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 The music keeps me up all night. 'Cause I'm full of lust, come with us ♣

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Jörgen N. Sköld
Snake ♠ Into sweet debauchery

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MessageSujet: The music keeps me up all night. 'Cause I'm full of lust, come with us ♣   Dim 12 Juin - 22:28

THE MUSIC KEEPS ME UP ALL NIGHT
‘CAUSE I’M FULL OF LUST, COME WITH US

Le public a chanté à l’unisson le dernier refrain, et puis les lumières se sont éteintes. Je sais pas si c’était du à l’extasie que j’avais gobé, à mon freebase, à l’excitation d’être devant une bande de tarés qui connaissait mes chansons où simplement parce que j’avais couru et sauté partout sur la scène pendant une heure, mais mon cœur battait à 200 à l’heure. J’étais excité comme un gosse avant son premier Noël. Sauf que cette expression est merdique puisqu’un gamin ne réalise jamais vraiment ce qui se passe avant son premier Noël. Mais peut-être que toute la ressemblance était là, justement, parce que moi non plus je captais pas grande chose. A part mon énergie intarissable, ma joie débordante et mon désire presque sexuel d’en avoir toujours plus. Plus de musique, plus de sensations fortes, plus d’envie, plus…

Les lumières se sont rallumés devant les gosses qui braillaient et applaudissaient. Je voulais les remercier, alors j’ai attrapé mon micro et je me suis entendu dire :

« You were fucking amazing guys, each and everyone of you is invited to our afterparty! »

J’allais préciser où c’était. Sauf que je m’en souvenais plus. Les gamins étaient surexcités et j’ai sentis une main dans mon dos me pousser vers la sortie de la scène. C’était mon batteur, Riley, qui se sentait maitre de la situation. Il a salué la foule de la main et m’a entrainé backstage avec les autres membres du groupe. En fait il avait raison. Je réalisai pas que nos fans se feraient tous recalés à l’entrée. Je réalisai pas non plus que j’avais pas forcément envie de faire la fête avec une bande de gosses de 16 ans. Quant aux groupies, elles seraient déjà présentes à l’aftershow de toutes manières. J’avais jamais trop compris comment d’ailleurs. Mais quelle importance ? Elles étaient là, le pourquoi, le comment, j'en avais rien à foutre.

Une fois dans les loges j’ai attrapé la tête de mon guitariste, Vic, par les cheveux et je l’ai embrassé.

« You’re amazing, man »

C’était aussi le problème avec l’extasie. J’avais littéralement toujours envie de tringler tout le monde. J’ai pris une douche et j’ai remis les mêmes fringues, à savoir mon futal en cuire rouge et un t-shirt aussi clean que si je l’avais laissé sous les roues d’un camion. J’étais excité comme un diable et pour me calmer, je me suis fais un rail de coke. Ensuite on est monté dans notre camionnette. On a pas du attendre le roadie qui se chargeait de nous conduire partout d’habitude, parce que c’est un pote du groupe qui était au volant. Je sais pas trop comment on est arrivé à bon port parce que Vic s’amusait tout le temps à le toucher pour le déconcentrer et moi je lui renversais ma bouteille de Jack Daniels sur la gueule. Ca m’a énervé d’ailleurs parce que du coup j’avais plus rien à boire. La meilleure option qui s’est alors présentée à moi était de prendre celle de Martin, mon bassiste. Je l’ai fini d’une traite devant le Rainbow et je l’ai balancé sur la route. J’étais pas déchiré, j’étais juste bien. Ce qui pour une personne normalement constituée pouvait en revenir au même. Sauf que moi je savais que je pouvais être cent fois pire que ça.

On est rentré dans le bar, on est monté à l’étage que le label avait réservé pour nous ce soir là, et un sourire a fendu mon visage quand j’ai vu ce magnifique spectacle de beuverie qui ne faisait que commencer. Let’s get this party started.
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Autumn Wolf
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MessageSujet: Re: The music keeps me up all night. 'Cause I'm full of lust, come with us ♣   Dim 12 Juin - 22:42

J’avais toujours adoré mon métier de tatoueuse. Non seulement il me permettait d’exprimer ma créativité à longueur de journée, mais en plus il s’agissait d’un métier de contacts. Et quels contacts ! Bien évidemment je ne parlais pas des gamines qui venaient se faire marquer un petit papillon sur l’épaule mais des mannequins alternatifs et des passionnés de la scène rock ‘n roll… Comme le salon jouissait d’une petite renommée, il n’était pas rare de voir une rockstar de la scène locale franchir nos portes pour faire appel à nos services. J’avais ainsi fait couler l’encre sous la peau de nombreux musiciens, dont le plus récent n’était autre que Snake, le chanteur de DeathValley Superstar. Sa dernière session remontait à la veille, et je voyais encore clairement dans mon esprit les contours puissants de son bras droit, sur lequel j’avais travaillé des heures afin de finir son sleeve. J’étais assez fière du résultat et il avait semblé satisfait lui aussi, puisqu’il m’avait invitée à son concert qui avait lieu ce soir. Pour avoir commencé ma carrière de groupie par le rang le plus bas - à savoir celui de la fan de 13 ans qui achète ses places et collectionne amoureusement ses CD - j’avais toujours cette once de fierté lorsque je me retrouvais sur la guestlist, tout particulièrement lorsque j’étais invitée par un des membres du groupe. Excitée comme une pucelle, je finissais mon maquillage devant le miroir de ma salle de bain. Je voulais être sexy pour qu’il me remarque. Il n’avait pas parlé de me laisser un accès backstage, mais ses mots « See you tomorrow, » lancés au hasard alors qu’il sortait du salon, signifiaient bien que nous allions nous croiser, sinon il aurait plutôt dit quelque chose dans le genre « Enjoy the show and see you around, » non ? Rêveuse, je vérifiai une dernière fois mon maquillage et ma tenue : j’avais enfilé un pantalon de cuir noir qui se lassait sur le devant et un tee-shirt Mötley Crüe customisé pour le rendre plus sexy. Si j’avais été plus mince, j’aurais probablement tenté la jupe courte, mais j’avais peur de souffrir de la comparaison avec d’autres mini groupies de 16 ou 17 ans que j’imaginais mince comme des baguettes de chinois. J’enfilai des chaussures rouges à talon que j’adorais car elles me faisaient de belles jambes et quittai ma petite maison de Skid Row.

Arrivée à la salle, je dépassai d’un pas assuré les responsable de la sécurité afin d’atteindre la billetterie. La responsable du label me demanda mon nom et je ne pus m’empêcher de ressentir une once de fierté lorsqu’elle voulut savoir à titre vérificatif si j’étais invitée par le label, le tourneur ou le groupe. Une fois mon nom retrouvé et barré sur la liste, elle me glissa une petite enveloppe qui contenait une place toute simple. Une petite moue déçue prit place sur mes lèvres rouges et je réalisai que j’avais inconsciemment espéré que Snake me laisse un accès backstage ou, au moins, un afterparty wristband. Ma déception fut de courte durée car je croisai bientôt un couple d’amis qui traînaient souvent dans les concerts rock/metal du quartier. Tom était attaché de presse indépendant et il était pratiquement impossible pour moi de faire un concert sans le voir, il avait des contacts partout et amenait souvent sa femme Jen avec lui. Un verre à la main, je les suivis dans la salle pour m’installer dans un coin contre un mur, une place où je pourrais profiter du concert sans être bousculée – je n’avais aucune envie de me fouler une cheville. Les lumières s’éteignirent, une musique d’introduction se fit entendre, et les fans se mirent à acclamer le groupe qui montait sur scène.

A la fin du concert, j’étais certaine de deux choses : Snake était encore plus charismatique et sexy sur scène qu’en temps normal, et il était hors de question que je ne rentre chez moi sans lui avoir adressé la parole. Je ne voulais pas qu’il soit ce type que j’ai tatoué une fois et que je ne reverrais que dans les magazines ou si l’envie lui venait de repasser dans mon salon. J’avais toujours eu une certaine fascination pour les musiciens talentueux et je ne résistais tout simplement pas au sex appeal qui se dégageait du Suédois alors qu’il scandait les paroles de son groupe à la foule en furie. Sur scène, il était dans son élément, et tous les regards convergeaient vers lui. Dans le feu de l’action, il invita tout le monde à l’afterparty (ah ?!) et se fit rapidement entraîner backstage par son beau gosse de batteur. Jen et moi échangeâmes un regard amusé et, dans un rire, j’en profitai pour lui demander où aurait lieu cette fameuse fête. Tom eut l’air réticent, probablement parce qu’il savait exactement quelle idée j’avais en tête ; étais-je si prévisible ? Ce type était trop gentil pour l’industrie dans laquelle il évoluait, et il avait déjà essayé plusieurs fois de me mettre en garde contre les musiciens, qui étaient selon lui des « petits merdeux égocentriques qui passent leur temps à faire chier le monde et détruire des filles bien. » Heureusement, Jen s’agrippa à mon bras et fit remarquer à Tom qu’elle ne connaissait personne et allait s’ennuyer à mourir si je ne venais pas avec eux. Bingo ! Parfois, je me demandais si les musiciens avaient seulement la moindre idée des stratagèmes complexes auquel les nanas qu’ils s’envoyaient avaient recourt pour se retrouver sur leur chemin.

En deux coups de fils, j’étais sur la liste des invités à la soirée au Rainbow et on me remit un patch autocollant pour m’identifier que je m’empressai de coller sur ma cuisse. Classe. Jen toujours à mon bras et un grand sourire sur mes lèvres, on se précipita à l’étage, qui était entièrement réservé aux invités de DeathValley Superstar. Alors qu’on déambulait entre les tables, on repéra rapidement un groupe d’amis confortablement installés dans les canapés d’un velours rouge sombre qui nous invitaient à prendre place à leurs côtés. Du coin de l’œil, j’avais repéré Snake depuis un moment et guettais le moment opportun pour aller lui parler mais il semblait toujours entouré de producteurs ou de nanas. L’excitation que j’avais ressentie en entrant sans le club laissa bientôt place à la frustration alors que je réalisai qu’il n’avait même pas l’air de me chercher des yeux. La moindre des choses lorsqu’on invite sa tatoueuse à son concert est de venir la saluer, non ? Puis il me vint à l’esprit qu’il ne pouvait tout simplement pas savoir que je me trouvais à la fête, et qu’il fallait que je trouve un moyen sympa et sans prise de tête pour lui faire remarquer ma présence.

« Excuse me man ! » Appelais-je soudainement tout en faisant signe au serveur qui passait par là. « Can you bring a bare glass of Jack to this man over there? Tell him it’s on Cherry. »

- Black hair, heavily tattooed? Demanda-t-il, comme si ces deux indices pouvaient le différencier du reste des invités.

« Yeah, the one with the sexy red leather pants. »

Répondis-je tout en me faisant la réflexion que ce futal en cuir rouge lui allait d’ailleurs si bien que je lui arracherais volontiers. Je réalisais alors que l’alcool coulant dans mes veines me nettoyait des quelques retenues que mon éducation avait occasionnellement pu laisser en moi. Je suivis des yeux mon serveur, veillant à ce que mon verre arrive à bon port. Il ne manquerait plus que ce crétin ne l’offre au petit bassiste trapu, que j’aimais à appeler mentalement le « Mick Mars » de leur groupe. Heureusement, il ne le fit pas, et je pus bientôt le voir crier quelque chose dans les oreilles de Snake tout en agitant ses bras dans ma direction. Un sourire confiant sur les lèvres, je le saluai d’un sourire et d’un signe de tête avant de me retourner vers la table pour discuter avec mes amis, l’air de rien; comme si je ne le guettais pas du regard depuis des heures, comme si je ne sentais pas mon cœur s’accélérer alors que je me demandais si, oui ou non, il allait venir à notre table pour me remercier. Je ne savais même pas ce que j’espérais de cette rencontre ou de cette soirée. Je savais juste qu’il m’attirait terriblement et que j’avais envie qu’il s’intéresse à moi. Mais je ne devais pas avoir l’air d’en avoir quelque chose à faire, ou d’avoir dut jouer des pieds et des mains pour me retrouver à cette fête, j’aurais simplement l’air d’une pauvre groupie désespérée. And that’s definitely not the look I am going for.

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Jörgen N. Sköld
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MessageSujet: Re: The music keeps me up all night. 'Cause I'm full of lust, come with us ♣   Lun 13 Juin - 14:00

On était assis à une table dans un coin du bar, à sniffer des trucs et boire plus qu’il n’en fallait, quand un serveur s’est penché vers moi :

- Sir, here’s a glass of Jack Daniels ‘for you. From Cherry

« Who’s Cherry ? »

J’ai regardé le type l’air vide pendant qu’il répétait en articulant à outrance sa phrase comme si je ne l’avais pas comprise la première fois, puis il s’est mit à pointer du doigt une table de l’autre côté de la pièce. J’ai suivi son regard et mes yeux se sont posés sur une petite brune sleavée avec des étoiles tatoués sur le visage.

« Oh yeah, Cherry »

C’était ma tatoueuse sexy. Une nana des plus talentueuses, avec un rire vraiment spécial et un charme indéniable. Elle portait un t-shirt Motley Crue, ses cheveux brillaient sous les différents projecteurs du bar et ses dents blanches rayonnaient sous ses lèvres pulpeuses quand elle me souriait. J’ai levé le verre en la regardant et je l’ai avalé d’une traite. Ensuite j’ai pris la fiole de Cristal de Martin et je l’ai descendu de la même façon. Je l’ai reposé et je me suis dirigé vers la table où elle était assise avec ses amis.

« Hey Cherry! You gave me a glass of Jack, thanks »

Il fallait absolument que je me rattrape de cette entrée en matière minable. Je me suis imposé à leur table, j’ai glissé sur les genoux d’une de ses amies, j’ai écrasé pas mal de pieds et j’ai bousculé un peu tout le monde pour me faire une petite place à côté d’elle. J’ai ensuite attrapé sa nuque et je lui ai léché la joue, du menton à la tempe. Si j’avais fais ça en étant sobre, j’aurai eu l’air un abrutis lourd et dégueulasse. Mais j’étais sous ecstasy, donc tout allait bien, et tout ce que je faisais était cool et absolument pas déplacé.

Cherry a explosé de son rire déraillant qui me faisait marrer et sans attendre elle s’est tourné vers la fille qui était à côté d’elle, et lui a fait la même chose. En moins de deux secondes, tout le monde se léchait autour de la table. Moi je regardai Cherry. Sous ecstasy, Mick Mars ressemble à Angelina Jolie. Je vous laisse imaginer à quoi ressemblait Cherry. Je me suis penché vers elle et j’ai dis un truc. Je sais pas très bien quoi, je m’entendais pas moi-même avec la musique et je suis pas sur que mes paroles avait un sens précis de toute manière. Comme elle avait pas l’air de comprendre non plus je me suis penché vers son oreille et je lui ai demandé comment elle allait. Probablement l’une des seules conversations que je pouvais encore entretenir étant donné l’heure et mon état avancé.

Ses copines commençaient à remuer, l’air agacé. Je leur ai jeté un regard noir. Elles étaient fatiguées et voulaient aller « s’en griller une ». Eh merde. Toutes ces années d’expériences avec les nanas, et j’avais toujours pas trouvé le moyen de séparer la fille que je désirais de ses putains de copines qui s’emmerdent parce que personne ne s’intéresse à elles. Et puis soudain, j’ai eu un éclair de génie. Enfin c’est ce que je croyais. J’ai attrapé Cherry par les épaules et, me penchant à nouveau dans les creux de son oreille, je lui ai proposé mon plan infaillible pour le faire rester avec moi :

« Hey sexy, do you want to dance with me? »

Je savais même pas quelle musique était entrain de passer au moment où je proposai ça, ni si on pouvait danser à deux dessus. J’en avais rien à foutre. Je trouverais bien à rythme pour l’avoir contre moi. Au pire j’irais demander au barman de changer pour nous mettre du Scorpions ou une merde du genre. Les filles aimaient bien généralement…
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Autumn Wolf
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MessageSujet: Re: The music keeps me up all night. 'Cause I'm full of lust, come with us ♣   Lun 13 Juin - 15:08

Quelques secondes plus tard, il était en face de ma table et me remerciait de lui avoir offert un verre de Jack Daniels. J’allais répondre que tout le plaisir était pour moi quand il entreprit de piétiner mes amies qui, surprises, se mirent à pousser des petits cris au fur et à mesure qu’il écrasait leurs pieds ou leurs genoux. Personne n’osait le repousser outre mesure cependant et ce pour deux raisons : il était musicien et son état était visiblement bien avancé. Quant à moi, j’étais pratiquement certaine qu’un sourire débile que je ne pouvais contrôler prenait place sur mon visage alors que je réalisais qu’il cherchait à se rapprocher de moi. Mon sourire idiot s’agrandit alors que je sentis sa main attraper ma nuque, puis ce qui suivit me surprit plus qu’autre chose : il entreprit de me lécher le visage. Ça, c’était une entrée en matière que je n’étais pas prête d’oublier ou je ne m’y connaissais pas ! Parce que c’était un type que j’admirais et que je trouvais particulièrement sexy, j’explosai de rire. La combinaison de l’alcool et du trop-plein d’adrénaline que sa langue sur mon visage venait de me procurer eut pour effet de me faire faire un truc absolument débile : à mon tour, je léchai la joue de ma voisine. Tout le monde sembla trouver ça génial puisqu’en quelques secondes, notre table s’était lancée dans une sorte de téléphone arabe de la léchouille. Il n’y avait vraiment qu’à une fête avec des rockstars où ce genre de trucs se produisait.

Mon attention se détourna bientôt de mes amis pour se reposer sur Snake qui me dévisageait. Mon cœur eut un raté lorsque mes yeux se plongèrent dans les abysses des siens. Ainsi entourés de noir avec son maquillage de scène, ils semblaient presque transparents. Peut-être était-ce dû à l’alcool – et probablement la drogue – qu’il venait de s’ingurgiter depuis la fin du concert mais il semblait avoir du mal à focaliser ses pupilles à un endroit précis. C’est à cet instant que je me dis être un peu dérangée parce que je trouvai ça… sexy. Mais j’étais à présent bien trop ivre pour faire attention à la petite voix qui essayait de me mettre en garde contre… contre quoi au juste ? L’accent Suédois à craquer du musicien me sortit de mes pensées et je tentais de comprendre ce qu’il essayait de me dire dans le creux de l’oreille. Il est possible que ses paroles aient eut un sens et que mon cerveau, trop occupé à analyser la courte distance qui nous séparait désormais, ait momentanément oublié de les traduire pour moi. Nous nous sommes regardés un instant bêtement, sans rien comprendre à la situation avant qu’il ne se re-penche pour me demander comment j’allais, déclenchant immédiatement le retour de mon sourire.

« Oh I’m good, I’m good, thanks for asking. How ‘bout ya? »

C’est le moment que choisirent mes copines pour décider d’aller se griller une clope, me proposant de venir avec elles. Non! Protestais-je mentalement. Merde, on était sur le point d’avoir une discussion là, et fumer était bien la dernière chose que j’avais envie de faire maintenant, aussi repoussais-je la main de Jen qui attirait déjà mon bras, me forçant à me relever. J’écarquillai les yeux et lui lançai un regard insistant tout en articulant silencieusement un magnifique "fuck off" qui, je l'espérais, lui ferait comprendre que je n’étais pas venue à la soirée pour crapoter devant le Rainbow avec un troupeau de nanas. Moi qui avait passé les dernières heures à espérer que Snake remarque enfin ma présence, il était hors de question que je laisse ma chance me filer entre les doigts. Si j’avais eu la moindre idée de ce dans quoi je m’embarquais en ce moment précis, je suis pratiquement certaine que je serais déjà en train de courir derrière Jen. Mais j’étais naïve, et mes quelques verres combinés à la chaleur qui se dégageait des mains de Snake posées sur mes épaules eurent raison de moi. Sans hésiter une seule seconde, je me tournais vers lui, séductrice et posai mes mains sur sa taille, à la lisière de son pantalon en cuir, avant de me hisser sur la pointe des pieds pour répondre dans le creux de son oreille :

« I’d love to, sexy. »

Ma culture américaine mélangée à mes origines Argentines faisaient de moi une personne très tactile. Autant vous dire que ce trait de caractère se décuplait lorsque je me trouvais en présence d’un homme qui m’attirait autant que le chanteur sexy. Ma main glissa le long de son bras pour se retrouver dans la sienne et je l’entraînais vers la piste au milieu de la pièce, sans un regard pour mes amies. Je pouvais presque sentir le regard désapprobateur de Jen dans mon dos mais je m’en foutais. Rien d’autre n’avait d’importance que la main de Snake dans la mienne et son corps qui se rapprochait dangereusement du mien alors qu’on se retrouvait au milieu de ce qui pouvait être apparenté à une piste de danse. Les enceintes crachaient maintenant un titre de glam rock sensuel et il ne me fallut pas longtemps pour reconnaître « Take ‘em all out » de DeathValley Superstar. Quel groupe jouait ses propres morceaux à son afterparty ? Je trouvai ça cool, et excitant, d’une certaine manière. Peut-être était-ce lié au fait d’entendre la voix cassée – et sexy – de Snake s’élever dans le club, tout en sachant que tout le monde pouvait l’entendre, alors qu’en cet instant précis, son attention se portait sur moi seule. Comme je connaissais cette chanson et que je l’appréciais, je ne mis pas longtemps à trouver la cadence et mon corps ondula naturellement sur le rythme des accords que résonnaient dans le club. « That’s why we love life » articulais-je silencieusement tandis que mes yeux se fixaient dans ceux de Snake, puis sur ses lèvres. J’avais envie qu’il m’embrasse. Non. J’avais envie qu’il m’enlève hors de ce club et m’arrache mes fringues. Je n’étais même pas surprise par cette pensée car elle m’avait déjà traversé l’esprit la veille quand je le tatouais. Et pourtant, j'étais alors parfaitement sobre . Il y avait quelque chose dans son regard et sa présence qui le rendait simplement irrésistible. Certaines personnes disaient que les groupies était attirées par les rockstars parce qu’elles voulaient voir se refléter sur elles leur reconnaissance. Je savais que ce n’était pas mon cas. Je craquais pour les musiciens parce que leur sensibilité artistique me touchait, et je voulais coucher avec eux parce que leur charisme les rendait beaucoup plus attirant que n’importe quel autre mec.

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Jörgen N. Sköld
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MessageSujet: Re: The music keeps me up all night. 'Cause I'm full of lust, come with us ♣   Lun 13 Juin - 15:11

Cherry m’a prit par la main et s’est levé. Pendant qu’elle m’emmenait vers le milieu de la salle qui ferait office de piste de danse, je me suis retourné pour regarder ses copines. J’étais fier de moi, comme un gamin prétentieux, et je voulais voir l’expression sur leur visage pendant que je kidnappai leur copine les laissant à leur triste sort. J’aurais juré que la blonde fadasse et maigrichonne qui nous regardait l’air mauvais avait lancé un « N’y pense pas, ce mec est cinglé ». Je lui ai fais signe d’aller se faire mettre. Le pire dans l’histoire, c’est qu’elle avait raison. J’étais bel et bien cinglé, et en plus de ça j’étais défoncé. Mais Cherry en avait clairement rien à foutre, alors moi non plus.

Elle s’est tournée face à moi et j’ai plongé mon regard dans le sien. Ma main droite est descendue le long de son échine pour venir se nicher dans le creux de sa cambrure alors qu’elle ondulait contre mon corps. Merde, mec. Cette fille savait vraiment bouger. J’ai entendu des sifflements lourds et bruyants derrière elle et j’ai relevé la tête. C’était les mecs de ma table -qui d’autres ?- et ils levaient les pouces en me regardant et en se donnant des coups de coudes comme des connards. Un sourire crétin a fendu mon visage. J’ai penché à nouveau la tête vers ma tatoueuse sexy au moment où elle articulait les mots « that’s why we love life ». Étrange, l’air me disait vaguement quelque chose. C’est à peu près à ce moment là que j’ai réalisé qu’on dansait sur une de mes chansons. C’est aussi à ce moment là que j’ai réalisé être encore plus tordu que je ne le pensais parce que ça m’excitait carrément.

Je l’ai attrapé par les hanches et je l’ai retourné pour presser mon corps contre son dos, ma main sur son bassin alors qu’on ondulait toujours au rythme de la musique, nos corps s’emboitant à la perfection. Enfouissant mon visage dans sa chevelure, j’ai fermé les yeux et j’ai inhalé son arôme. On aurait un peu dit un gamin qui respirait pour la première fois l’odeur d’une jeune fille. Ca ou un pervers psychotique et fétichiste. Je sais pas très bien quelle version me plaisait le moins.

J’ai remis une mèche de ses cheveux derrière ses oreilles comme un vieux lover et j’ai continué le chemin de ma main le long de sa mâchoire, glissant sur son cou, contre sa clavicule, et descendant le long du renflement irrésistible que formaient ses seins dans son t-shirt Motley Crue. Contrairement à Vic qui se faisait dessus comme un chien chaque fois qu’il voyait une nana avec des seins énormes -qu’ils soient vrais ou faux d’ailleurs- moi j’avais toujours été attiré par le touché de la peau des femmes, et la douceur de celle de Cherry était particulièrement enivrante. Je me suis arrêté à peu près au moment où ma main allait plonger sans équivoque dans son décolleté. Je savais pas à quel degré d’ébriété se trouvait cette nana et j’avais pas envie de tout foutre en l’air. C’est pour ça que, comme un gentleman, je me suis penché vers elle pour lui proposer :

« Do you like some fun, Cherry? »


J’ai pas vraiment attendu sa réponse. Je sais même pas si elle a répondu quelque chose, ni même si elle avait comprit le sens premier de ma question. J’ai passé un bras autour de ses épaules et je l’ai entrainé vers ma table. Là j’ai attrapé par la nuque un connard qui s’était foutu à ma place et je l’ai viré pour m’y installer, Cherry sur mes genoux.

« Guys this is Cherry, Cherry these are the guys »


Je pensais pas vraiment à les présenter dans de plus amples mesures. Je me trouvais déjà assez polis comme ça. De toute manière la plus part des types qui se trouvaient à ma table était de mon groupe, Cherry les connaissait donc forcément. Les autres étaient pas à connaitre ; Quant à elle, elle était pour moi ce soir, les gars avaient donc pas à savoir dans plus de détails qui elle était. Problem solved. Pendant que les mecs racontaient quelque chose -je sais pas quoi, probablement de la merde parce qu’ils étaient dans un état proche du mien- moi je préparais des lignes de coke pour ma belle.

« There you go, sweetheart »

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Autumn Wolf
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MessageSujet: Re: The music keeps me up all night. 'Cause I'm full of lust, come with us ♣   Lun 13 Juin - 15:38

Snake m’a prise par les hanches pour me retourner, pressant son corps contre le mien, sa main maintenant fermement mon bassin appuyé contre le sien. Ondulant toujours en rythme avec la musique, je laissais ma main glisser le long de son avant-bras pour la poser sur la sienne. J’avais toujours tendance à remarquer les mains des hommes, et celles du Suédois étaient fortes et vigoureuses, comme je les aimais. J’appuyais ma tête en arrière contre son torse et sentit sa respiration sur ma nuque et dans mon cou. Je fermai un instant les yeux pour apprécier cette proximité et quand je les rouvris, mon regard se posa sur mes copines, quelques mètres plus loin. Il s’avéra qu’elles n’étaient absolument pas sorties fumer une clope en fin de compte et se trouvaient désormais accoudées à une table haute, leurs regards fixés sur nous. Elles devaient se mordre les doigts de ne pas avoir pensé avant moi à lui offrir un verre : elles pourraient être à ma place en cet instant précis. Too bad bitches, he’s mine for the night! jubilais-je intérieurement. J’avais vraiment eu le nez ce soir-là et était particulièrement fière de mon exploit.

Les gestes de Snake devenaient de plus en plus sensuels et tendre, et je sentis ma respiration s’accélérer tandis que ses doigts dessinaient les contours de ma mâchoire et de mon cou, glissant le long de ma clavicule et de mon décolleté. Le cœur au bord des lèvres, je me mordillai la lèvre inférieure alors que sa main s’arrêta sur ma poitrine, juste avant de plonger dans mon décolleté. J’étais obnubilée par la pensée de ses mains caressant ma peau nue et je voulais qu’on se tire de ce club pour continuer d’explorer ces agréables sensations en toute tranquillité. C’est d’ailleurs ce que je croyais qu’il me proposait lorsqu’il se pencha à mon oreille pour me demander si j’avais envie de m’amuser. « Always » Répondis-je à mi-voix avec un hochement de tête. Quoi d’autre ? Un sourire mutin sur les lèvres, je me laissais entraîner par les épaules, sans pouvoir m’empêcher de jeter un nouveau coup d’œil en direction de la table de mes amies qui nous fixaient toujours en discutant. Quelque chose me disait qu’elles prenaient déjà les paris sur l’issue de cette soirée, mais j’en avais rien à cirer.

A ma grande surprise, Snake ne m’entraîna pas hors du club mais m’attira à la table qu’il occupait quelques instants plus tôt avec les autres membres de son groupe. No fucking way, I’m sitting with DeathValley Superstar, onto Snake’s lap…! Un bras autour des épaules de Snake, je saluai les types attablés avec nous d’un signe de la tête et serra la main que Riley me tendait. Je le connaissais pour l’avoir tatoué une ou deux fois, en revanche je n’avais jamais rencontré les autres, mais ils m’étaient familiers car leurs visages revenait souvent dans la presse spécialisée hard rock et metal que je lisais régulièrement. Une fois l’excitation fangirl – presque – passée, mon attention se reposa sur Snake, qui venait de m’appeler sweetheart, puis sur les petites lignes de poudre blanche qu’il venait de préparer minutieusement sur la table et me désignait à présent. Oh,… THAT kind of fun, I see. S’imaginait-il que je n’étais pas assez perchée pour le laisser me sauter ? A une époque, je prenais pas mal de coke, mais j’avais totalement arrêté ma consommation lorsque j’étais revenue à Los Angeles, d’une part, parce que ça coutait trop cher, et de l’autre parce que ça n’aidait en aucun cas mon état dépressif de post rupture. J’étais « sobre » depuis des mois mais je m’étais toujours dit qu’un rail de temps en temps en soirée ne me ferait pas grand mal.

« Thanks baby. »

Répondis-je avec un battement de cils. J’attrapai un petit bout de papier qui traînait et le roula d’une main experte pour créer une sorte de paille de fortune puis penchai la tête vers la table sans prêter attention aux cris à la fois rauques et lourd des énergumènes autour de la table qui m’encourageaient. Je réalisais que je passerais pour une petite nature si je ne prenais qu’une ligne, j’en inspirais alors trois petites, d’une traite, avant de me redresser, puis essuyai mon nez d’un revers de main. J’avais quelques minutes de sursit avant que les premiers effets ne se fassent ressentir, mais mon corps s’excitait déjà, comme s’il avait compris que la drogue à laquelle je l’avais privé pendant de longs mois se frayait à, nouveau un chemin dans mes veines.

« Your turn now. »

Dis-je avec un grand sourire à l’intention de Snake tout en lui tendant ma petite paille en papier. Je regardais sa mâchoire puissante alors qu’il se penchait à son tour pour sniffer un nombre de lignes que je ne pris pas la peine de compter. Je passais ma main dans ses cheveux, dégageant son front des quelques mèches éparses de cheveux noirs qui tombaient devant ses yeux clairs. Il avait les traits parfaits, et j’aurais pu le contempler pendant des heures. Je voyais les ombres des lumières se refléter sur sa peau claire et les contours abrupts de son visage. Il ferait un magnifique tatouage. Un de ses potes dit quelque chose qu’il trouva drôle, puisqu’il éclata de rire, dévoilant de belles dents blanches. Ca me fit marrer, et je compris que les premiers effets de la cocaïne se faisaient ressentir, à commencer par l’euphorie. Dans quelques minutes, je me sentirais invincible et j’aurais envie de sauter partout. Mais en l’instant présent, la seule chose que j’avais envie de sauter, c’était Snake. Comme pour me donner du courage, je pris un verre qui se trouvait là et l’avala d’une traite sans savoir ce qu’il y avait dedans. C’était dégueulasse, probablement un truc à base de vodka.

« Hey, sexy… »

L’appelais-je pour attirer son attention. Je fis glisser mes doigts le long de sa mâchoire et de son cou. Un sourire taquin sur mes lèvres, je soutenais son regard alors que ma main continuait son chemin le long de sa poitrine et de son torse, par-dessus un tee-shirt. J’étais toujours étonnée de l’assurance que j’avais avec un peu d’alcool et de dogues dans mon système. Je m’arrêtais au niveau où son pantalon en cuir commençait et jouait un instant avec la couture avant de glisser légèrement un doigt au niveau de sa braguette, comme pour l’attirer vers moi. Ce faisant, je me penchai vers son oreille.

« Let’s go have some fun somewhere else, ok? »

J’avais envie de me tirer du Rainbow. Il ne devait pas être plus tard que 3H du matin et Hollywood était encore en pleine agitation. On pouvait se casser tous les deux dans les rues de cette ville que j’adorais, loin de mes copines et de ses potes qui monopolisaient un peu trop son attention à mon goût. Je me relevais en trébuchant légèrement - quelle idée de mettre des chaussures à talons un soir où j'allais finir torchée? - puis attrapa la main de Snake pour l'encourager à en faire de même. Je levai mon autre main libre pour saluer les types qui se trouvaient à la table d'un "See you later guys" avant d'entraîner mon trophée vers la sortie. Il me sembla que Riley mima dans notre dos le geste de la suceuse, ce qui déclencha l'hilarité de ses compagnons. Classe. Cela dit, vu mon état avancé, je n'étais pas certaine de ne pas avoir interprété autrement certains de ses gestes.

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Jörgen N. Sköld
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MessageSujet: Re: The music keeps me up all night. 'Cause I'm full of lust, come with us ♣   Mar 14 Juin - 11:32

J’ai regardé Cherry se pencher et sniffer ses lignes de cocaïne. C’était clairement pas la première fois qu’elle en prenait. Quelque part ça me soulageait parce que j’étais pas entrain de pervertir une nana innocente, mais en même temps je me disais que si ça avait été le cas, ça m’aurait pas gêné pour autant. J’ai pris la paille de papier qu’elle me tendait et j’ai sniffer la poudre blanche à mon tour, pour la énième fois ce soir là. Pendant ce temps elle n’arrêtait pas de passer ses mains dans mes cheveux et sur mon visage. Alors bien sur Riley a fait une remarque :

- I think we all know where this little one is going to end up tonight!

Joignant le geste à la parole il s’est penché vers la banane qu’était entrain de manger Vic –je sais pas d’où il la sortait- et a donné un grand coup de dents dedans. J’ai rigolé, et près de cinq secondes plus tard Cherry explosait à son tour de son rire délirant. Je l’ai regardé. Ses yeux pétillaient et j’avais vraiment très envie de l’embrasser. Elle a attrapé le verre de Martin alors qu’il s’apprêtait à le boire, et elle l’a finit cul sec. Ensuite elle s’est penchée vers moi et je me suis penché aussi pour écouter ce qu’elle avait à me dire. Comme elle commençait à descendre ses mains sur mon torse et jusque dans mon futal j’ai cru qu’elle allait me branler sous la table. Mais elle s’est arrêté et m’a proposé qu’on aille s’amuser ailleurs. J’étais pas contre l’idée. J’ai hoché la tête et je me suis emparé d’une bouteille de Jack Daniels –pour la route.

Elle s’est levée et a failli se casser la gueule, ce qui m’a fait marrer. Sauf que j’étais pas tellement mieux qu’elle puisque j’ai du m’accrocher au bar pour faire les deux pas qui me séparaient d’elle. Et j’étais pas en talons aiguilles, moi. Les mecs derrière ont gloussés et je me suis retourné. Riley mimait -un peu trop bien d’ailleurs- une nana qui faisait une pipe et je lui ai fais signe d’aller se faire foutre comme la salope qu’il était. J’ai passé mon bras autour des épaules de Cherry et j’ai descendu les escaliers du Rainbow. Je sais pas trop comment j’ai fais d’ailleurs parce que je sentais pas le sol sous mes pieds. J’ai poussé la porte du bar et je me suis retrouvé comme un con sur le trottoir. En fait je savais pas très bien ce qu’elle avait en tête quand elle disait « aller ailleurs ». Pensait-elle aux chiottes ? A un motel ? A sa piaule ? A la mienne ?

J’ai pas eu le temps d’approfondir la question, qu’un abruti avec une crête de poulet nous a sifflé.

- Hey man, how much did you pay for your whore?

J’ai pas répondu. J’ai passé la bouteille à Cherry. Ensuite j’ai attrapé la gueule du pseudo punk et je l’ai tapé sur le bord d’une voiture derrière lui, éclaboussant le pare-brise de son sang. Merde, ce mec n’avait-il pas vu à qui il parlait ? Je l’ai laissé étalé sur le capot, le cul en l’air et j’ai repris Cherry par la taille. Je me suis penché vers son oreille.

« Sorry you had to heard that sweetheart. Won’t disrespect you again I swear »

Ensuite j’ai donné un coup de langue dans son lobe et je me suis redressé pour regarder dans ses yeux et m’assurer qu’elle allait bien. Je pensais pas tellement à m’excuser pour le spectacle et le sang. Pour moi c’était la seule réaction possible face à ce genre de situation. Ca m’arrivait tous les jours. J’avais jamais trop compris pourquoi d’ailleurs. Soit j’attirais les situations merdiques, soit j’étais ce genre de mec qui se foutait systématiquement et naturellement dedans.

J’ai passé ma main sur la hanche de Cherry et j’ai accroché sa ceinture pour la maintenir collé à moi alors que je continuai d’avancer sur le trottoir à l’aveuglette. Avec un peu de chances elle avait les idées plus claires que moi et prendrait les choses en main. J’aurais aussi bien pu la tringler dans une ruelle entre deux poubelles mais elle m’avait pas l’air d’être le genre de fille à être traité comme ça.
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Autumn Wolf
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MessageSujet: Re: The music keeps me up all night. 'Cause I'm full of lust, come with us ♣   Mar 14 Juin - 13:01

J’ignorais si c’était la cocaïne ou le fait d’avoir le bras de Snake autour de mes épaules alors qu’on quittait la boite, mais ça y est, je me sentais invincible. Un sourire fièrement affiché sur mon visage, je ne pouvais pas m’empêcher de remarquer les regards qui convergeaient vers nous alors qu’on se dirigeait vers la sortie. That’s right, I’m stealing him away! Je n’en revenais pas moi même. En réalité, en me faisant inviter à la soirée, je pensais juste lui signifier ma présence et discuter deux minutes avec lui, pour qu’il m’oublie pas et que ma tête lui revienne. J’aurais été incapable d’imaginer cette tension sexuelle qui se développait entre nous à chaque instant depuis qu’il avait écrasé mes copines pour venir me lécher la joue. Peu stables sur nos pattes, on a entreprit de descendre les escaliers du Rainbow pour nous retrouver à l’air libre. Quel connard avait eu l’idée d’organiser cette fête à l’étage ? La majorité des invités devraient probablement descendre en rampant d’ici quelques heures.

Sortir me fit du bien. Je m’arrêtais en face de la boite parce qu’en réalité, je n’avais aucune idée de l’endroit où j’allais bien pouvoir l’amener maintenant que je l’avais éloigné de toute potentielle groupie plus canon ou entreprenante que moi. Pour gagner du temps, je sortis une clope de mon sac et la posa entre mes lèvres. J’étais en train de chercher mon briquet quand un connard de punk décida de m’insulter. Sourcils froncés, je relevai les yeux et m’apprêtai à lui répliquer qu’il pouvait aller se faire mettre mais Snake ne m’en laissa pas l’occasion. L’instant suivant, je me retrouvais avec une bouteille de Jack Daniels entre les mains et le punk volait en éclats contre le pare-brise d’une caisse qui avait le malheur d’être garée là. Mon système nerveux à cran me fit alors faire un truc débile : je sursautai et poussai un cri. Comme je gardais la bouche ouverte, ma clope alla s’écraser sur le sol. Je la regardai piteusement et relevai les yeux vers Snake qui était revenu vers moi. Dans cette situation, une fille sensée aurait probablement réalisé qu’elle se trouvait en présence d’un type problèmes et l’aurait planté là sans jamais le revoir, mais je réalisai avec effarement que je n’étais pas l’une d’entre elles. Avec mes tatouages et mon look spécial, j’étais souvent la cible de ce genre de plaisanteries irrespectueuse et en réalité, jamais un mec n’avait défendu mon honneur de cette façon. Je trouvai ça follement romantique, aussi je me suis mise à glousser bêtement lorsqu’il s’excusa pour la façon dont le type m’avait parlé tout en m’assurant qu’au moins il ne me manquera plus de respect. Pour ponctuer ces galantes paroles, il me lécha le lobe de l’oreille. J’aimais définitivement le contact de sa langue sur mon visage.

« Thanks man, you’re amazing. »

Répondis-je alors qu’il plantait ses yeux de glace dans les miens. Je serais probablement restée à le regarder pendant des heures s’il n’avait pas pris l’initiative de reprendre la marche, sa main fermement accrochée à ma ceinture. Je ne sais pas combien de temps on avança ainsi à l’aveuglette dans les rues de Hollywood. Probablement pas longtemps parce que le Rainbow était toujours dans notre champs de vision. Avec le peu de neurone que j’arrivais encore à connecter, je passais en revue les options qui se présentaient à moi. Je ne voulais pas l’amener dans un pub ou autre endroit public parce que le seul coin intime qu’on pourrait trouver là-dedans seraient les chiottes, et j’avais vraiment pas envie qu’il me voie comme le genre de nana qu’on se farcit sur un lavabo dégueulasse. Un lieu neutre me paraissait beaucoup plus approprié, ça éliminait donc la possibilité de nous retrouver chez lui ou chez moi. J’avais pas non plus envie de finir dans un motel, c’était trop banal et me donnait l’impression d’être une call-girl. J'avais du mal à réfléchir, et mes pieds commençaient sérieusement à me faire souffrir et que mes chevilles se faisaient bancales, n'arrangeant pas la situation.

« Wait, I need to slow down for a minute. »

Comme on venait de quitter l’artère principale du quartier, j’appuyai une main contre le mur de la ruelle sordide dans laquelle on venait de s’engager et retirai mes chaussures. Brusquement, je descendis de quelques centimètres mais je me sentais aussi plus à l’aise. Mes chaussures à la main, je relevai la tête et mon regard se posa sur les escaliers de secours qui menaient aux appartements de l’immeuble contre lequel Snake était nonchalamment adossé en m’attendant. Une idée qui me semblait alors absolument géniale traversa mon esprit. Avec un rire amusé et complètement barré, je m’approchai de lui et lui confia mes chaussures et la bouteille de Jack. Puis je courus les quelques mètres qui me séparaient de la cage d’escalier. Non sans mal, j’entrepris d’escalader une poubelle et, manquant de tomber plusieurs fois, réussit à attraper l’échelle de l’escalier de secours afin de lui faire toucher terre. Adolescente, je faisais souvent ce genre de conneries quand mes potes et moi allions squatter des apparts pourris parce qu’aucun de nous ne voulait rentrer chez ses parents pour passer la nuit. Je m’étais toujours sentie bien dans ce genre de refuges et je ne voyais pas de meilleur endroit où m’installer avec Snake. Pendant que je faisais mes acrobaties, il s'était rapproché de la scène du crime. Je descendis prudemment de mon perchoir et m’accrochais à ses épaules pour lui dévoiler mon plan diabolique.

« Most of these flats belong to some random tourists who only come to LA for the summer, or to students who live on campus during weekdays. »

Expliquai-je, excitée à l’idée de laisser revivre la gamine à emmerdes que j’avais été rien que pour cette nuit-là. Mes doigts parcoururent sa nuque et son échine alors que je le contournais pour reprendre mes chaussures.

« Let's break into one of 'em and make it ours, yeah? »

Sans attendre sa réponse (me répondit-il seulement?) je me dirigeai vers l’échelle que j’escaladai en faisant attention de ne pas tomber. Je montais directement au dernier étage, car je savais par expérience que les fameux touristes avaient tendance à prendre les appartements les plus hauts pour profiter de la vue qu’ils offraient sur le reste de la ville. Enfin, je repérai le parfait nid d’amour dans lequel j’avais envie de batifoler avec Snake ce soir-là. De l’appartement, on ne pouvait voir qu’une fenêtre qui donnait directement sur les escaliers de secours. Je savais que les propriétaires n’étaient pas là parce qu’ils avaient mis une housse pour recouvrir le lit. Ces crétins avaient probablement pensé à bloquer la vitre, aussi faudrait-il la casser afin de pouvoir investir les lieux. Ravie, je relevai mes yeux brillants d'excitation vers Snake, dont le visage me paraissait toujours aussi insondable derrière ses mèches de cheveux sombres.

« There. What do you think about this one? »

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Jörgen N. Sköld
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MessageSujet: Re: The music keeps me up all night. 'Cause I'm full of lust, come with us ♣   Mar 14 Juin - 16:01

J’étais content que Cherry glousse en me remerciant de l’avoir défendu comme un héro, parce que c’était carrément l’effet escompté. En addition à la pulsion sadique qui m’avait poussé à éclater les dents du punk sur la caisse bien sur. J’ai du sourire comme un idiot alors qu’on marchait sur le trottoir en se tenant par la taille. J’étais plutôt fier de moi.

Puis comme elle commençait à tanguer sérieusement contre moi, manquant à plusieurs reprises de me faire basculer sur la route, elle s’est arrêtée pour retirer ses chaussures. Moi je me suis adossé au mur en face et je l’ai regardé. Je me suis alors fais la réflexion que le mec qui avait inventé les talons aiguilles était un vrai connard sadique probablement gay et clairement arriéré. Même sobres les nanas savaient pas marcher avec ces trucs de star porno sans se péter les chevilles tous les trois mètres, alors avec un coup dans le nez c’était mission impossible. Mais dans le fond ce genre de chaussures, c’était surtout un investissement pour se faire baiser. Et ca marchait complètement avec moi. J’en avais toujours été fou. En fait j’en avais rien à foutre qu’elles se cassent la gueule du moment qu’elles le faisaient pas devant moi.

Soudain Cherry s’est mise à glousser hystériquement dans les aigues, et j’ai explosé de rire à mon tour. Je savais pas pourquoi elle riait mais ça m’éclatait. Un peu trop d’ailleurs. J’ai mis ça sur le compte du speedball et je suis passé à autre chose. Elle m’a refilé ses chaussures et la bouteille de Jack Daniels avant de se diriger vers une poubelle. J’ai bu quelque gorgées en l’observant entreprendre de l’escalader.

« Yeah… Careful sexy »


Je l’ai dis tellement bas qu’elle m’a probablement pas entendu. Je comprenais pas ce qu’elle essayait de faire, mais j’avais aucune envie que ma belle se retrouve les quatre pattes en l’air, complètement impraticable. Quoi que l’image m’a fait rire une fois de plus, je me suis quand même rapproché, pour la rattraper dans la meilleur des cas, pour lui servir d’amortissant à sa chute dans le pire...

Ensuite elle ait descendu et m’a attrapé les épaules pour m’expliquer ce qu’elle avait en tête. Quand elle a commencé à dire que ces appartements étaient probablement vides car leur habitants étaient absents, j’ai tout de suite compris où elle voulait en venir. Je l’ai regardé alors qu’elle me tournait autour, excitée comme une gamine psychotique et j’ai pas pu réprimer un sourire. Cette nana était barrée. J’adorais son comportement. Je l’ai donc suivi à travers les escaliers jusqu’au dernier étage, devant une fenêtre qui donnait sur une chambre. Je me suis penché et j’ai regardé à l’intérieur. J’étais pas à mon premier casse. Pendant une période, les premiers mois de mon arrivée à Stockholm (les premiers mois de mon arrivée au States aussi d’ailleurs) j’avais une technique infaillible pour me faire du blé. Je surveillais les maisons. Je frappais à celles devant lesquelles je passais et si personne ne répondait pendant deux jours d’affilés, j’entrais par la fenêtre ou la porte arrière et je piquais tout ce que je pouvais cacher sous ma veste. J’avais même élaboré des stratégies pour rentrer dans les maisons sans avoir à péter la vitre. Je piquai la règle en alu du fayot de la classe et je faisais sauter la sécurité en la glissant sous la fente de la fenêtre. Mais ce soir là j’avais pas envie de réfléchir. J’avais juste envie de me défouler, alors j’ai balancé un grand coup de latte dans la vitre. Elle s’est pas pétée du premier coup, comme dans les films et ça m’a énervé. J’ai retiré mon t-shirt, j’ai enroulé mon poing dedans et j’ai récidivé. J’aurais aussi bien pu redonner un coup de talons dedans, ou encore attendre que le trou soit assez grand pour y glisser ma main et faire sauter la sécurité, mais ça me semblait plus rock n roll comme ça. Une fois la fenêtre en mille morceaux, j’ai sauté dans la chambre et je me suis retourné en tendant les mains vers Cherry pour l’aider à y pénétrer à son tour.

« Come on sweetheart »

Je l’ai attrapé par la taille et je l’ai déposé un peu plus loin, veillant toutefois à ne pas la lâcher sur les bouts de verres éclatés. Ensuite j’ai ouvert le mini bar, j’en ai sorti une bière que j’ai décapsulée avec les dents avant de la lui tendre.

« Welcome to our house! »

J’étais surexcité. Je me suis penché vers leur collection d’albums. Ces enculés n’avaient même pas de CDs de DeathValley Superstar ! Il y avait que des artistes de merdes, mais j’étais trop déchiré pour en avoir quelque chose à faire. Tout me semblait génial. J’ai prit le premier album qui me venait sous la main, à savoir Bon Jovi et je l’ai mis dans le lecteur avant d’appuyer sur play. C’était you give love a bad name. Sur le coup je me souvenais pas que je détestais cette chanson. Je me suis tourné vers ma belle et j’ai dit:

« How about we finish our dance baby? »

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MessageSujet: Re: The music keeps me up all night. 'Cause I'm full of lust, come with us ♣   Mar 14 Juin - 20:09

Lorsque je lui demandai ce qu’il pensait de cet appartement, Snake ne me répondit pas. Pour toute réponse, je le vis se baisser pour ramasser une latte, la soupeser et l’envoyer avec force dans la vitre qui se fissura. Il fit ensuite quelque chose que je trouvai particulièrement sexy et viril : il retira son tee-shirt pour l’enrouler autour de sa main, se chargeant de la vitre par la force de ses poings. Rêveuse, je me mordillais la lèvre inférieure en observant son corps à la fois svelte et musclé tandis qu’il s’activait pour nous ouvrir le chemin. Il était évident qu’il n’en était pas à son premier casse, et, loin d’être alarmée par cette éventualité, je réalisai que chaque seconde qui passait le rendait plus attirant à mes yeux. Quand on se souvient l’état dans lequel j’étais avant d’aller le voir en concert, on en conviendra que ce phénomène exponentiel était légèrement inquiétant. Il avait tout ce que je recherchais chez un homme : le sex appeal, la créativité, le charisme, la force et une pointe de folie. En quelques minutes, il avait totalement dégagé le passage et s’était glissé à l’intérieur de l’appartement. Je me penchai à la fenêtre au moment où il me tendait les bras et me laissai porter par mon preux chevalier qui me déposa dans notre donjon, en faisant bien attention à ne pas me lâcher sur les morceaux de verre qui n’auraient pas manqué de trancher la peau tendre de mes pieds.

Un sourire heureux sur mes lèvres, je le suivis dans la cuisine à l’américaine par laquelle nous étions entrés. Les enfoirés qui vivaient ici avaient les moyens. Le mobilier était moderne et la décoration sobre, le genre d’appart dans lequel je ne supporterais pas de vivre car c’était aussi impersonnel qu’une chambre d’hôtel. Je regardai le dos nu de Snake alors qu’il se penchait pour ouvrir le minibar. Contrairement à ses bras recouverts de tatouages, la peau était nue et lisse. Pour une fille aussi tatouée que moi, la vision de cette surface vierge était presque érotique. Mon fantasme vivant se redressa et décapsula une bouteille de bière avec ses dents – geste que je trouvai à la fois sensuel et sexy – avant de me la tendre.

« Cheers, to our house! »

Gloussai-je bêtement en levant légèrement ma bière pour appuyer ces paroles. J’avais du mal à cacher le plaisir que venait de me procurer le fait de l’entendre prononcer ces mots « our house. » Pour éviter de me couvrir davantage de ridicule, je portai le goulot de la bouteille à mes lèvres et fit couler la moitié directement dans mon gosier. La fraîcheur de la bière me fit du bien, et, une fois ma contenance retrouvée, je suivis Snake dans le salon. Il était accroupi près des enceintes, et regardait les CDs. Where else? Il prit un album et le mit dans le lecteur. J’adorai cette initiative. Je faisais partie de ces personnes qui ne s’imaginaient pas vivre sans musique. Que je travaille, que je me repose ou que je conduise, ma vie avait toujours une bande son. Les seuls moments où je n’en écoutais pas, c’était en dormant… et encore. Les premières notes du morceau se retentirent dans l’appartement. Je secouais légèrement la tête, un sourire sur mes lèvres, alors que je reconnaissais You give love a bad name un hit de Bon Jovi que j’écoutais quand j’étais plus jeune, avant de découvrir le vrai rock ‘n roll. Snake se redressa et me proposa avec son irrésistible accent Suédois de poursuivre notre danse.

« I think it’s a great idea. »

Amusée, je fis quelques pas de danse et tournai sur moi-même pour combler la distance qui nous séparait. Sans mes talons, j’étais plus petite et je me trouvai ainsi nez à nez avec son torse. Surprise, je ravalai mon rire et restai un instant immobile, incapable de détourner mes yeux de la vision de son poitrail tatoué par endroits. Je levai un indexe et marqua le contour de l’un d’entre eux, effleurant l’encre sous sa peau nue. J’avais envie de le lécher. Comme je n’étais pas aussi barrée que lui, je parvins à relever les yeux vers son visage et lui confia ma bouteille de bière avant de poser mes deux mains sur sa taille, me rapprochant de lui. Shot through the heart, and you’re to blame, you give love a bad name. Nos deux corps n’eurent aucun mal à trouver le rythme sur le refrain et s’emboitaient à la perfection. La plupart des hommes que je connaissais n’aimaient pas danser et se contentaient de se balancer d’un pied sur l’autre d’une façon à la fois mignonne et embarrassante. Ce n’était pas le cas de Snake. Son corps bougeait avec souplesse et grâce, sans qu’il ait l’air d’avoir à fournir le moindre effort pour suivre le rythme. Son assurance rendait cool ses mouvements pourtant kitch. Ce type avait vraiment quelque chose.

« You surely know how to swing baby. »

Je ne pus m’empêcher de remarquer dans un rire. La musique était nulle à chier, mais étrangement, elle me prenait au cœur et au corps. Je rejetais la faute sur Snake, qui était bien trop désirable. You’re a loaded gun, there’s nowhere to run. Une de mes mains remonta le long de son dos, suivant la ligne de sa colonne vertébrale jusque dans le creux de sa nuque où elle resta pour jouer avec ses cheveux sombres à la coupe inégale. L’autre descendit pour venir se placer sur ses fesses, par-dessus son futal en cuir et je l’attirai vers moi. Mon bassin était collé au sien et j’étais assez proche pour sentir le parfum de sa peau et de ses cheveux, mais peu m’importait, en cet instant précis, il ne me semblait jamais assez proche de moi. No one can save me, the damage is done. Mes yeux se trouvèrent à nouveau face à son torse. Suivant une pulsion que je n’étais désormais plus capable de contrôler, je m’écartai légèrement de lui et reprit la bouteille de bière que je lui avais confiée. Je me servis de mon pouce comme d’un bouchon puis l’agita pour faire mousser le liquide qui restait à l’intérieur. Évidemment, la pression ne tarda pas à faire sortir le liquide de la bouteille et il se déversa sur nous deux. J’en avais probablement dans les cheveux et mon tee-shirt était trempé, mais je m’en foutais. Mes yeux devaient briller comme ceux d’une gamine devant une délicieuse glace alors qu’ils se posèrent à nouveau sur Snake. Je jetai la bouteille en arrière et attrapai sa ceinture de mes doigts pour me rapprocher de lui. Puis, cédant enfin à la tentation, je léchai une goutte de bière qui avait coulé sur son poitrail nu, jusqu’à son cou. J’aimais le goût de l’alcool mélangé au sel de sa peau. Je m’écartai et passa la langue sur mes lèvres avant de chercher à nouveau son regard océan. Je pouvais sentir mon cœur battre la chamade contre ma poitrine, et je savais pas si c’était à cause de la cocaïne qui faisait toujours effet ou bien à cause de lui. J’avais une envie incontrôlable de lui sauter dessus depuis un temps qui me paraissait interminable, et sa façon de faire durer le flirt le rendait encore plus désirable. We’ve been fooling around for long enough. Take me now.

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Jörgen N. Sköld
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MessageSujet: Re: The music keeps me up all night. 'Cause I'm full of lust, come with us ♣   Mer 15 Juin - 19:09

Cherry a acceptée ma proposition galante l’invitant à danser avec moi, et elle s’est mise à s’agiter. Elle essayait même pas d’être sensuelle, elle était juste entrain de s’amuser, et ça m’éclater. Comblant la distance qui nous séparait, elle a tournée sur elle-même et s’est retrouvée collée à moi. J’ai passé ma main dans ses cheveux pendant qu’elle glissait ses doigts sur un des tatouages de mon torse. Comparé à elle, j’avais vraiment l’air d’un enfant de cœur. J’avais jamais vu une nana avec autant de tatouages, et je trouvais ça sexy. Ce qui était bizarre venant de moi parce que j’avais toujours été le premier à dire qu’une fille tatouée faisait masculine et était donc pas attirante. Mais maintenant que je la voyais devant moi, avec ses grands yeux sombres, son immense sourire, ses courbes voluptueuses et sa peau recouverte de tatouages, je me disais qu’elle ressemblait un peu à une œuvre d’art ambulante. Comme si elle s’était créée de toute pièce. Et je trouvai ça plutôt cool. Elle m’a filé sa bouteille de bière donc j’en ai avalé quelque gorgée sans poser de question.

Je regardai cette fille dansait contre moi, ses mouvement se faisant plus lents et sensuels, et je me suis mis à sourire comme un idiot. Je savais plus tellement comment on en était arrivé là elle et moi, à danser dans l’appartement de connards qu’on connaissait pas, sur du Bon Jovi, mais j’adorais ça. Ta vie est tellement plus excitante, tellement plus simple que t’es perché 24h sur 24. Je me souviens d’une période, à mon arrivée aux Etats-Unis, ou on devait vraiment serrer la ceinture et où le seul truc que je pouvais me payer/me procurer c’était du shit et de l’alcool bon marché. On allait voir les nanas dans les bars, on disait « Salut », elles répondaient « Salut ! », il y avait ensuite un grand blanc et on disait : « c’est pas grave ». Les choses étaient différentes maintenant évidemment.

En fait je pense que tout a changé quand on s’est fait signer. J’avais toujours était un gamin instable, j’avais toujours voulu pousser mes limites et celles des autres le plus loin possible, mais là, avec le management qui était toujours derrière moi au cas où je déconnais et qui effaçait mes erreurs comme si elles n’avaient jamais existées, je crois que c’est devenu pire encore. Un jour, alors qu’on faisait une tournée au Mexique, je me suis embrouillé à l’aéroport avec un mec parce que j’étais sur qu’il se foutait de ma gueule (j’ai appris plus tard qu’il parlait espagnol et absolument pas suédois comme je le pensais, et que je pouvais donc pas comprendre ce qu’il me racontait). Bref ca a dégénéré -comme à chaque fois- et je lui ai balancé une bouteille de tequila en pleine gueule, lui ouvrant le crâne. Aussitôt une troupe de flics nous ont fondus dessus. Markus Straiger, notre manager, a essayé de s’interposer en disant aux flics qu’il allait arranger les choses, et il s’est retrouvé le ventre par terre et le menottes dans le dos. Ensuite ce fut mon tour, et ils nous ont emmenés dans leur voiture. Vic se pissait dessus et Riley a essayé de faire quelque chose, à sa manière (à l’américaine) en agressant les fics : « Emmenez moi aussi! S'il va en taule alors moi aussi! » « Non non non ! hurlait Markus qui essayait de garder le contrôle de la situation malgré les menottes. Calme toi on va le sortir de là » avait-il ajouté avant de se faire refermer la porte de la voiture à la gueule. Quelques heures plus tard j’étais convoqué avec mon manager au bureau du sergent. Je portai un pantalon en cuir, des chaines un peu partout, un T-shirt déchiré et du maquillage. C’était la nuit, j’ai donc enlevé mes lunettes de soleil. « Tu devrais les remettre, tu as les yeux rouges et ton maquillage coule » m’a conseillé Markus. Je les ai donc remises et je suis entré dans le bureau du sergent. Sergent Garcia, il s’appelait -je suis le seul à voir tout le ridicule dans l’histoire ?-. Je me foutais royalement de ce qui allait se passer. Le sergent est entré, a dit quelque chose en espagnol à l’interprète et ce dernier a traduit : « Il vous demande de retirer vos pieds de son bureau ». Je me suis redressé, m’adressant au sergent « Hey j'ia une question pour toi ». L’interprète a traduit puis s’est tourné vers moi en disant que je pouvais demander ce que je voulais. J’ai repris : « Ok. Si mes couilles sont sur ton menton, où est ma queue ? ». Le sergent a regardé l’interprète, qui a commencé à parler en espagnol. Puis le sergent a acquiescé et s’est tourné vers moi avec un grand sourire et m’a dit : « Muchas gracias ». « De rien » le sergent m’a pris par le bras et m’a escorté dehors. Je comprenais plus rien. « Il se passe quoi putain? », « Je lui ai dit que la bouteille vous avez échappée, que vous n'aviez pas fait exprès, et qu'à votre retour aux Etats-Unis vous alliez raconter à quelle point les Mexicains sont des gens aimables et accueillants ». J’en croyais pas mes oreilles. « T'as pas parlé de mes couilles? » « Non. »

Je crois que c’est ce jour là que j’ai compris que je pouvais faire absolument tout ce que je voulais. J’étais invincible. J’étais comme un train lancé à toute allure dans une direction qui m’était inconnue, sans conducteur, et qui menaçait de dérailler à chaque instant. J’avais à peine le temps de regarder ce qui se passer autour de moi, je pouvais pas comprendre. Des gens entrer dans ma vie et en sortait à une vitesse folle. Je savais pas comment ils étaient arrivés, ni pourquoi ils repartaient. Et c’était pareil avec les nanas. J’avais plus à chercher, elles étaient juste… là. J’en avais rien à foutre de pas avoir d’attache, que tout soit éphémère. Ca avait toujours était comme ça de toute manière.

Cherry posa une main sur mon cul, me rappelant sa présence. Merde, comment j’avais pu oublier ça ? Je me suis penché vers elle pour la regarder, mais elle s’est écarté. J’avais vraiment envie de la récupérer pour la coller à nouveau à moi. Je voulais à nouveau sentir la chaleur de son corps contre le mien. Mais elle a récupéré la bouteille de bière et s’est mise à l’agiter. Je me demandais ce qu’elle était entrain de faire, quand soudain elle a retiré son pouce qui faisait office de bouchon, et tout le liquide s’est fait expulser de la bouteille pour asperger les alentours, à savoir elle, moi, la bibliothèque de connards, leur plumards et le sol. J’ai explosé de rire. Mec, cette nana était vraiment géniale. Elle était trempée : ses cheveux, ses fringues, elle me faisait penser à ces filles sensuelles et perverses qu’on voit dans les clips et sur lesquels on bave bêtement quand on est gamins. Elle s’est approché de moi et a léché la bière sur mon torse jusque dans mon cou. Je me suis mordu la lèvre. Elle était tellement tentante, avec ses yeux qui pétillaient et son t-shirt imbibé d’alcool. Je me suis penché vers elle en écartant des mèches humides de son visage, et j’ai déposé un baiser sur sa joue. Et puis comme finalement ça ne me suffisait pas, j’ai attrapé sa nuque et j’ai léché son cou jusqu’à son oreille. Mon sang s’est mis à affluer plus rapidement dans mes veines. J’ai retiré son t-shirt qui me gênait et j’ai embrassé son visage. Putain elle était beaucoup trop basse. J’ai attrapé Cherry par les hanches et je l’ai porté tandis qu’elle enroulait ses jambes autour de ma taille. Ensuite j’ai fais comme elle : je l’ai léché une goute de bière qui avait coulé entre ses seins, et j’ai remonté ma langue jusque dans son cou. Je me pressai contre elle, et j’avais cette foutue impression de ne jamais être assez proche. J’ai avancé à l’aveuglette dans la chambre alors que j’embrassai ses lèvres. Le bras que j’avais tendu en avant historie d’éviter de la planter quelque part -ce serait dommage- se heurta bientôt eu mur et j‘y appuyai Cherry. Ma main parcourait son corps, cherchant à retirer ce putain de pantalon. Evidemment elle avait mis du cuire. Ca allait encore être simple à retirer maintenant que c’était imbibé d’alcool. La patience n’a jamais était mon fort. Je suppose que c’est pour cette raison que j’ai commençai à tâtonner mon propre pantalon en cuire, à la recherche de mon canif...
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Autumn Wolf
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MessageSujet: Re: The music keeps me up all night. 'Cause I'm full of lust, come with us ♣   Mer 15 Juin - 19:53

Comme s’il lisait dans mes pensées, Snake s’est penché vers moi pour poser un baiser sur ma joue. Bien qu’agréable, le contact de ses lèvres fines sur mon visage fut loin de me combler. Apparemment lui non plus. L’instant suivant, sa langue parcourait à nouveau mon cou et le lobe de mon oreille. Puis tout s’enchaîna. D’un geste expert, il me débarrassa de mon tee-shirt et ses lèvres étaient à nouveau sur mon visage. Je passai mes mains autour de ses épaules, mes doigts remontant sur sa nuque, se mêlant à ses cheveux, alors que je l’attirais contre moi pour lui rendre chacun de ses baisers. Puis je sentis ses deux mains me soulever de terre et enroulai instinctivement mes jambes autour de sa taille. Sa langue – décidément – lécha une goutte de bière qui avait coulé entre mes seins et mon sang se mit à affluer plus rapidement dans mes veines. J’étais tellement brûlante de désir que je ne remarquai même pas qu’il se déplaçait jusqu’à ce que mon dos heurte la surface froide d’un mur de la chambre contre lequel il m’appuyait, pressant son corps contre le mien. Je gardai les yeux ouverts, car je voulais profiter de chaque secondes passées entre ses bras. Bien sûr ça n’arrangeait rien à mon état car j’étais encore plus obnubilée par l’éclat étrange que ses yeux d’eau renvoyaient à travers les mèches éparses de sa chevelure brune. Quelle femme peut se targuer d’avoir couché avec son fantasme vivant ? Non n’y étions certes pas encore mais ça semblait excessivement bien partit. Il fallait que j’arrête de penser. Les mains puissantes de Snake parcouraient mes hanches et mes cuisses tandis que les miennes restaient résolument accrochées à ses épaules, sa nuque et ses bras. Puis il s’attarda au niveau de ma taille et tentait un instant de délasser mon pantalon en cuir. Et merde. Quelle idée à la con j’avais eu en sortant ce soir-là. J’aurai pu mettre une robe et il n’y aurait qu’à la soulever pour en finir mais non, je j’avais décidé de nous compliquer la vie.

Il fallait dire que je n’étais pas une grande habituée des coups d’un soir. Romantique dans l’âme, j’avais plutôt tendance à créer de véritables relations, qu’elles ne durent que quelques semaines ou plusieurs années. J’étais pas contre l’idée de m’envoyer en l’air avec un mec sexy de temps en temps mais je partais du principe que s’il me plaisait assez pour ça, ça valait le coup de l’avoir sous la main pour une période plus longue. Et puis j’avais cette foutue tendance à m’attacher et à voir de la romance là où il n’y en avait pas. Quant à Snake, je savais qu’il me plaisait mais je m’étais interdit de réfléchir à une possible relation avec lui, vu comment s’était terminée la dernière. Je n’étais pas encore prête à me relancer dans ce genre de trucs et pour une fois dans ma vie, j’avais l’intelligence de me l’admettre. En fait je n’avais absolument pas prévu de me retrouver dans un appartement qui n’était pas le mien, accrochée à un mur et au corps de Snake contre le mien. Même mes récents fantasmes à son sujet n’étaient pas aussi audacieux. Au moment où cette réflexion traversait mon esprit, le téléphone de l’appartement se mit à sonner, me faisant sursauter. Quels crétins laissaient leur appartement tout l’hiver sans débrancher la ligne téléphonique ? Snake n’en avait visiblement rien à foutre car il lécha mes lèvres et son visage disparut entre mes seins au moment où j’allais en faire la réflexion. D’accord, nous n’étions pas obligés de parler. Le téléphone arrêta sa sonnerie stridente et je me détendis, tâchant de reposer mon attention sur Snake. Après s’être acharné un moment sur les filaments de cuir qui retenait mon pantalon attaché à mes hanches, il sembla chercher quelque chose dans sa poche et en ressortit un petit objet argenté. Un canif, qu’il ouvrit d’une main. Mes yeux s’écarquillèrent légèrement et j’eus un mouvement de recul.

« Woah baby, what is that for? »

Demandai-je en relevant les yeux vers les siens, ma main descendant le long de son bras, jusqu’à son poignet pour écarter légèrement l’arme de mon corps. Je savais pas vraiment ce qu’il avait derrière la tête, mais je n’étais absolument pas dans le trip sado-maso et j’espérais qu’il ne comptait pas balader cette lame sur ma peau. Il n’eut pas le temps de répondre à ma question que des coups frappés à la porte nous surprirent tous les deux. Alors qu’il se redressait pour tendre l’oreille, je glissai sur le sol et me tournai vers la porte d’entrée d’où provenaient maintenant des voix.

« Fucking shit Snake, they’re back; we’re screwed! »

Paniquai-je, comme à mon habitude. J’avais oublié que je devenais légèrement parano après quelques temps avec de la cocaïne dans mon système. Normalement c’était le moment où j’en reprenais pour faire passer les symptômes, et ainsi de suite. Je m’échappai du petit coin où il m’avait embarquée et m’aventurai dans le salon pour chercher des yeux mon tee-shirt qui ne devait pas être loin. Je me demandais mentalement si on avait le temps de courir jusqu’à la cuisine et de repartir par la fenêtre d’où on avait débarqué avant que les proprios ne débarquent et ne voient le carnage dont nous étions responsables. Ils frappèrent à nouveau.

- Mr and Ms Wilson? Is everything all right in there? We heard noises and didn’t know you were back already. Do you need any help?

Lorsque mon cerveau enregistra cette information, je passai de l’état d’animal traqué et terrorisé à celui d’ancienne gamine anarchiste aux abois. Bien sûr, l’appartement était vide mais pas ceux de leurs putains de voisins. Ces crétins devaient probablement dormir comme les connards qu’ils étaient à cette heure-ci et on les avait réveillés. Ils avaient l’air légèrement suspects, du genre à avoir hésité à appeler la police mais à avoir décidé qu’il y avait peut-être du ragot à saisir, qu’ils pourraient raconter au rester de l’immeuble le lendemain. J’étais quasiment certaine de m’être déjà retrouvée dans ce genre de situation par le passé, comment je m’en sortais déjà ? Je me tournai vers Snake et cherchai son regard. Il s’était rapproché de l’entrée et je n’avais aucune idée de ce qu’il comptait faire mais il m’avait l’air d’être plutôt impulsif comme mec alors je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre.

« What are we gonna do? »

Chuchotais-je tout en trottant vers lui sur la pointe des pieds en prenant soin de me baisser quand je passais en face de la porte, comme si les voisins auraient pu me voir à travers le hublot. J’ignorai pourquoi je me cachais derrière lui. Peut-être parce que j’étais à moitié à poil et que, s’ils ouvraient la porte, je préférais éviter de me retrouver en soutif devant eux. Ou alors j’étais toujours pas sortie de mon trip sur le prince charmant qui est censé protéger sa princesse.

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Jörgen N. Sköld
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MessageSujet: Re: The music keeps me up all night. 'Cause I'm full of lust, come with us ♣   Mar 21 Juin - 17:04

J’ai pas trop compris pourquoi sur le coup, mais Cherry s’est mise à flipper quand elle a vu mon canif. J’avais envie de lui expliquer que déchirer son futal me semblait la seule option envisageable comme je possédais pas encore le don de passer à travers du cuire, mais des coups se sont fait entendre dans l’entrée.

« What the fuck… »

J’ai froncé les sourcils en relevant la tête pendant qu’elle glissait sur le sol. Je comprenais pas d’où venait le son. J’en avais rien à foutre : j’étais sur le point de tringler une nana. Mais clairement Cherry ne l’entendait pas de cette oreille parce qu’elle a commencé à parler à toute allure, sa voix cassé partant dans les aigues.

« Who ? »


Putain je comprenais rien. Pourquoi les connards frappaient à la porte de leur propre appartement ? Pour prévenir subtilement les éventuels délinquants qui s’y seraient infiltrés et baisaient dans leur plumard ? Cherry s’est mise à courir partout à la recherche de ses fringues et je suis resté planté comme un con. Ca m’énervait que ces cul terreux foutent en l’air un moment pareil. Et comme s’ils n’étaient pas déjà entrain de signer leur arrêt de mort, ils ont frappés à nouveau.

- Mr and Ms Wilson? Is everything all right in there? We heard noises and didn’t know you were back already. Do you need any help?

J’ai attrapé la bouteille de Jack Daniels et j’ai finis d’une traite le quart restant avant de me diriger vers la porte, Cherry sur mes talons. J’ai appuyé ma main sur la porte en regardant par le hublot. Quand j’ai vu leur gueule, j’ai explosé de rire. Ils étaient tellement moches qu’ils faisaient presque flipper. Ca, ou bien c’était le speedball dans mon système qui me faisait sur-réagir. Je sais pas. En tout cas l’effet « grand angle » du hublot n’arrangeaient rien. Le mec devait avoir une cinquantaine d’année, il était gras, dégarnis et enroulé dans un peignoir trop serré. Mais c’était rien comparé à sa femme. Sèche et rigide, cette salope avait des cheveux roux hirsute qui entouré son visage émacié et les dents en avant. Le genre de nana mal baisée qui avait besoin de se faire sauter une fois pour toute. Je ne me sacrifierais pas.

- Is anybody in here ?

Mais oui putain, qui t’as explosé de rire à la gueule connard ? J’ai regardé à nouveau à travers la porte, et ce que j’y ai vu m’a surpris. C’était un putain d’œil. Cet enculé essayait de voir ce qui se passait à l’intérieur. J’ai hésité entre rire à nouveau ou lui péter le verre du hublot dans la rétine. Au lieu de ça, j’ai donné un grand coup de pompe dans la porte qui s’est ouverte à la volée, percutant le connard en pleine gueule et le propulsant contre le mur d’en face. La frigide était tellement frigide qu’elle a même pas sourcillé. Elle me regardait, avec sa bouche pincée et ses yeux globuleux qui clignaient beaucoup trop. Ca m’a perturbé d’ailleurs. Pourquoi elle bougeait pas ? Elle était peut-être botoxée…

- Get away from my wife!

Connard s’était réveillé. Connard voulait jouer les héros. Moi, j’étais surexcité. J’ai appuyé sur sa gueule alors qu’il essayait de se redresser et il est retombé sur son cul flasque pendant que je lui hurlais un « Et tu vas faire quoi maintenant ? ». Il s’est tourné vers sa femme qui était restée coller contre le mur avec la même expression.

- Honey ! Call the police !

Ah oui, j’avais oublié cette éventualité. Dans le couloir, quelques portes commençaient à s’ouvrir et des curieux sortaient le bout de leur nez, bien cachés derrière leurs murs. J’ai attrapé la main de Cherry et je l’ai rembarqué rapidement dans l’appartement. Je ne me suis pas arrêté en attrapant mon t-shirt et une bouteille de vin rouge que les proprios gardaient en haut d’un meuble de la cuisine. J’ai fait passer Cherry devant moi à travers la fenêtre et on a dévalé les escaliers. On riait tellement qu’on était presque hystériques. La poussée d’adrénaline additionnée à la quantité de substances illicites que j’avais ingurgitées au cours de la journée m’était carrément montée à la tête. Et j’adorais ça. Je me suis arrêté à un étage pour respirer et au moment où Cherry descendait la dernière marche qui la séparait de moi, je l’ai attrapé par la nuque et j’ai embrassé ses lèvres. J’avais vraiment très envie d’elle. Là, et maintenant. Je me suis écarté pour laisser échapper un rire dans un souffle avant de plonger ma tête dans son cou pour l’embrasser à nouveau. Et si on finissait ce qu’on avait commencé là haut ?
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Autumn Wolf
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MessageSujet: Re: The music keeps me up all night. 'Cause I'm full of lust, come with us ♣   Mar 21 Juin - 18:11

A demi cachée derrière les épaules de Snake, je le suivis vers la porte d’entrée en me demandant ce qu’il prévoyait de faire pour nous sortir de cette situation. Une fois contre la porte, il jeta un coup d’œil à travers le hublot pour voir à quoi nous avions à faire et éclata de rire. Ce mec était complètement délirant. On était sur le point de se faire prendre à squatter un appart par des putains de voisins fouineurs et lui ça le faisait marrer. J’ignorai pourquoi mais cette situation amena un sourire sur mes lèvres. J’adorais son comportement. Il essayait pas de prétendre être quelqu’un d’autre et semblait dire au monde d’aller se faire foutre ou de le prendre comme il était. Moi, je prenais, sans poser de questions. Ce n’était pas le cas des voisins, car la voix du connard s’éleva à nouveau pour demander s’il y avait quelqu’un à l’intérieur. Je levai les yeux, exaspérée. Évidement qu’il y avait quelqu’un, il ne se serait pas réveillé au milieu de la nuit avec l’envie de fouiner par ici autrement.

« Come on baby let’s just go. »

Soupirai-je en posant une main sur ses épaules pour l’entraîner vers la cuisine d’où nous étions venus. On trouverait bien un autre endroit où continuer la soirée. Dans ce genre de situation, le mieux à faire était juste de se barrer sans laisser de trace, avant que les choses ne dégénèrent et qu’un abruti ne se décide à appeler les flics. Snake ne l’entendait pas de cette oreille. En moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, il avait donné dans la porte un coup de pied si puissant qu’elle s’ouvrit à la volée et pulvérisa le type qui se trouvait derrière. Je poussai un cri de surprise et portai mes mains à mon visage en faisant un bond en arrière. Déstabilisée, je restai bêtement devant la porte et mon regard croisa celui d’une mégère hautaine et sèche, du genre à ne bouffer que des légumes et du poisson vapeur pour entretenir sa silhouette rachitique. Il était con ou quoi ? Maintenant ces deux crétins auraient tout le loisir de donner aux flics un portrait hyper détaillé de nous deux. Je recommençai à paniquer quand le type se redressa et voulu jouer les héros en criant à Snake de s’éloigner de sa femme. Il avait peur de quoi au juste, qu’elle se fasse violer ? A mes yeux ça ne faisait aucun risque. Comme c’était à prévoir, mon Suédois sexy ne sembla pas apprécier cette remarque et repoussa le pauvre type rondouillard sur son postérieur tout en le challengeant de sa voix forte. Ca fit évidemment baliser le connard qui demanda à sa connasse de femme d’appeler les flics. Ces gens n’avaient donc pas d’autre recours pour régler leur problème ? J’avais jamais aimé cette société d’assistés sociaux. Le pire c’est que cette menace débile marchait, j’avais carrément les jetons de me retrouver au trou.

« Fuck fuck fuck! »

Jurai-je en voyant les portes avoisinantes s’ouvrir et une pelleté d’attardés en robe de chambre mettre leur nez dehors. Personne n’avait les couilles de sortir pour venir en aide au blaireau qui gisais sur le sol, une sorte de punk penché au-dessus de lui, mais personne ne voulait rater le spectacle. Ils étaient comme des vautours dégueulasses. Et moi je flippais. J’avais vu Snake éclater un type pour une parole déplacée en face du Rainbow, j’étais pas rassurée quant à l’idée de ce qu’il pourrait faire maintenant. Heureusement, le mot « police » sembla lui faire un effet similaire au mien puisqu’il attrapa ma main pour m’entraîner dans l’appartement, à l’abri des regards indiscrets. Courant pieds nus à travers le couloir, je tentais de récupérer mon tee-shirt mais j’avais pas la moindre foutue idée de l’endroit où Snake avait pu l’envoyer. Et merde, tant pis. Alors que je dérapais dans la cuisine, je vis mes chaussures, que j’attrapai au passage avant que Snake ne me porte pour me faire passer à travers la fenêtre. Je ne sais pas très bien pourquoi mais j’ai explosé de rire une fois sur le palier. Les nerfs surement. Ca ou bien le fait de réaliser que je passais probablement la soirée la plus folle de ma vie. Snake surgit bientôt à mes côtés et il s’avéra qu’il était dans le même état que moi. Hystériques, on a dévalé les escaliers à toute allure.

Arrivé à un palier, il s’est arrêté devant moi et je faillis me le prendre de plein fouet. Au lieu de ça, il me chopa au vol par la nuque pour embrasser mes lèvres. Mon cœur faillit exploser, et c’était pas à cause de la course. Je crois que c’est à ce moment-là que je laissai tomber mes chaussures sur le sol. Il s’écarta pour laisser échapper un rire sexy qui me donna envie de l’embrasser à nouveau. Le souffle court, je me mordis les lèvres. Je sais pas s’il avait conscience de l’effet qu’il avait sur moi. Il enfouit son visage dans mon cou pour y poser ses lèvres, et, en l’espace d’une seconde, les flics et les voisins sortirent totalement de mon esprit. Je voulais qu’il me prenne, là, tout de suite, et j’en avais carrément rien à foutre que quelqu’un nous voie et qu’on ajoute « atteinte à la pudeur » à la liste des crimes en tout genre qu’on avait perpétré depuis qu’on avait quitté le bar. Il rallumait en moi un feu de rébellion que je croyais réduit à l’état de braises depuis longtemps, et ça m’excitait carrément. Je pris son visage entre mes mains et embrassai ses lèvres avec passion. Ce contact envoya des décharges électriques dans tout mon corps mais c’était pas assez. Les bras autour de son cou, mon corps contre le sien, je descendis de ma marche et le fit reculer jusqu’à ce qu’il se retrouve contre le mur en briques de l’immeuble. Je posai mes deux mains sur son torse et me dressai sur la pointe des pieds pour embrasser son cou, le lobe de son oreille, et à nouveau ses lèvres. J’avais terriblement envie de lui. Ma main glissa le long de son torse et poursuivit son chemin le long de sa cuisse avant de remonter vers son entrejambe. Not bad at all! Cette réflexion mentale amena un grand sourire sur mon visage et je me pinçai les lèvres, complice, alors que je relevai les yeux pour chercher son regard. Pendant ce temps, mes mains ne restaient pas inactives puisqu’elles avaient ouvert la boucle de sa ceinture et commençaient à s’attaquer à la fermeture éclair de son pantalon de cuir rouge. C’est à ce moment-là que j’entendis les sirènes de police.

« Are you fucking kidding me?! »

M’écriai-je, exaspérée. N’avaient-ils vraiment pas une affaire plus importante à traiter qu’une rockstar qui avait décidé de tringler sa groupie dans un appart vide ? Sans m’écarter de Snake, je me tournai instinctivement vers la rue où je pus voir deux voitures de flic débouler pour se garer. J’étais beaucoup trop énervée par leur apparition pour avoir peur à l’idée qu’ils se dispersent et nous bloquent le passage. Heureusement, ces types étaient vraiment pas brillants, ils sortirent tous de leurs véhicules et je les vis se précipiter vers l’entrée de l’immeuble, leurs armes pointées devant eux. Quelle bande de crétins. N’empêche qu’il valait mieux ne pas tarder dans le coin, j'avais aucune envie qu'on se fasse tirer dessus. Je connaissais les rue de Hollywood comme ma poche, car elles m’avaient élevée. Si on s’enfonçait de quelques mètres dans l’allée, on pourrait bifurquer sur la droite pour s’enfoncer dans les ruelles. C’était jamais très bien fréquenté mais je me sentais toujours aussi invincible.

« We gotta run baby. I know a way out, do you see those trash bins over there? There’s an alley right behind it. Most cops don’t even know where it’ll lead them. »

Lui intimai-je à mis voix. Moi je le savais, bien évidement. Elles menaient à une sorte d’immeuble en chantier qui avait été laissé à l’abandon pour x raisons. Il était souvent squatté par des punks ou autre « déchets sociaux » qui avaient grandit dans la rue. Cette pensée ne me traversa pas vraiment l’esprit, après tout il y aurait bien assez de place pour tout le monde.

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Jörgen N. Sköld
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MessageSujet: Re: The music keeps me up all night. 'Cause I'm full of lust, come with us ♣   Mer 22 Juin - 14:08

Cherry a passé ses bras autour de ma nuque et m’a poussé jusqu’à ce que mon dos heurte le mur. Moi je souriais comme un con. Man, you gotta love cocaine… the shit brings out the pornstar in any girl. Elle a embrassé mon cou, ma mâchoire et je me suis mordu les lèvres. Elle pouvait pas savoir que j’avais une zone érogène à cet endroit et pourtant tout me semblait parfaitement logique. J’ai attrapé sa tête d’une main pour glisser ma langue entre ses lèvres alors que mon autre main l’attirait à moi, agrippant ses hanches. J’avais vraiment fait preuve de génie en lui arrachant son t-shirt. Cette nana était tellement bien faite, c’était presque un crime qu’elle porte des fringues. Elle a agrippé ma queue à travers mon futal et j’ai penché la tête en haussant les sourcils alors qu’elle me regardait, vraisemblablement ravie. Un sourire a étiré mes lèvres. Evidemment, putain ! Riant dans un souffle, j’ai plongé ma tête dans le creux de sa nuque, mordillant son lobe. Elle était entrain de faire glisser la fermeture de mon froc quand… quand elle s’est mise à piailler.

« What ? »

J’ai relevé la tête. Elle avait l’air exaspérée. Comme l’éventualité que j’ai pu faire quelque chose de mal ne m’effleurait même pas l’esprit, je ne comprenais absolument pas sa réaction. Une fois de plus. Où était passé la Cherry sexy et dominatrice ? Ensuite j’ai tourné la tête et j’ai vu les voitures de flics. Les connards avançaient vers l’immeuble en mode mission impossible avec leurs lampes torches et leurs flingues pointé devant eux. J’ai haussé les sourcils. Quelle bande de bouffons. J’en croyais pas mes yeux.

« Are you fucking kidding me? »

Le cul en arrière, ils jetaient des coups d’œil suspects autour d’eux en avançant prudemment comme si un psychopathe pouvait surgir de derrière un buisson à n’importe quel instant. Je savais pas si je devais m’énerver, leur crier d’aller se faire foutre et de me laisser baiser Cherry, leur casser la gueule, ou exploser de rire. Mais au final c’est Cherry qui a prit la décision pour moi. Elle a attrapé ma main et m’a expliqué à mi-voix qu’elle connaissait un moyen de s’en sortir. Je sais pas trop ce qu’elle m’a raconté après ça, mais j’ai acquiescé et je l’ai suivis. (J’ai quand même pensé à attraper ma bouteille de vin et mon t-shirt au passage. Je savais pas pourquoi mais je sentais que j’allais en avoir besoin, que ce soit pour faire mon lover, ou pour exploser la gueule de quelqu’un).

On a attendu que les flics entrent dans l’immeuble, ensuite on continué de dévaler les escaliers et je l’ai suivis alors qu’elle m’entrainait dans une allée sombre et glauque. Un nouveau sourire a fendu mon visage : si elle m’avait demander de la baiser là, j’aurais pas dis non. Mais elle a continué d’avancer, alors moi aussi. On a bifurqué dans une ruelle étroite et les sirènes des flics m’ont parus plus lointaines. Je savais pas si elle voulait aller plus loin, je voyais pas l’intérêt. Pour moi on était hors de danger. Et même si c’était pas le cas, j’avais toujours autant envie d’elle. L’éventualité de se faire prendre la rendait peut-être même encore plus désirable. Je lui aurais bien expliqué que je comptais pas attendre une seconde de plus avant de la sauter mais mes gestes ont été plus rapides que mes paroles. J’ai attrapé sa main et je l’ai retourné brusquement pour la plaquer contre moi. Ensuite j’ai passé mes mains dans ses cheveux et j’ai embrassé/léché sa tempe, sa mâchoire, ses lèvres. J’ai avancé de quelques pas jusqu’à la coller contre la pierre froide de la ruelle. J’ai passé une main sous sa cuisse pour la remonter au niveau de ma hanche et de l’autre j’ai agrippé ses seins. Je trouvais un charme malsain à l’ambiance sordide qui nous entourait. La noirceur de la nuit, l’humidité de l’allée, la faiblesse de lumière qui éclairé les formes sulfureuses de Cherry, le silence uniquement rompu par des rires lointains et les sirènes des flics qui nous recherchaient… Dans mon esprit, en cet instant précis, tout était séduisant et cool. Surtout Cherry.

Ensuite j’ai relevé la tête, et j’ai vu un truc encore plus cool : Un immeuble désaffecté. Sans attendre j’ai attrapé Cherry et j’ai foncé vers mon nouveau fantasme. J’étais tellement excité que je me faisais presque dessus. Je suis entré en trombe dans les ruines, j’ai sauté sur place et j’ai vu qu’il y avait une porte. Je l’ai donc ouverte alors que le mur de la pièce était défoncé et je me suis penché comme un gentleman pour laisser Cherry entrer.

« After you sweetheart »
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Autumn Wolf
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MessageSujet: Re: The music keeps me up all night. 'Cause I'm full of lust, come with us ♣   Mer 22 Juin - 14:19

La main de Snake toujours dans la mienne, je me tapissais dans l’ombre en attendant que les flics ne soient rentrés dans l’immeuble. Une fois hors de vue, on a dévalé les escaliers qui nous restaient à descendre pour nous retrouver à nouveau dans la rue. Lorsque mes pieds touchèrent le sol inégal, je réalisai que je n’avais plus mes chaussures. Et merde. Tant pis, j’essayerais de repasser dans les jours suivant pour les récupérer. Pour l’instant, je voulais juste éviter de me faire coffrer par les flics et trouver un endroit où ma rockstar sexy pourrait me sauter en toute tranquillité. Au pas de course, on dépassa les poubelles pour bifurquer dans ma petite allée. Je savais que les flics ne s’aventureraient jamais par là-bas, du moins pas en étant aussi peu nombreux. Ils étaient toujours partants pour chasser de la racaille sur les boulevards publics, mais en zone désaffectée, il n’y avait plus personne. Moi, je m’en foutais. Je ne m’y serais certainement pas aventurée seule mais Snake était avec moi, alors je me sentais en sécurité. Les sirènes se faisaient de plus en plus faiblardes mais je continuais d’avancer en direction du hangar, on ne savait jamais. J’avais tellement envie de lui que j’aurais pas été contre le fait qu’il me prenne dans la rue, là tout de suite, mais quelque part je me disais que nous retrouver entre quatre murs nous donnerait un peu plus d’intimité. Apparemment Snake ne l’entendait pas de cette oreille. Normal, c’était pas lui qui devrait se retrouver à poil dans une rue glauque, il n’aurait qu’à ouvrir sa braguette. Sans prévenir, je le sentis attraper mon bras et me retourner d’un coup sec pour m’attirer contre lui. Je lâchai une petite exclamation de surprise qui me resta en travers de la gorge quand ses mains se glissèrent dans mes cheveux pour attirer vers lui mon visage, qu’il lécha plus qu’il ne l’embrassa. Alors je me suis serrée contre lui, mes mains remontant le long de sa colonne vertébrale tandis que ma langue se frayait un chemin à travers ses lèvres. Que pouvais-je faire d’autre ? Il me fit reculer de plusieurs pas et mon dos nu heurta la surface froide et humide du mur de pierres qui se trouvait derrière moi. J’avais oublié que j’avais plus de tee-shirt. Les gestes de Snake étaient à la fois sensuels et impérieux alors qu’il se plaquait contre moi, remontant ma cuisse au niveau de sa hanche. L’ambiance spéciale de la rue sordide où nous nous trouvions était loin de me rebuter, et j’étais presque troublée de réaliser à quel point la situation décuplait mon désir. J’avais l’impression que je ne pourrais pas m’échapper de son étreinte si je le voulais, et je trouvais ça particulièrement excitant.

Je me faisais la réflexion que je lui aurais volontiers vendu mon âme (et mon corps avec) sans plus attendre quand tout d’un coup, il s’écarta de moi et attrapa ma main pour m’entraîner plus loin. Déboussolée et sans vraiment comprendre ce qu’il faisait, je le suivis du mieux que je pouvais. Je manquai de tomber une fois ou deux car je ne courrais pas aussi vite que lui, et j’avais plus de chaussures. On escalada une barrière de sécurité pour nous retrouver dans un bâtiment en ruines et mon cerveau assimila qu’il s’agissait du hangar où j’avais prévu de l’emmener. Great minds think alike! J’éclatai de rire en le voyant sauter sur place et chercher un endroit où entrer dans le bâtiment. Il me faisait penser à un jeune loup surexcité parce qu’il venait de dénicher la cachette où il allait déguster sa proie. Sans m’attarder sur cette image que j’étais pas sure d’aimer, je le suivis vers une porte qu’il ouvrit sans difficulté. Puis ce qu’il fit me surpris : il se pencha comme un gentleman pour me céder le passage. J’appréciai le geste, ça me donnait l’impression d’être une demoiselle qui se respecte. Un grand sourire sur mes lèvres, je pénétrai dans notre nouvelle demeure. Il me précéda et j’entendis la porte claquer derrière nous. La bouche entre ouverte, je regardai autour de nous alors que mes yeux s’habituaient à la pénombre.

Les murs et le sol en ciment brut étaient fissurés par les longues années d’abandon et de mauvais traitement de l’établissement. Par endroits, de véritables trous perçaient la cloison, dégageant ainsi un chemin vers les autres endroits du lugubre labyrinthe. La lumière de la lune et des éclairages électriques perçait à travers des trous béants où auraient dû se trouver des fenêtres. Par endroit, de lourdes bâches en plastique transparent ondulaient au grès des quelques coups de vent qui venaient balayer notre repère. Et puis il y avait les vestiges des anciens occupants. Des buches à moitié brûlées qui traînaient sur le sol par endroits, des canettes ou bouteilles de bière jonchant le sol et les peintures aux slogans anarchistes qui ornaient les murs. Je me demandai si le mien s’y trouvait encore ou si quelqu’un l’avait recouvert mais je réalisais que je ne saurais probablement pas le retrouver aujourd’hui dans ce dédale. J’évitai prudemment de marcher sur une seringue utilisée et me rapprochai du mur, passant mes doigts sur le graffiti qui s’y trouvait. Puis je me tournai vers Snake. A quelques pas de moi, il me regardait, ses yeux gris perçant à travers ses mèches sombres. Il avait presque l’air irréel, avec son buste harmonieux subtilement éclairé par les faibles lumières de la nuit. On aurait un peu dit un ange maléfique et je le trouvais excessivement désirable. Je me mordis les lèvres et comblai la distance qui nous séparait. Arrivée à sa hauteur, je me mis sur la pointe des pieds et déposai un baiser sur ses lèvres sans le quitter des yeux. Puis une de mes mains s’empara de la bouteille de vin rouge qu’il tenait tandis que l’autre alla chercher son canif dans sa poche. Je dégageai la lame et m’en servit pour faire sauter le bouchon de la bouteille puis je portai le goulot à ma bouche et en but une longue gorgée. C’était vraiment pas de la merde. Je jetai un coup d’œil à l’étiquette qui était écrite en français, évidemment. Ces connards avaient les moyens, et j’étais contente que Snake ait pu chiper la bouteille. Je réalisai que j’avais agi en égoïste et décidai de partager sa bonne pioche. Je plaçai mon indexe et mon majeur de façon à boucher le goulot et inclinai la bouteille de sorte à que je fasse couler quelques gouttes du liquide sur mes doigts. Elles glissèrent sur ma main et le long de mon avant-bras, mais je n’y fis pas attention. Un sourire tendre sur mon visage, je levai mon indexe trempé vers Snake et m’en servit pour dessiner le contour de ses lèvres, déposant ainsi la liqueur sucrée sur la bouche.

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Jörgen N. Sköld
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MessageSujet: Re: The music keeps me up all night. 'Cause I'm full of lust, come with us ♣   Mer 22 Juin - 14:24

Cherry a pénétré dans mon humble demeure désaffecté sur la pointe des pieds. Elle avait l’air ravie. Je sais pas si elle rentrait dans mon jeu de fausses bonnes manières ou si elle était réellement flattée mais ça me plaisait. Un sourire a fendu mon visage, j’ai glissé ma main dans ma poche et j’ai attrapé un comprimé d’ecstasy avant de le gober. Ensuite je l’ai suivi à l’intérieur et la porte à claquer derrière moi. Le lieu, l’ambiance, la scène… j’avais l’impression d’être dans un film d’horreur. Et je trouvais ça vraiment cool. Cherry était pas blonde, ce que je trouvais dommage ; elle pourrait pas faire la nana idiote et bien roulée qui se retrouvait à moitié à poil dans un lieu sordide alors qu’un psychopathe trainait dans les parages. Je me voyais bien sur dans le rôle du psychopathe.

J’ai relevé les yeux vers ma belle alors qu’elle passait ses doigts sur le mur. Au final, elle pourrait quand même jouer l’héroïne débile parce qu’à part la couleur de cheveux, elle remplissait plutôt bien les critères. Elle m’a regardé. L’ampoule de l’éclairage artificiel déconnait et clignotait irrégulièrement d’une manière parfaitement flippante et séduisante alors qu’elle s’approchait de moi. Et je me suis fais la réflexion qu’elle pourrait aussi bien être la psychopathe de mon film imaginaire. Dans un style moins freddy et plus dame blanche…

Cherry est arrivé à ma hauteur et a attrapé la bouteille de vin. Ensuite elle a tendu la main vers mon canif et j’ai du me faire violence pour pas lui arracher le bras. Je lui aurais bien expliqué qu’il y a des trucs auxquels une nana a pas le droit de toucher, mais elle a fait sauter le bouchon de la bouteille avec et comme j’ai trouvé ça assez cool, j’ai oublié mon animosité passagère. J’ai regardé le sang couler sur son poignet, ruisseler le long de son bras et gouter sur le sol. J’étais sur que c’était du sang. Je ne me posais pas de question. Je voyais la scène au ralenti et ca me montait vraiment à la tête. J’ai entrouvert les lèvres quand elle y a déposé son indexe humecté d’alcool. Et comme ça ne me suffisait pas, j’ai attrapé sa main et j’ai passé ma langue sur ses doigts en la regardant. Ensuite j’ai voulu faire la même chose, mais à ma manière. Alors j’ai attrapé la pilule de l’amour, je l’ai posé sur mon indexe et je l’ai glissé sur ses lèvres. Elle a commencé à le sucer et ma bouche s’est ouverte. Comme un idiot, comme un gamin innocent, je la regardai, les paupières à moitiés clause. Elle était vraiment trop désirable. J’ai attrapé la bouteille de vin et je l’ai descendu de moitié. J’ai passé une main sur mon visage. Mes pupilles avaient du mal à rester focalisé sur quelque chose et mon cœur battait plus lentement et plus fortement. J’ai passé une main derrière la nuque de Cherry et j’ai passé ma langue sur ses lèvres. Elle m’a regardé avec un sourire. Je le lui aurais bien rendu mais je savais plus trop comment faire. Elle m’a poussée doucement et mes jambes ont percuté un bloc de pierre, me forçant à m’y assoir. Ensuite elle s’est penché vers moi et a embrassé ma bouche, ma mâchoire, mon torse, mon ventre. Ma respiration se faisait plus saccadée. Elle s’est arrêtée devant mon futal en me regardant et je me suis mordu la lèvre inférieure.

« Fuck, do it already »

Je suis même pas sur de l’avoir dit à voix haute. En tout cas ça l’a pas perturbé. J’ai soupiré et elle a fait glisser la fermeture de mon froc. Quand elle a posé ses lèvres sur ma queue j’ai commencé à déconnecter. J’étais déjà dur pour elle depuis le bar et je m’étonnais moi-même de pas l’avoir encore violé. Je l’ai regardé aller et venir, et j’arrivais plus à penser à autre chose. J’arrivais plus à penser tout court. Au bout d’un moment je l’ai relevé. Je crois que je la tenais à moitié par les cheveux. J’en avais rien à foutre. J’ai attrapé son visage et j’ai l’embrassé avec une tendresse complètement sortie de nulle part. Ensuite je l’ai plaqué contre le mur. Une main dans son dos, j’ai arraché plus que débouclé la ceinture de son pantalon et je l’ai retiré avec les gestes brusques d’un junkie en manque. J’avais envie d’elle. J’avais envie de la posséder. Entièrement. Et sans retenue. J’ai pressai mes lèvres contre les siennes. Mon sang affluait dans mes veines à une vitesse incontrôlable. Ensuite j’étais en elle. J’avais l’impression que j’attendais ce moment depuis une éternité. Et c’est peut être parce que c’était le cas…
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Autumn Wolf
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MessageSujet: Re: The music keeps me up all night. 'Cause I'm full of lust, come with us ♣   Mer 22 Juin - 14:43

Les lèvres et la langue de Snake étaient douces et chaudes sur le bout de mon doigt. Ca contrastait avec la glace de ses grands yeux qu’il plantait dans les miens avec intensité. Ses pupilles étaient étrangement dilatées, éclipsant pratiquement le bleu. Je compris pourquoi lorsqu’il fit glisser délicatement un cacheton entre mes lèvres. J’ai pas hésité et je l’ai fait fondre sous ma langue avant de l’avaler. Puis j’ai regardé Snake descendre d’une traite la moitié de la bouteille de vin. Il la posa sur le sol et s’empara à nouveau de ma nuque, qu’il maintenait fermement tandis qu’il passait sa langue sur mes lèvres. Moi, je souriais bêtement en le regardant. J’étais bien. J’adorais sa façon d’être à la fois tendre et brutal. J’avais le sentiment qu’on partageait quelque chose de fort, mais je n’avais pas envie d’y réfléchir. Je voulais le faire se sentir aussi bien que je me sentais, alors je l’ai légèrement poussé en arrière de façon à ce qu’il s’asseye sur un bloc de pierre. J’avais vraiment très envie de lui. Fiévreusement, mes lèvres cherchèrent les siennes et parcoururent sa mâchoire et son cou. Je m’agenouillais face à lui et poursuivit ma descente, embrassant son torse et son ventre. Arrivée là, je relevai les yeux vers lui. Sa respiration s’était accélérée et je pouvais voir le désir sur chacun de ses traits. Je me sentais attirante, sexy, et j’adorais ça. Ça me donnait l’impression d’avoir un pouvoir sur lui. Dans un souffle rauque, il m’ordonna de me mettre au travail et je ne me fis pas le dire deux fois.

Avec des gestes sensuels, je finis d’ouvrir sa braguette et put constater ce que j’avais déjà deviné, à savoir qu’il était plein de ressources cachées. Je commençai à le caresser avec ma main, puis me penchai pour la remplacer par mes lèvres. J’aurai pu continuer mes va et vient encore longtemps si la main de Snake ne s’était pas soudainement refermée sur ma nuque – et à moitié sur mes cheveux – pour me relever. En temps normal, j’aurais été surprise, mais entre l’alcool et les drogues aux effets carrément opposés, j’étais tout bonnement incapable de réfléchir. Par contre, je ressentais, et chacun de mes sens semblaient exacerbés. Avec une tendresse désarmante, Snake prit mon visage entre ses mains et embrassa longuement mes lèvres. Puis il se releva et me plaqua contre le mur avec autant de facilité que si je n’avais été qu’une simple poupée de chiffons. Le choc m’arracha un soupir et me sortit de ma torpeur. La violence et la douceur. Une de mes mains s’accrocha à ses épaules, tandis que l’autre remontait le long de sa nuque, agrippant les mèches irrégulières de ses cheveux pour le maintenir contre moi. Avec des gestes brusques mais efficaces, il me débarrassa enfin de mon pantalon tandis que j’embrassais son cou, sa mâchoire, ses épaules, sa bouche et tout ce que je pouvais trouver à la portée de mes lèvres. Il plaqua ma cuisse contre sa hanche et entra en moi, m’arrachant un gémissement de plaisir et de soulagement. J’aurais pas été jusqu’à dire que j’attendais ce moment depuis qu’il avait écrasé mes copines pour me lécher la joue, mais c’était pas loin. Alors, je perdis totalement la notion du temps. Mes sens étaient en éveil et les battements de nos cœurs semblaient résonner à mes oreilles, en rythme avec la cadence de ses mouvements. Sa respiration dans mon cou et le goût salé de sa peau et de ses lèvres étaient de véritables aphrodisiaques. Les yeux mi-clos, j’embrassai sa mâchoire et son cou, caressant sa nuque de mes mains, griffant ses épaules ou attirant ses hanches plus encore contre moi, alternativement, parfois en même temps. J’avais la sensation de m’abandonner totalement entre ses bras, de laisser enfin mon désir exploser en feu d’artifice pour faire monter en moi des vagues de bien être successives, toutes plus intenses les unes que les autres. C’était un véritable tsunami de sensations qui me submergeait. Quand je sentis venir le point culminant, j’ouvris les yeux. Je voulais le regarder pour me souvenir de chacune de ses expressions. Il était beau, avec son maquillage sombre qui coulait légèrement sous ses yeux et ses sourcils froncés par l’effort. Je sais pas si c’était le fait de regarder ses traits parfaits, comme ça, à la dérobée, mais la dernière vague de plaisir déferla sur moi avec une violence insoupçonnée et je pense que les murs du hangar se souviendront un moment de ma voix.

J’avais froid. Mes paupières lourdes refusaient de s’ouvrir et ma tête semblait menacer d’exploser. Sous moi, le sol était dur et sa surface inégale. Qu’est-ce que je foutais sur le sol ? Sourcils froncés, je passai une main sur mon visage et me risquai à ouvrir un œil. La lumière du soleil agressant ma rétine m’arracha un gémissement plaintif. Dans un premier temps, je ne pouvais rien voir. Puis, mes yeux se focalisèrent sur une bouteille de vin qui gouttait sur la pierre terreuse à côté de moi. L’odeur du liquide me donna la nausée. Ma main se posa sur le ciment et je me redressai légèrement. Putain, j’étais où ? Comme un rêve étrange, des flashs de la nuit passée apparaissait dans mon esprit et disparaissaient avant que je ne puisse les assimiler. Je frémis. Mes mains se refermèrent sur un tissu que je remontai instinctivement sur mes épaules. Le tee-shirt de Snake. Snake! Je ne sais pas si j’ai réellement prononcé son nom ou si je l’ai seulement pensé. Comme une gifle en pleine gueule, la soirée d’hier me revint d’un seul coup, avec le concert, l’after au Rainbow, l’appart dans lequel nous étions rentrés illégalement, notre course folle dans les rues désaffectées de Hollywood et le sexe, putain, le sexe. Mais où était Snake ? Fébrilement, je me redressai et réussis à m’assoir contre le mur en béton pour regarder autour de moi. Je m’attendais presque à le voir un peu plus loin, avec son sourire charmeur et son regard énigmatique posé sur moi. J’étais naïve. J’avais pensé qu’après ce qu’on avait vécu, il serait resté avec moi jusqu’au matin. Surtout après m’être endormie dans ses bras, le visage appuyé contre son torse une fois la bouteille de vin totalement terminée. Ou peut-être cette charmante scène sortait-elle d’un des rêves brumeux dans lesquels j’avais sombré. Je n’étais sûre de rien, et la réalité se confondait avec mes fantasmes suintant de romantisme. Il s’était barré et il m’avait laissée. Ça, c’était la réalité. J’avais pas envie de réfléchir et de me demander si ça me dérangeait. Il avait surement une bonne raison, un rendez-vous avec le groupe ou le label et il voulait pas me réveiller. Il m’avait laissé son tee-shirt, et ça, c’était plutôt cool. Au moins je savais que c’était réel. Je tendis la main et je l’enfilai. Puis j’attrapais mon pantalon en cuir et entreprit d’y faire passer mes cuisses et mon fessier de latina. Mon corps semblait peser une tonne et j’avais mal un peu partout. Il m’avait pas ménagée. Je me redressai, mais trop rapidement, alors je me penchai sur le côté pour vomir. Après, je me senti mieux. Je pris une grande inspiration et entreprit de marcher vers la sortie. Une fois dehors, je réalisai que j’avais probablement dormi une bonne partie de la matinée. Le soleil brûlait ma peau et le bruit lointain des klaxons résonnait douloureusement dans mon crâne. J’avais besoin d’un café et d’une aspirine. En voyant le regard que me lançaient les rares passants, je réalisai que j’avais aussi probablement besoin d’une douche… et d’une paire de chaussure. Je devais pas avoir l’air plus fraîche qu’une junkie qui serait passée sous les roues d’un camion. Mais dans le fond je m’en foutais, parce que malgré mon état de merde, je m'étais jamais sentie aussi vivante. J’avais passé la meilleure soirée de ma vie.


I'M ONLY LONELY WHEN THE MUSIC'S OVER
LONELY WEN YOU'RE GOING HOME

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The music keeps me up all night. 'Cause I'm full of lust, come with us ♣

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