mi-août afin de m’installer sur mon nouveau campus. Tu ne peux pas savoir à quel point j’ai hâte de me retrouver avec des artistes, à enfin apprendre ma passion et quelque chose qui me sera utile pour l’avenir.


12 Octobre 2007

Cher journal, je t’écris depuis ma chambre étudiante à New York. Dehors il pleut des cordes et ma fenêtre donne sur une rue mouillée et grise, où des passants en noir se pressent pour s’abriter. Si tu savais à quel point je déteste cette ville. Normalement, à LA, pour mon anniversaire, le soleil brille et réchauffe ma peau et mon cœur. Heureusement, les cours d’arts que je suis à l’université sont passionnants et je n’arrive pas à croire le nombre de technique que j’apprends chaque jour de professionnels. Comme l’école me laisse un peu de temps libre, je travaille dans un salon de tatouage à temps partiel. La plupart du temps, je ne fais que dessiner les modèles, mais occasionnellement, je tatoue quelques clients qui n’ont pas peur de mon manque d’expérience. Mon cœur bat et mes mains tremblent lorsque je prends le démographe, j’ai tellement peur de ne pas être à la hauteur, de trahir la confiance des clients. Mais la scène locale est géniale et me fais confiance ; et dès l’instant ou l’aiguille touche la peau, je sens une vague de calme m’apaiser, et mes gestes deviennent précis et justes. Ethan, mon nouveau boss, me dit que dit qu’avec le temps, je n’éprouverais plus le moindre doute. Il me soutient à 100%. Ça fait du bien de se savoir épaulée.

13 avril 2008

Cher journal. Ma première année de fac touche à sa fin et je me sens grandie, épanouie. Pour la première fois de ma vie, j’ai l’impression de savoir exactement où je vais. Il y a quelques semaines, j’ai fait la rencontre de James. Si tu pouvais le voir, tu comprendrais pourquoi je suis complètement folle de lui. Entre lui et moi, ça a été l’amour dès le premier coup d’œil, et le soir même, il m'embrassait. Je n’avais jamais ressenti ce genre de lien direct avec quelqu’un, quand on réalise que tout a brusquement un sens, et qu’il y a une personne sur terre qui ressent les émotions comme soit, qui veut partager la même chose que soit. Il n’y a qu’un petit problème : sa femme et sa fille, qui l’attendent sagement à dans la banlieue de New York. S’il reste avec elle, c’est uniquement pour sa fille de 5 ans, ce que je peux comprendre, il fait de son mieux pour être un bon père mais sa nana est complètement tarée. Il m’a pourtant promit de mettre un terme à sa relation, et de demander un divorce, afin que lui et moi nous puissions avoir un avenir ensemble. Pour les potes de son club de motards, c'est moi, sa régulière officielle, personne ne semble apprécier sa nana parce qu'elle veut l'éloigner de ce qu'il aime vraiment: la moto. Moi, ça ne me dérange pas: je trove ça sexy. James me dit que son rêve est d’avoir une petite maison près de l’océan Atlantique avec une femme et un enfant, mais que ce rêve vire au cauchemar si je ne suis pas la nana dedans. Je suis amoureuse et je suis prête à l’attendre aussi longtemps qu’il le faut, pour qu’on puisse à deux construire son rêve qui est aussi le mien. Cher journal, le moment est aussi venu de te dire au revoir car il s’agit de la dernière page de ce cahier et que je suis prête à tourner une page de ma vie. Je te garderais toujours précieusement mais j’ai maintenant envie de remettre mon cœur et mon âme entre les mains d’une autre personne : James. Je sais qu'il y a de l'ombre en lui, mais ça ne me fait pas peur, il est la personne que j'ai attendu toutes ces années.


Il s’avéra que James n’était pas du tout cette personne. Après deux années de relation tumultueuse, de ruptures, et de larmes versées, je décidais de quitter New York pour m’installer à Los Angeles. J’avais fini mes études et plus rien ne me retenait là-bas. Surtout pas un homme qui non seulement n’avait toujours pas quitté sa femme. La pauvre n'était pas du tout tarée comme ils me l'avaient décrite, elle était en tout cas plus sensée que moi. Elle avait su s'éloigner d'un homme violent et perfide et de son club de motard, qui était plutôt un gang aux activités carrément illégales. Je ne comptais plus le nombre de fois où je dus me rendre au commissariat pour payer sa caution ou celle d’un de ses acolytes. Je ne revis bien évidemment jamais la couleur de cet argent, mais je m’en fichais, j’étais amoureuse. J’étais idiote. Je pris conscience du fait que cette relation me bouffait de l'intérieur et allait me détruire lorsque j'ai réalisé que je m'étais mise à prendre de l’alcool et de la coke non pas pour faire la fête et m’amuser mais pour échapper à la réalité qui devenait trop lourde. J’avais déjà essayé de mettre un terme à notre relation plusieurs fois mais il m’était impossible de tourner totalement la page sur lui, même si je savais que c’était pour mon bien. Il est difficile d’admettre que finalement ce n’était peut-être pas la bonne personne. Qu’il ne m’aimait pas autant que je voulais le croire. Que si ni Rick, ni James n’avaient pu m’aimer comme je le voulais, peut être que personne ne le pourrait. Mais je ne pouvais pas continuer comme ça ou mon art allait en pâtir. Je savais que si je restais, je ne deviendrais que l'ombre de moi même, une version détestable de ce que j'aurais pu devenir en empruntant les pas de ma mère. Le 3 Novembre 2010, je faisais mes valises à nouveau et quittait sans regrets mais le cœur lourd cette ville venteuse que je n’étais pas parvenue à aimer.

Grâce aux écarts de James et au prix du déménagement, j’étais ruinée, aussi me fallait-il rapidement trouver du travail. J’appris par d’anciennes relations qu’un salon de tatouage venait d’ouvrir à Hollywood, mon quartier préféré de Los Angeles, et recrutait du personnel. Je n’eus aucun mal à décrocher un boulot de tatoueuse à plein temps car le gérant connaissait mon travail. En attendant d’avoir assez d’argent pour louer un appartement, je squattais chez une amie de ma période punk rock qui m’accueillit à bras ouverts. J’avais oublié à quel point les Californiens avaient la main sur le cœur. J’avais aussi oublié à quel point j’aimais cette ville et combien je m’y sentais chez moi. L’idée de rester à New York me semblait maintenant une aberration et je savais que j’avais pris la bonne décision car c’était ici que j’allais me reconstruire. En décembre, j’avais économisé assez pour pouvoir me payer une baraque crasseuse à Skid Row. C’était craignos, mais je connaissais le quartier, ça partait en ruine, mais c’était chez moi, et j’adorais cette maison car elle représentait aussi mon indépendance. Je passais mes weekends en hiver à la décorer afin de m’y sentir totalement chez moi. Je renouais avec d’anciennes relations et avait des rendez-vous tous les jours qui me tenaient occupée. Je remettais ma vie en ordre. J'avais totalement arrêté la coke.


Puis un jour de février 2011, il est entré dans le salon de tatouage. Dans le milieu, on l’appelait « Snake, » et il était connu pour être le charismatique lead singer et compositeur du groupe de glam metal Californien « DeathValley Superstar. » Ses yeux d’acier transperçant les miens sans pitié, il m’annonçait de sa voix suave à l’accent Suédois si sexy qu’il était là parce qu’il avait vu mon travail sur un de ses amis et voulait que je finisse son sleeve. J’opinais en tentant de garder mon professionnalisme alors que j’effectuais le tracé de ses bras puissants sur une feuille de calque, notant l’emplacement des tatouages qui existaient déjà afin de pouvoir combler les manques avec mes dessins et ses idées. J’avais hâte de le tatouer et de passer des heures à imprégner l’encre sous sa peau, et mon cœur battait la chamade à cette idée. Il était insondable, et j’étais incapable de savoir ce qui se tramait derrière son regard de glace et son sourire charmeur. En sa présence, je me sentais excitée comme une pucelle et j’avais conscience de rougir et de rire bêtement chaque fois qu’il flirtait avec moi. Je sentais que je pouvais m’attacher à lui et je me prenais à fantasmer qu’il se relève de la table de tatouage et m’entraîne dans l’arrière-boutique pour me serrer contre con corps dans une étreinte passionnée. Mais l’expérience m’a apprit que j’avais tendance à idéaliser les hommes que je rencontrais, à m’attacher trop vite, et trop intensément. J’avais décidé de prendre les choses doucement avec lui, d’autant que je ressortais tout juste d’une relation difficile dont certaines cicatrices n’étaient pas encore tout à fait refermées. Je ne l’avais vu que deux fois, mais je me prenais à attendre avec impatience le moment où il remettrait les pieds dans ma boutique pour la deuxième et dernière session de son tatouage. Qui aurait pu imaginer de quoi notre avenir serait fait?


Tant de routes j'avais parcouru déjà, tant de sentiers semés d'embuches, et il me restait tant de chemin à explorer encore. Le soleil de Los Angeles réchauffait ma peau et un nouvel espoir faisait battre mon cœur alors que mes yeux regardaient enfin vers l'avenir pour la première fois depuis des mois. J'étais libre, j'étais heureuse, et je me sentais la force d'affronter les épreuves qui se présenteraient à moi.

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Dernière édition par Autumn Wolf le Sam 11 Juin - 22:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cherry ♥ with my heart on my sleeve   Sam 11 Juin - 22:39

Elle est trop belle ta présentation ma créature big eyes

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Autumn Wolf
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MessageSujet: Re: Cherry ♥ with my heart on my sleeve   Sam 11 Juin - 22:55

Merci Coeur et toi t'es super bonnasse avec ton avatar, j'en baverais presque si j'étais pas sensée te détester autant!
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MessageSujet: Re: Cherry ♥ with my heart on my sleeve   

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